<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"><channel><title><![CDATA[Lise et Thomas en voyage]]></title><description><![CDATA[Suivez nous autour du monde]]></description><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/</link><image><url>https://liseetthomasenvoyage.fr/favicon.png</url><title>Lise et Thomas en voyage</title><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/</link></image><generator>Ghost 1.20</generator><lastBuildDate>Sat, 11 Apr 2026 22:16:03 GMT</lastBuildDate><atom:link href="https://liseetthomasenvoyage.fr/rss/" rel="self" type="application/rss+xml"/><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Bilan de 2 mois en Argentine et au Chili]]></title><description><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><p>Nous avons passé un peu plus de deux mois à parcourir l'Argentine et le Chili. Ces pays étant tellement grands que même si l'on a pris notre temps nous n'avons vraiment pas tout vu. Nous avons surtout choisi de longer la cordillère des andes et ne nous sommes pas vraiment</p></div>]]></description><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/bilan-de-2-mois-a-trav/</link><guid isPermaLink="false">5cea56e2d81bfb067998867e</guid><category><![CDATA[Chili - Argentine]]></category><category><![CDATA[Nos récits]]></category><dc:creator><![CDATA[Lise et Thomas]]></dc:creator><pubDate>Sun, 26 May 2019 11:13:24 GMT</pubDate><media:content url="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Bilan--3-sur-6-.jpg" medium="image"/><content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Bilan--3-sur-6-.jpg" alt="Bilan de 2 mois en Argentine et au Chili"><p>Nous avons passé un peu plus de deux mois à parcourir l'Argentine et le Chili. Ces pays étant tellement grands que même si l'on a pris notre temps nous n'avons vraiment pas tout vu. Nous avons surtout choisi de longer la cordillère des andes et ne nous sommes pas vraiment aventurés dans les terres. On peut donc dire que l'on a vu une bonne majorité du Chili, par contre en Argentine nous ne nous sommes pas du tout aventurés dans les terres ou sur la côte Atlantique.</p>
<p>Pendant cette aventure nous avons plus découvert de nouveaux paysages, des régions du monde dont nous n'avions jamais entendu parlé, fait des randonnées exceptionnelles plus que la découverte d'une nouvelle culture.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Argentine---Chili--1-sur-4-.jpg#half" alt="Bilan de 2 mois en Argentine et au Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Argentine---Chili--2-sur-4-.jpg#half" alt="Bilan de 2 mois en Argentine et au Chili"></p>
<h3 id="itinraire">Itinéraire</h3>
<p>La flexibilité offerte par le van fait que nous avons prévu notre itinéraire au jour le jour réfléchissant chaque nuit à l'endroit ou nous dormirons le soir même. Nous gardons un super souvenir de ces 7 semaines passées avec notre van &quot;Farkas&quot;. Nous aurons finalement parcouru plus de 6000km, et c'est l'occasion de préciser qu'il y a eu un seul conducteur, et une co-pilote experte.</p>
<iframe src="https://www.google.com/maps/d/u/0/embed?mid=1LXqKHgEen8wnL6GiFUw_XwvHphuDx2jy" width="640" height="480"></iframe>
<h3 id="notrecoupdecoeur">Notre coup de coeur</h3>
<p>Le trek de la vuelta al huemul à El Chalten : 4 jours de marche et d'aventures, de tyroliennes en glaciers, une nuit face à des icebergs, une vue incroyable sur le champ de glace de la Patagonie.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Argentine---Chili--4-sur-4-.jpg" alt="Bilan de 2 mois en Argentine et au Chili"></p>
<h3 id="nousavonsaim">Nous avons aimé</h3>
<ul>
<li>Les accents : On commençait à s'habituer à comprendre l'Espagnol, mais en Argentine et au Chili c'est une tout autre chose : des che, de jo, plus de s. On a bien rigolé!</li>
<li>Les animaux : ces 2 pays sont très sauvages et on a adoré y croiser de manière cherchée ou non pleins d'animaux : renards, pics-verts, guanacos...<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Bilan--4-sur-6-.jpg#third" alt="Bilan de 2 mois en Argentine et au Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Bilan--5-sur-6-.jpg#third" alt="Bilan de 2 mois en Argentine et au Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Bilan--6-sur-6-.jpg#third" alt="Bilan de 2 mois en Argentine et au Chili"></li>
<li>La variété des paysages : le désert, la pampa, les glacier, la côte Pacifique...  Tout est différent, tout est beau!</li>
</ul>
<h3 id="nousnavonspasaim">Nous n'avons pas aimé</h3>
<ul>
<li>Le vent : particulièrement en Patagonie, il souffle tout le temps!! Et fort en plus. Difficile donc de profiter des longues soirées dehors</li>
<li>Parcs trop controlés : les parcs nationaux chiliens sont vraiment exceptionnels, mais ils sont aussi très controlés. Ca veut ainsi dire qu'il faut payer des droits d'entrée à chaque fois. On a aussi parfois été déçu de ne pouvoir y dormir en dehors des campings aménagés. Mais quand on voit les déchets laissés dans des zones de camping sauvage en dehors, il vaut malheureusement sans doute mieux que ce soit ainsi...</li>
</ul>
<h3 id="larecettequelonapprendrafaireenrentrant">La recette que l'on apprendra à faire en rentrant</h3>
<p>La spécialité locale c'est les empanadas! On a noté les différence d'un pays à l'autre, et nos préférés sont les petits empanadas argentins au boeuf.</p>
</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Voyage en terre de feu]]></title><description><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><blockquote>
<p>Un peu de géographie : La terre de feu est le nom donné à l’archipel d’îles qui se trouvent tout au sud du continent sud-américain. L’île principale, mi-Chilienne, mi-Argentine est séparée du continent par le détroit de Magellan.</p>
</blockquote>
<p>Nous voilà donc tout au sud, et pourtant encore bien</p></div>]]></description><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/la-terre-de-feu/</link><guid isPermaLink="false">5cd68802d81bfb067998866b</guid><category><![CDATA[Chili - Argentine]]></category><category><![CDATA[Nos récits]]></category><dc:creator><![CDATA[Lise et Thomas]]></dc:creator><pubDate>Sat, 11 May 2019 09:11:03 GMT</pubDate><media:content url="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--19-sur-33-.jpg" medium="image"/><content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><blockquote>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--19-sur-33-.jpg" alt="Voyage en terre de feu"><p>Un peu de géographie : La terre de feu est le nom donné à l’archipel d’îles qui se trouvent tout au sud du continent sud-américain. L’île principale, mi-Chilienne, mi-Argentine est séparée du continent par le détroit de Magellan.</p>
</blockquote>
<p>Nous voilà donc tout au sud, et pourtant encore bien loin du Cap Horn qui n’est accessible qu’en bateau. Cela peut paraitre étrange mais pour pouvoir aller du côté Argentin de l’île la seule solution est de traverser la partie Chilienne, nous commencerons donc par le Chili. Pour nos derniers jours avec notre superbe voiture nous n’avons rien de prévu en particulier, nous verrons ainsi au jour le jour ce que l’on va faire.</p>
<p><strong>Première étape : traverser le détroit.</strong> Pour cela nous prenons un des nombreux ferrys. Nous avons de la chance et n’attendons pas trop longtemps avant de pouvoir traverser, et nous sentons encore plus chanceux de voir des dauphins noirs et blancs jouer autour du bateau pendant la traversée. Nous ne savions même pas qu’il existait de tels dauphins et sommes bien contents de les voir sauter, même si nous n’avons pas réussi à prendre de jolies photos d’eux !</p>
<p>Nous passons une première nuit à Cerro Sombrero, village du côté Chilien, que nous avons trouvé amusant, il parait être bloqué dans le temps il y a 50 ans.  Nous avons ensuite 2 solutions pour les prochains jours : ou bien partir en direction de la fameuse Ushuaia, ou bien rester au Chili, et explorer cette partie de la Terre de Feu en direction du Sud aussi. La partie chilienne est bien plus sauvage et moins habitée aussi nous nous décidons pour celle-ci et tant pis pour Ushuaia. La seule attraction touristique de ce côté de l’île est d’aller encore voir des pingouins on n’en a toujours pas eu assez aussi c’est notre première destination.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--2-sur-33--1.jpg#half" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--4-sur-33--1.jpg#half" alt="Voyage en terre de feu"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--1-sur-33--1.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--3-sur-33--1.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--5-sur-33--1.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><br>
Ces pingouins royaux (ou manchots royaux, la différence entre les deux n’existant pas en anglais ni en espagnol nous avons du mal à savoir), sont les seconds plus gros manchots existant (après les manchots empereur qui ne vivent qu’en antarctique) et mesurent environ 90cm. Malheureusement cette espèce est en voie d’extinction et n’est présente que sur de petits îlots complètement isolés en plus de l’Antarctique hormis cette colonie de d’une baie de Terre de feu donc. Impossible de les approcher de près, pour leur préservation nous nous contentons de rester à un point de vue où sont des jumelles afin que nous puissions bien les observer. L’expérience est donc moins sympa que celle d’il y a deux jours, mais les pingouins sont vraiment très beaux et font bien plus majestueux que les petits de Magellan ou de Humboldt que nous avons déjà vu.</p>
<p>Nous continuons notre route, toujours plus au sud, avec un arrêt technique dans une grosse scierie qui sert aussi de pompe à essence pour tout le coin. Décidément on aura tout vu. Les paysages sont très beaux, entre forets et plaines dans lesquels des guanacos se promènent en nombre.</p>
<h3 id="largiondescastors">La région des castors</h3>
<p>Nous passerons la nuit au bord d’un super lac dans la vallée des castors.<br>
Nous apprenons ainsi que des castors du canada ont été introduits en terre de feu afin d’y faire des élevages pour vendre leurs fourrures. Des dizaines d’années plus tard, beaucoup sont en liberté et nous nous rendons compte que ces animaux sont un fléau pour la région et détruisent / changent toute la typologie : en coupant des arbres et créant des barrages ils inondent des parties, en assèchent d’autres et sans aucun prédateur ils se reproduisent tellement rapidement qu’on peut parler d’invasion.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--6-sur-33-.jpg#line" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--7-sur-33-.jpg#line" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--8-sur-33-.jpg#line" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--9-sur-33-.jpg#line" alt="Voyage en terre de feu"></p>
<p>Si les gens du coin ne sont pas contents, de notre côté nous admirons les ingénieux barrages et l’épaisseurs des troncs qu’ils arrivent à couper avec leurs dents. On fait même une pause de quelques heures, afin de nous camoufler et d’observer la vie près d’un grand barrage. Au bout d’un moment nous finissons par voir du mouvement, et apercevons des rongeurs mais sommes un peu déçus par leur taille et surtout leur ressemblance avec des rats. Il y en a plusieurs, ils vont de terriers en terriers mais on sent bien qu’il y a un problème ! Effectivement après vérification sur nos téléphones, nous avons passés 2 heures à observer des ragondins.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--10-sur-33-.jpg#half" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--11-sur-33-.jpg#half" alt="Voyage en terre de feu"><br>
S’ils ne fabriquent pas des barrages les ragondins sont bien contents de profiter de ceux des castors. Petite différence ils vivent sur la rive et principalement dans la terre alors que les castors vivent dans une hutte en bois qu’ils construisent au milieu de leurs lacs.<br>
Tant pis pour cette fois nous essaierons d’en voir d’autres demain. Ce soir nous sommes bien abrités du vent au bord du lac, et nous en profitons pour allumer un petit feu et passer une bonne soirée dans un cadre magnifique. Lorsqu’il n’y a pas de vent il fait vraiment bon et les longues soirées sont agréables.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--12-sur-33-.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--13-sur-33-.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--14-sur-33-.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><br>
Le lendemain, après une promenade sur les hauteurs du lac, nous reprenons notre chemin vers la fin de la route Chilienne. Nous ne sommes pas allés jusqu’au bout du bout de la route (en même temps cela n’a pas grand intérêt, et nous évitons les détours pour économiser l’essence), mais nous sommes allés jusqu’à la dernière maison de la terre de feu côté Chilien.  Pour cela nous avons franchi quelques montagnes, et nous retrouvons avec des paysages bien différents de la veille, entourés de lacs et de fjords avec des glaciers qui surplombent la mer. C’est dommage qu’il n’y ait pas beaucoup de chemins pour pouvoir mieux découvrir cette région mais ce que l’on en a vu est très beau (même si c’est aussi très très venteux).<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--15-sur-33-.jpg#line" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--16-sur-33-.jpg#line" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--17-sur-33-.jpg#line" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--18-sur-33-.jpg#line" alt="Voyage en terre de feu"><br>
Une maison, une plage au fond d’un fjord battu par le vent, les glaciers qui surplombent les montagnes qui se jettent dans la mer, des ossements de baleine sur le sable, c’est vraiment le bout du monde !!<br>
Finalement, pour découvrir les environs, le mieux serait de faire un tour en bateau. En effet les bateaux qui font office de ferrys entre Puerto Natales et l’île au sud de la terre de feu (oui oui Ushuaia n’est pas la ville la plus au sud du monde, il y a bien une ville Chilienne un peu plus au sud), traversent les nombreux fjords de la région et doivent valoir le coup. Bien sur il n’y en a pas beaucoup, et la place pour la voiture est hors de prix ce ne sera donc pas pour nous !<br>
Nous nous retrouvons un endroit au bord d’un autre lac, et pouvons ici aussi passer la soirée auprès d’un feu. Il pleut pendant la nuit, espérons qu’il ne neige pas trop en altitude car demain nous devons repasser de l’autre côté et nous n’avons pas de chaines. Mis à part observer les paysages il n’y a pas grand intérêt à aller tant au sud de ce côté de la frontière. Il n’y a rien de rien, une base militaire, une ferme et deux ou trois gardes parcs pour protéger le parc national du coin.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--20-sur-33-.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--21-sur-33-.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--22-sur-33-.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><br>
Et pourtant en remontant (oui oui on met maintenant cap vers le nord), nous croisons un bon nombre de voitures. En effet c’est le week-end et ici cela veut dire chasse &amp; pêche !! Au vu du nombre de personnes croisées ils doivent venir de loin ou alors ils sont bien cachés car on n’a pas aperçu beaucoup de maisons.<br>
Nous nous arrêtons aujourd’hui dans un parc naturel pour y faire quelques balades.</p>
<h3 id="leparcnaturelkarukinka">Le parc naturel Karukinka</h3>
<p>Il est temps de nous dégourdir les jambes, et de dire bonjour aux Castors (aux vrais cette fois ci).<br>
Nous voilà donc partis pour une promenade dans les bois, nous y avons vu pleins d’animaux (chevaux, guanacos, oiseaux divers et variés, lièvres, et les fameux castors).<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--23-sur-33-.jpg#line" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--24-sur-33-.jpg#line" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--25-sur-33-.jpg#line" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--29-sur-33-.jpg#line" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--28-sur-33-.jpg#half" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--30-sur-33-.jpg#half" alt="Voyage en terre de feu"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--31-sur-33-.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--32-sur-33-.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu_chili--33-sur-33-.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><br>
Pour voir les castors, nous avons encore une fois attendus sans bruit, un peu cachés avec une belle vue sur l’ile du milieu. Au bout d’un moment ils sont venus, bien plus gros que les ragondins on les reconnait à leur grosse queue plate. Il suffit d’un peu de patience et le tour est joué.<br>
Le nombre d’arbres coupé et de vallées asséchées est impressionnant et nous comprenons bien que cela doit avoir un impact dans la région.</p>
<p>Après ces quelques heures dans la nature nous avons donc une grosse réflexion : nous avons la voiture pour encore 3 jours qu’est ce qu’on va faire ? Est-ce qu’on reste dans le coin ? On passe côté argentin pour aller à Ushuaia ? On profite pour passer un peu de temps vers Punta Arenas ? Finalement la route ne nous fait pas peur, et nous franchissons la frontière afin d’aller voir si le paysage est le même de l’autre côté de l’île.</p>
<h3 id="lapartieargentine">La partie Argentine</h3>
<p>Nous sommes aussi motivés par aller voir les colonies de lions de mer que l’on peut observer en prenant le bateau depuis Ushuaia.<br>
Nous avons beau avoir l’habitude des frontières perdues, nous avons ici passé un autre cap. Premièrement, on l’avait lu sur l’application mais ne l’avions pas cru, les frontières du coin servent  aussi de camping. Comme c’était le week-end il y avait donc pleins de monde autours d’un feu de camp et pleins de tentes. Les douaniers ont donc mis longtemps à venir tamponner nos passeports. Et ensuite, autant d’un côté que de l’autre nous avons du ouvrir nous même les barrières pour passer, les douaniers étant retournés près du feu après avoir mis le tampon règlementaire. Pas de fouille de voiture ni rien, il n’a même pas pris le temps de nous dire « c’est bon vous pouvez passer ».<br>
Finalement cela aurait été très très facile de traverser sans rien dire à personne, et pourtant notre van rose n’est pas non plus très discret.</p>
<p>Du coté argentin on retrouve un peu plus de civilisations. Des routes en relativement bon état, et surtout des villes de tailles importantes. Une fois la frontière passée on remet cap au Sud vers Ushuaia. On passe à nouveau les montagnes, qui sont magnifiques avant d’arriver. On le savait, mais on est quand même surpris : on ne se sent pas vraiment au bout du monde ici mais plus dans une grande ville portuaire.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu-arg--1-sur-14-.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu-arg--2-sur-14-.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu-arg--3-sur-14-.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><br>
On se rend sur le port pour faire un tour un bateau dans le détroit et aller voir les lions de mers, mais malheureusement le vent souffle encore très fort, et après avoir pensé pouvoir partir dans l’après-midi, la capitainerie bloque tous les départs. On est donc venu jusqu’ici pour ca, mais ce fut un échec.<br>
On profite quand même d’une petite balade sur le bord de mer avant de remettre cap au Nord.<br>
Pour cette avant dernière nuit on recherche un coin sauvage, et on se rend donc sur une belle plage sur laquelle un navire est échoué. L’exploration de l’intérieur a vite coupé court vu l’état du métal complétement rouillé et percé mais c’est à nouveau une belle soirée dans notre van malgré le vent (oui c’est un thème récurrent dans cette partie du monde).</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu-arg--8-sur-14-.jpg" alt="Voyage en terre de feu"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu-arg--5-sur-14-.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu-arg--6-sur-14-.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu-arg--7-sur-14-.jpg#third" alt="Voyage en terre de feu"></p>
<p>Après une dernière journée de route avec passage de frontière et ferry, histoire de nous rajouter encore quelques tampons sur notre passeport, c’est sur une falaise surplombant la mer que nous dormons pour la dernière fois dans le van.<br>
Nous passons cette belle soirée à observer des baleines et dauphins dans le détroit!<br>
Enfin, pour les observer vraiment il nous aurait fallu des jumelles, là on s’est contenté d’apercevoir des jets d’eau au loin, et quelques ailerons de temps en temps, mais on est quand même ravis.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu-arg--9-sur-14-.jpg#half" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu-arg--13-sur-14-.jpg#half" alt="Voyage en terre de feu"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu-arg--10-sur-14-.jpg#line" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu-arg--11-sur-14-.jpg#line" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu-arg--12-sur-14-.jpg#line" alt="Voyage en terre de feu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/05/Terredefeu-arg--14-sur-14-.jpg#line" alt="Voyage en terre de feu"></p>
<p>Après des adieux déchirants avec notre van le lendemain on essaie donc de voir s’il n’est pas possible de faire un tour en bateau pour aller se rapprocher des baleines, mais on ne voit rien de tel sur la journée à Punta Arenas. La ville ne nous attirant pas plus que ça nous nous reposons finalement à l’hôtel avant de prendre l’avion pour quitter le Sud et éventuellement le Chili.</p>
</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Les incontournables de la Patagonie]]></title><description><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><p>N'en ayant pas encore marre des glaciers, nous nous dirigeons vers le plus connu d'entre eux, le Perito Moreno.</p>
<p>En partant, on trouve à nouveau une station essence vide et on se retrouve encore une fois à réduire notre allure et faire attention à notre consommation histoire d'arriver jusqu'à el</p></div>]]></description><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/les-incontournables-de-la-patagonie/</link><guid isPermaLink="false">5ca9da84d81bfb067998860b</guid><category><![CDATA[Chili - Argentine]]></category><category><![CDATA[Nos récits]]></category><dc:creator><![CDATA[Lise et Thomas]]></dc:creator><pubDate>Sun, 07 Apr 2019 20:30:07 GMT</pubDate><media:content url="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/PeritoMoreno--5-sur-8-.jpg" medium="image"/><content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/PeritoMoreno--5-sur-8-.jpg" alt="Les incontournables de la Patagonie"><p>N'en ayant pas encore marre des glaciers, nous nous dirigeons vers le plus connu d'entre eux, le Perito Moreno.</p>
<p>En partant, on trouve à nouveau une station essence vide et on se retrouve encore une fois à réduire notre allure et faire attention à notre consommation histoire d'arriver jusqu'à el Calafate la ville du coin. Bien contents de retrouver une vraie ville, nous en profitons pour faire des courses, des lessives etc ...</p>
<h3 id="peritomorenoargentine">Perito Moreno - Argentine</h3>
<p>Puis nous partons en direction du Perito Moreno que nous visiterons le lendemain.<br>
Habitués à visiter des pays hors saison et de prendre le temps d'aller dans les endroits plus reculés on redoute maintenant les endroits trop touristiques, donc pour ce glacier nous mettons toutes les chances de notre côté et nous irons tôt le matin ! On se trouve un bosquet au milieu d’un champ proche pour passer la nuit et le lendemain matin nous sommes donc presque seuls devant cet impressionnant glacier. Il a beau être plus petit que le glacier Viedma (que nous avons vu à El Chalten), nous pouvons le voir de très près et cela rend vraiment l'expérience plus impressionnante.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/PeritoMoreno--2-sur-8-.jpg#third" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/PeritoMoreno--3-sur-8-.jpg#third" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/PeritoMoreno--4-sur-8-.jpg#third" alt="Les incontournables de la Patagonie"><br>
Et puis bien sur sa couleur bleue le rend magnifique.  Pour donner un ordre d’idée la partie émergée du glacier fait environ 60m de haut.<br>
Nous nous promenons sur les rambardes prévues pour et prenons notre temps afin de voir des bouts du glacier tomber pour former des icebergs. Nous entendons beaucoup de craquements et faisons des paris sur les prochains éboulements mais ce n'est jamais ce que l'on imagine…<br>
Au bout d'un moment le monde commence à arriver et le vent à se lever, on arrête donc de regarder le glacier et les condors qui lui tournent autours et on part vers le &quot;port&quot; afin de faire un tour en bateau.<br>
On n’oublie pas de prendre avec nous toutes nos affaires chaudes car avec le vent il fait bien froid et ce serait dommage de ne pas profiter du spectacle depuis le pont du bateau !! Le bateau s'approche vraiment près du glacier et on a même la chance de voir de très gros morceaux de glace se détacher. Impossible de décrire la grandeur des morceaux qui tombent, mais c'était vraiment impressionnant.<br>
<em>Seul moment gênant, le premier vrai gros iceberg que l'on a vu s'est détaché pile au moment où Thomas est rentré dans le bateau chercher le sac. Heureusement que l'on en a vu un autre car ça faisait plusieurs heures que l'on attendait de voir ça et Lise était bien gênée d'avoir assisté au spectacle sans Thomas ;)</em><br>
Les condors aussi nous font l'honneur de leur présence, et le tout fait vraiment un paysage splendide.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/PeritoMoreno--6-sur-8-.jpg#third" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/PeritoMoreno--7-sur-8-.jpg#third" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/PeritoMoreno--8-sur-8-.jpg#third" alt="Les incontournables de la Patagonie"></p>
<blockquote>
<p>Petit fait intéressant sur le Perito Moreno : contrairement aux autres glaciers que l’on a eu l’occasion de voir, celui ci ne subit pas vraiment le réchauffement climatique et la fonte des glaces. En effet, après une période d’expansion au début des années 1900, le glacier est maintenant stable. L’hiver suffit donc à reformer la glace que l’on voit tomber chaque jours et qui rend ce spectacle si impressionnant.</p>
</blockquote>
<h3 id="torresdelpainechili">Torres del Paine - Chili</h3>
<p>Le parc du torres del paine est de loin le plus connu du Chili, en particulier pour son fameux trek du W en 4 jours. Malheureusement pour nous, il est tellement renommé que depuis quelques années, il faut réserver les hébergements (même les emplacements pour les tentes) plusieurs mois à l’avance. N’ayant pas autant anticipé notre venue nous avons longtemps hésité à aller visiter le parc ou non.<br>
Finalement nous sommes bien contents d’être venus, car malgré le monde et même sans faire ce trek le parc est vraiment très beau, regroupant lacs, rivières, montagnes et une faune très variée au même endroit.<br>
Encore une fois il nous faut calculer notre itinéraire en fonction des stations essences, mais cela se fait sans trop de problèmes. Nous nous dirigeons donc vers la frontière la plus proche. Loin d’être aussi perdue que celle de Paso Roballo, l’heure tardive fait que nous n’avons pas grand monde, et surtout peu de bus devant nous. On peut maintenant confirmer que les agents de douane sont plus tatillons lorsqu’il s’agit de rentrer sur le territoire Chilien que d’en sortir mais on se débrouille pas trop mal et cela ne prend pas tant de temps. Nous sommes aussi bien contents de voir une superette ouverte jusque tard le soir juste après la frontière. Car après s’être fait dépouillé de tout produit frais on est bien contents de pouvoir en acheter histoire de ne pas passer les prochains jours à manger des pates.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/TorresPaine--1-sur-16-.jpg#half" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/PeritoMoreno--1-sur-8-.jpg#half" alt="Les incontournables de la Patagonie"><br>
Mine de rien les heures tournent, et il fait déjà nuit lorsque l’on arrive (on a quand même réussi à apercevoir un putois sur la route avant qu’il fasse trop nuit). Nous nous garons donc aux côtés d’autres van, sur un des seuls endroits autorisés du parc. L’avantage d’arriver si tard c’est que les barrières sont ouvertes mais les gardes dorment déjà, nous entrons donc sans payer, et sans grand scrupules ayant déjà donné bien des sous à la CONAF (et puis ce parc là est bien plus cher que tous les autres réunis).</p>
<p>Le lendemain matin on se réveille bien tôt pour faire la randonnée la plus connue du parc de bonne heure, décision que nous ne regrettons vraiment pas au vu du nombre impressionnant de personnes que l’on a croisé en redescendant (Thomas ayant compté une moyenne de 10 personnes / minute pendant une bonne heure). Cette randonnée nous amène au pieds des tours qui donnent leur nom au parc. Cette vue est de loin la plus connue de la Patagonie Chilienne, mais pas celle que nous avons préférée. Et pourtant nous avons eu de la chance, les nuages ayant recouvert les tours 10 minutes après notre arrivée en haut.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/TorresPaine--2-sur-16-.jpg#third" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/TorresPaine--3-sur-16-.jpg#third" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/TorresPaine--16-sur-16-.jpg#third" alt="Les incontournables de la Patagonie"></p>
<p>Nous n’avons pas trouvé d’autres randonnées à faire sur la journée pour le lendemain, mais nous profitons tout de même d’être dans le parc pour visiter les alentours. La météo n’est toujours pas super, le ciel est couvert, mais cela ne nous empêche pas de profiter de la beauté du parc. Nous avons aussi de la chance sur le vent, pourtant des panneaux indiquent partout de faire attention, de bien se tenir, aujourd’hui c’est très calme.<br>
Après un petit tour vers d’impressionnantes rapides, nous nous approchons encore plus des condors. Il faut dire que l’on entend partout parler des condors des andes, et pourtant depuis le début nous avons toujours du mal à savoir si nous voyons des condors ou d’autres rapaces un peu plus petits. Ici nous sommes vraiment près, pas de doutes on reconnait bien leur tête blanche, et on peut voir a quel point ils sont gros. On peut ainsi confirmer que l’on en a vu à plusieurs reprises depuis que nous longeons les Andes.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/TorresPaine--7-sur-16-.jpg#half" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/TorresPaine--12-sur-16--1.jpg#half" alt="Les incontournables de la Patagonie"></p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/TorresPaine--9-sur-16-.jpg#line" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/TorresPaine--11-sur-16-.jpg#line" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/TorresPaine--14-sur-16-.jpg#line" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/TorresPaine--15-sur-16-.jpg#line" alt="Les incontournables de la Patagonie"></p>
<p>Nous n’avons pas eu l’occasion de nous approcher du glacier Grey, et nous ne regrettons vraiment pas avoir fait notre trek de plusieurs jours vers El Chalten plutôt qu’ici avec tout ce monde, pour autant on est formel : le parc est magnifique et vaut le détour.</p>
<h3 id="lespingouinsducapdesviergesargentine">Les pingouins du cap des vierges - Argentine</h3>
<p>Après ces deux jours passés au Chili, il est grand temps de retourner en Argentine histoire de rajouter quelques tampons à notre passeport.<br>
Notre vraie motivation étant surtout d’aller voir une colonie de pingouins perdus dans la nature : au Cap des Vierges.<br>
Ce cap étant assez isolé, juste au dessus de la terre de feu, nous regrettons qu’il n’y ai pas de bateau qui traverse le détroit de Magellan à cet endroit. Cela nous aurait évité de revenir plusieurs centaines de kilomètres en arrière et de retraverser la frontière, passer au Chili, puis accéder à la partie Argentine de la terre de feue.<br>
Mais d’un autre côté, si c’était plus accessible il y aurait surement moins de pingouins et plus de monde. Ces pingouins là sont les mêmes que ceux que l’on a vu sur Chiloë.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/Rio-Gallego--7-sur-19-.jpg#line" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/Rio-Gallego--3-sur-19-.jpg#line" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/Rio-Gallego--4-sur-19-.jpg#line" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/Rio-Gallego--5-sur-19-.jpg#line" alt="Les incontournables de la Patagonie"><br>
Tout aussi petits nous pouvons néanmoins les approcher de près. Si ceux qui protègent les nids sont craintifs et ont peur de nous, beaucoup nous regardent intrigués et se laissent approcher. Bien sur les pauses selfies peuvent être dangereuses et il ne faut pas oublier de les regarder, il y en a un qui était à deux doigts de mordre Lise !!<br>
Nous avons aussi la chance de pouvoir les voir nourrir leurs enfants, crier, chanter, se faire des bisous, se baigner, se sécher et jouer avec les vagues. Vous l’aurez compris on a passé plusieurs heures à les observer, et on vous laisse imaginer le nombre de photos que l’on a prises.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/Rio-Gallego--18-sur-19-.jpg#half" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/Rio-Gallego--6-sur-19-.jpg#half" alt="Les incontournables de la Patagonie"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/Rio-Gallego--8-sur-19-.jpg#line" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/Rio-Gallego--10-sur-19-.jpg#line" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/Rio-Gallego--15-sur-19-.jpg#line" alt="Les incontournables de la Patagonie"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/Rio-Gallego--17-sur-19-.jpg#line" alt="Les incontournables de la Patagonie"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/04/Rio-Gallego--12-sur-19-.jpg" alt="Les incontournables de la Patagonie"></p>
<p>Ce soir là par contre nous n’avons pas trouvé le point d'eau promis  par notre application et nous sommes donc rabattus sur une mare. Les pastilles pour purifier n’ont pas suffit à éliminer les petites bêtes qui nagaient dans notre bidon...<br>
Il nous restait suffisement pour faire à manger, et boire mais pas assez pour rester la journée du lendemain ici ni pour faire la vaisselle. Logistique oblige, nous ne resterons ici qu'une nuit même si nous aurions bien passé plus de temps avec nos copains pingouins.<br>
Le lendemain nous restons quand même la matinée à nous promener au bord de la plage, guetter les baleines, dauphins et autres cétacés, faire un petit tour au phare qui indique aussi la fin de la route 40 que nous avions emprunté au nord de l’argentine, 4500km au nord plus exactement. Puis, quand nous commencons à avoir soif il est temps de faire demi-tour. La route que nous avons emprunté la veille, et la seule vraie route, est très longue et surtout mal entretenue. Nous devons être dans une zone riche en minéraux car la côte est pleine de plateforme pétrolières, et la route d’oléoducs, et de camions transportant gaz et/ou essence. Nous passons aussi des immenses estancias, sortes de villages qui paraissent à la foi très bien entretenus et complètement déserts.<br>
Notons enfin le grand nombre de poste de police que nous franchissons aux entrées / sorties des villes argentines. La plupart ne nous arrêtent pas voyant que nous sommes étrangers, mais sinon beaucoup de voitures paraissent être arrêtées et fouillées.<br>
La route est longue mais elle valait le coup on est vraiment contents de notre soirée passée avec les pingouins. Il y en avait des centaines de milliers et nous étions seuls sur le lieu, quelle chance de voir tant d’animaux en liberté, espérons que cela va continuer...</p>
</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[L'Argentine : des estancias et des glaciers]]></title><description><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><p>Notre premier arrêt une fois la frontière passée est l’estancia Santa Thelma. Ce soir nous troquerons notre van pour une super chambre dans une estancia argentine. Une vraie estancia, mais tout de même tenue par des étrangers (comme toutes celles du coin), plus précisément par de la famille éloignée</p></div>]]></description><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/retour-en-argentine/</link><guid isPermaLink="false">5c7bac7becae290601275bfa</guid><category><![CDATA[Argentine]]></category><category><![CDATA[Nos récits]]></category><dc:creator><![CDATA[Lise et Thomas]]></dc:creator><pubDate>Mon, 18 Mar 2019 13:33:40 GMT</pubDate><media:content url="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--26-sur-38-.jpg" medium="image"/><content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--26-sur-38-.jpg" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><p>Notre premier arrêt une fois la frontière passée est l’estancia Santa Thelma. Ce soir nous troquerons notre van pour une super chambre dans une estancia argentine. Une vraie estancia, mais tout de même tenue par des étrangers (comme toutes celles du coin), plus précisément par de la famille éloignée de Lise.</p>
<h3 id="estanciasantathelma">Estancia Santa Thelma</h3>
<p>La route pour y aller ne paraissait pas très longue, mais c’est surtout que nous n’avons pas l’habitude de rouler plusieurs centaines de kilomètres sur une route droite sans aucun virage. Nous avions espéré faire le plein d'essence au premier village que l’on passe mais ils n'en avaient plus. Les stations les plus proches sont donc 150 km au nord ou 200 km au sud, n'ayant pas envie de faire un si gros détour, nous nous dirigeons vers le sud tout en passant en mode &quot;conduite économique&quot;. On ne sait pas si c’est grâce à ça que nous sommes arrivés à destination sans avoir à finir en stop aller acheter un bidon d’essence à la prochaine station, mais en tout cas on peut vous assurer que c’est bien plus long !!<br>
Les paysages sont cependant très jolis, longeant d'immenses propriétés qui paraissent complètement vides, et parsemé de nombreux Guanacos morts sur la route s'étant pris les pieds dans les barrières.</p>
<p>Nous sommes super bien accueillis par Marc Antoine qui nous fait faire un tour des environs. Enfin pas tout le tour car la propriété fait plusieurs milliers d’hectares. Nous n’avons pas le temps de faire une promenade à cheval aujourd’hui, mais en prévoyons une pour demain et ce soir nous irons faire un tour à pieds. En grimpant un peu on peut avoir une superbe vue sur la pampa argentine. On trouve aussi sur notre passage pleins de guanacos, nandos et même des tatous.. sans compter les animaux domestiques : chevaux, moutons, brebis qui peuvent se promener en toute liberté.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Santa-Thelma--1-sur-9-.jpg#third" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Santa-Thelma--2-sur-9-.jpg#third" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Santa-Thelma--3-sur-9-.jpg#third" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><br>
On aimerait bien voir un puma par la même occasion, mais c’est vraiment dur d'en voir, on sait surtout leur présence au nombre d'agneaux tués chaque année.<br>
En parlant avec le gaucho on comprend qu’avec des chiens dressés il est quand même possible de les chasser. Cela a beau être une espèce protégée, chaque année beaucoup sont tués par les gaucho qui en ont marre de voir leurs agneaux disparaître et nous pouvons les comprendre.<br>
Ce soir nous aurons droit à un véritable asado argentin, l'occasion pour nous de gouter l'excellente viande du coin.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Santa-Thelma--6-sur-9-.jpg#half" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Santa-Thelma--7-sur-9-.jpg#half" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Santa-Thelma--4-sur-9-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Santa-Thelma--5-sur-9-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Santa-Thelma--8-sur-9-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Santa-Thelma--9-sur-9-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><br>
Le lendemain nous partons pour une promenade à cheval avec le gaucho de l’estancia, le cheval de Thomas, un peu fougueux, n’a pas l’air d’avoir l’habitude d’être monté par un débutant et se rebiffe 2-3 fois. Après une petite chute, Thomas continue à pieds et Lise reste sur son cheval qui s’impatiente un peu de marcher si lentement.<br>
N’ayant pas envie  de rentrer jusqu’à l’estancia à se rythme là, le gaucho nous propose de seller un des autres chevaux qui sont en semi-liberté. Cela tombe bien il y en a pas loin de nous. Nous restons en admiration sur la manière dont il s’y prend pour approcher le cheval et le seller sans qu'il râle ou s’enfuie.<br>
Finalement, même une fois monté, nous allions presque aussi vite à pieds, ce cheval là est assez vieux et plus que tranquille. Thomas reste donc à la traine derrière nous en train de se battre pour le faire avancer, jusqu'au moment où, reconnaissant le chemin, il a accéléré comprenant que l’on rentrait à l’écurie !! Malgré les petits imprevu, le coin est magnifique est la promenade a été très agréable.</p>
<h3 id="elchalten">El Chalten</h3>
<p>Une fois notre séjour à l’estancia terminé nous reprenons notre superbe voiture pour nous rendre à El Chalten y retrouver tous les touristes du coin. Malgré le nombre de personnes, l’ambiance de la ville nous plait. Les gens viennent tous pour faire des randonnées et particulièrement pour voir le joli Fitz Royz.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--1-sur-38-.jpg#half" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--37-sur-38-.jpg#half" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><br>
Un parking est reservé pour les campervans, ce n’est pas l’endroit de rêve mais cela fera très bien l’affaire, et puis nous ne passons pas beaucoup de temps dedans et faisons le plein de nourriture argentine en arpentant les restaurants et bars de la ville. Encore une fois nous avons un but en tête, faire une randonné sur plusieurs jours qui paraît assez difficile. Celle dont nous avait parlé un Australien rencontré dans un précédent trek.<br>
Sachant cette randonnée particulièrement difficile, nous partons d’abord aux renseignements pour confirmer ce que nous suggère la météo : à savoir attendre 2 jours pour ne pas avoir trop de vent ni de pluie. Les gardes parcs sont formels, il nous faut effectivement attendre et ils en profitent pour nous faire regarder un petit film sur tous les dangers de cette randonnée et nous expliquent que nous devrons venir les voir le jour même faire valider que l’on a le matériel nécessaire et remplir les papiers habituels à remettre en sortant.<br>
Nous voulions profiter des deux jours à attendre pour nous mettre en jambes et faire les randonnées « classiques » du coin. Malheureusement la météo nous empêche de faire celle qui est sencé être la plus jolie car la vue n’est pas du tout dégagée. Tant pis pour la &quot;laguna de los tres&quot; nous irons voir la &quot;laguna torre&quot; une lagune formée par un glacier.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Chalten--3-sur-7-.jpg#half" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Chalten--6-sur-7-.jpg#half" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Chalten--4-sur-7-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Chalten--1-sur-7-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Chalten--2-sur-7-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Chalten--5-sur-7-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><br>
Ce n’est pas la randonnée du siècle, surtout maintenant qu’on compare avec le trek que l’on a fait juste après. Mais c’est tout de même très sympa. Assez surprenant aussi le vent qui nous emporte lorsque nous sommes face à la lagune, cela doit être habituel car il y a pleins de petits abris de fortunes construits pour nous protéger un peu.</p>
<h3 id="lavueltaalhuemul">La vuelta al Huemul</h3>
<p>Avant de partir pour ces 4 jours de marche il nous faut un peu de préparation.<br>
Aller acheter / louer le matériel obligatoire :</p>
<ul>
<li><strong>une carte topographique</strong> pas du tout aussi précise que nos super cartes IGN, mais le chemin que l’on doit emprunter y est tracé, ainsi que les courbes de niveau et puis c'est toujours utile si nos téléphones n'ont plus de batteries.</li>
<li><strong>des batons de marche</strong>: ce n’est pas obligatoire mais on aura des glaciers à traverser et sans crampons il vaut mieux avoir un baton chacun</li>
<li>2 <strong>mousquetons</strong> par personne pour pouvoir passer les tyroliennes</li>
<li><strong>un harnais</strong> chacun toujours pour les passages en tyrolienne.</li>
<li><strong>une corde</strong> pour récupérer la tyrolienne. Ca nous intrigue beaucoup, en effet on ne comprend pas comment on recupère la tyrolienne si la corde n’y est pas reliée à la base...<br>
Par contre ce que l’on comprend bien c’est que le loueur n’a pas le droit de nous louer le matériel si on n’a pas l’air de savoir l’utiliser. Après avoir vu sa tête quand Thomas lui a dit qu’on ne savait pas mettre un harnais, on a eu du mal à rattraper le coup donc inutile de poser d’autres questions. On verra bien sur le moment !</li>
</ul>
<p>Mais n’oublions pas non plus de faire les courses. Et là grosse surprise c’est une ville prévue pour des randonneurs mais les magasins pas du tout adaptés. Nous avons un peu de mal à trouver notre plaisir, et puis à force de faire des randonnées on en a marre des noodles et du thon en boite, donc on prend pleins de fruits et légumes tant pis pour le poids. (Il faudra qu’on soit stratégique et manger rapidement ce qui est lourd). Enfin n’oublions pas que nous partons le 31 décembre, donc on se motive et on prend une bouteille de mousseux (la seule que l’on a trouvé), même si on comprend bien que l’on devra porter la bouteille en verre vide pendant les 4 jours.</p>
<p>Les journées étant très longue et la météo meilleure l’après midi nous débutons la randonnée assez tard, après avoir bataillé en faisant nos sacs histoire de prendre le moins de poids possible mais d’avoir tout notre attirail pour le grand froid. Nous n’avons pas non plus acheté de bouteille de gaz neuve et espérons que celle que l’on a tienne les 4 jours… Mais on ne s’inquiète pas tant que ca on sait que l’on ne sera pas seuls car cela fait 3 jours que personne ne peut y aller à cause de la météo.</p>
<p><strong>Lago Toro</strong><br>
Nous voilà donc fin prêts et nous avons compris la leçon on fait comme si on était super à l’aise devant les gardes parcs quand ils nous demandent si on a l’habitude des harnais et des mousquetons. Oui oui on fait de l’escalade très régulièrement (dit Lise qui a le vertige et Thomas qui n’en a jamais fait) ;)<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--4-sur-38-.jpg#half" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--5-sur-38-.jpg#half" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><br>
Nous sommes prévenus, aujourd’hui est le seul jour où le chemin sera vraiment tracé, les autres jours le balisage reste à désirer. Profitons donc de notre journée tranquille en direction du Lago Toro !<br>
Le dénivelé se fait assez facilement, nous avons une belle vue sur le lac Viedma avant de nous enfoncer un peu plus dans les montagnes et de nous rapprocher des glaciers que l’on traversera.<br>
Seule difficulté de la journée, mais pas des moindres, nous devons traverser deux rivières à pieds. On nous a prévenu que l’eau n’arriverait pas plus haut que les genoux, par contre nous n’avions pas réfléchi à ce que cela impliquait de traverser une rivière si près de glaciers. Nous ne goutons pas l’eau avant d’enlever nos chaussures et de nous lancer dans la courte traversée, c’est surement mieux car en 3 pas nos pieds sont congelés et il faut se concentrer bien fort pour continuer d’avancer tranquillement histoire de ne pas glisser sur les cailloux ni de rester paralysé par le froid, heureusement que c’est une toute petite rivière.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--3-sur-38-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--2-sur-38-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--6-sur-38-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--7-sur-38-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><br>
En arrivant sur le lieu de camping ce soir là nous sommes impressionnés par le monde présent. Nous savions qu’il y aurait plus de monde au vu de la météo, mais ne pensions pas que ce trek devenait si populaire. Il y avait bien une 20ène de tentes autours de nous. Tous les emplacements étant protégés par des barricades de bois afin de nous couvrir un petit peu du vent qui souffle fort dans ce coin là.<br>
Nous fêterons la nouvelle année plutôt calmement, et a une heure européenne histoire d’être en forme le lendemain pour le Paso del Viento.</p>
<p><strong>Paso del Viento</strong><br>
Le dénivelé aujourd’hui est bien plus important, et il faut s’attendre à avoir beaucoup de vent (d’où le nom du col que l’on passera), mais pour Lise la plus grosse difficulté restera le premier passage en tyrolienne. Ayant le vertige cela lui fait bien plus peur que les 1200 m à grimper ensuite.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--8-sur-38-.jpg#third" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--9-sur-38--1.jpg#third" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--10-sur-38-.jpg#third" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><br>
C’est au début de la journée donc on y arrive assez tôt, et comme on s’y attendait il y a un peu la queue mais pas tant non plus, cela nous laisse le temps de regarder comment les autres traversent. La rivière n'est pas large, par contre cela paraît être légèrement en « montée ». Les gens devant nous passent sans soucis et nous ont donné l’impression que c’était vraiment facile et qu’on pouvait traverser avec les sacs et s'éviter de perdre du temps en les faisant passer un par un.<br>
Thomas commence donc, et même si ce n'est pas aussi facile que ça en a l'air il arrive de l'autre côté sans problème. Le passage de Lise par contre est plus compliqué, dès le début elle comprend que son sac était bien trop lourd et que ses bras ne la porteraient pas jusqu’au bout. Ayant misé sur le fait que Thomas lui donnerait un coup de pouce en tirant sur la corde à la fin, elle ne se fait pas trop de soucis ... jusqu'au moment ou les bras commencent à lacher et que Thomas ne trouve pas la petite corde à tirer et donc n'arrive pas à l'aider.<br>
Mais avec quelques petites pauses et des encouragements elle a avancé suffisement pour que Thomas la tire à bout de bras pour faire les derniers centimètres qui paraissaient impossible. On retient la leçon, la prochaine fois on fera passer les sacs à part ! La fierté de Lise remonte un peu quand on se retourne et qu’on voit au loin un garçon se faire rapatrier par ses copains car il n’a pas réussi à traverser avec son sac et était le premier du groupe.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--12-sur-38-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--15-sur-38-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--16-sur-38-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--17-sur-38-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><br>
La grimpe pour accéder au col nous paraît d’un coup bien plus facile, nous ne sommes pas très à l’aise en tyrolienne par contre la marche ça nous connaît ! Au lieu de prendre un chemin qui longe le glacier on trouve ça plus rigolo de le traverser, il faut sans cesse trouver des chemins pour contourner les crevasses, ainsi que faire bien attention à ne pas glisser mais on avance petit à petit.<br>
Le vrai avantage de faire des randonnées en cette saison c’est que l’on peut se permettre d’aller doucement, de faire plusieurs heures de pauses pour faire une sieste et encore d’arriver avant la tombée du jour (le soleil se levant avant 6h et se couchant après 22h).<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--19-sur-38-.jpg#half" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--20-sur-38-.jpg#half" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><br>
Une fois au paso del Viento, aussi surprenant que cela peut paraître nous n’avons pas eu de vent. Du coup nous avons passé un bon moment à regarder le paysage avant de redescendre. <strong>La vue d'ici nous a simplement coupé le souffle.</strong> Nous avons troqué les 2-3 glaciers que nous avions dans notre champ de vision par une vue panoramique sur le Champ de glace de la Patagonie Sud : nous surplombons de la glace sur des kilomètres à perte de vue. Cette région, partagée entre le Chili et l’Argentine, est la troisième plus grande réserve d’eau potable du monde.<br>
Malgré les nuages nous sommes bien contents que le ciel soit dégagé, et apercevons des sommets qui sortent de la glace et paraissent tout petit pour la simple et bonne raison qu’ils sont tous reliés entre eux par des mètres et des mètres de glace. Et sur ladite glace nous voyons des sortes de traces qui paraissent noires et qu’on imagine être de gigantesques crevasses.<br>
Au bout d’un moment il commence à faire froid et nous entamons donc la descente. Il n’y a pas vraiment de chemin, ou alors au contraire on peut trouver une multitude de chemins, quoi qu’il en soit on descend et la pente est raide !<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--21-sur-38-.jpg#half" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--22-sur-38-.jpg#half" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--23-sur-38-.jpg#third" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--24-sur-38-.jpg#third" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--25-sur-38-.jpg#third" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><br>
Nous arrivons au camping pas trop tard, assez tôt pour trouver un bon emplacement abrité (par un muret en pierre cette fois ci), en effet le camping est trop petit pour le nombre de tentes qui viendront dormir ici. Il y en a moins d’hier mais toujours une bonne quinzaine.<br>
Nous avons aussi la grosse surprise, et une vraie chance pour nous, de trouver dans une petite cabane des bonbonnes de gaz mises à disposition. C’est assez clair pour nous maintenant que notre bonbonne pas entière ne sera pas suffisante. Nous utilisons donc une de celles à disposition ce soir histoire de pouvoir manger chaud lors de notre dernier jour !<br>
Seul petit bémol que l’on peut remarquer ce soir, il n’y a pas de feuillets ni rien. Ce n’est peut-être pas dérangeant quand il y a 2 tentes chaque soirs, mais avec des dizaines de personnes par jours cela donne des endroits vraiment sales et pleins de mouchoirs ou autres déchets laissés un peu partout. Décidément même dans des lieux incroyables les gens ne sont pas capables de respecter leur environnement !<br>
Durant la soirée de la neige se met à tomber et recouvre doucement notre tente et les alentours. Heureusement, ce n'est qu'une fine épaisseur et on est au chaud dans nos duvets!</p>
<p><strong>Bahia de los tempanos</strong><br>
Le lendemain matin nous partons motivés pour une grosse journée. Nous avons encore un col à passer aujourd’hui. La montée est raide, mais la vue tout du long incroyable. Par contre aujourd’hui le vent est avec nous, et une fois en haut il souffle très très très fort. Nous prenons quand même le temps de poser nos sacs, et de faire un tour afin d’aller jusqu’à un point de vue écrit sur notre GPS. Il n’y a pas de vrai chemin, mais on voit bien ou le point de vue a l’air d’être. L’idée est de contourner un pic pour pouvoir voir le Glacier Viedma se jeter dans un lac. Nous pouvons aussi voir l’endroit ou nous dormirons ce soir, et sommes bien contents d’apercevoir de si haut de nombreux iceberg.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--27-sur-38-.jpg#half" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--28-sur-38-.jpg#half" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><br>
Après avoir un peu de mal à retrouver nos sacs, nous entamons une descente sans fin. La descente la plus raide que l’on ai vue. Et, avec de plus en plus de passage, le chemin s’effrite énormément, nous marchons donc sur du sable en enchainant des glissades, se rattrapant d’arbres en arbres. Nous mettrons presque 3 heures pour atteindre le lac où nous dormirons.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--35-sur-38-.jpg" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--29-sur-38-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--32-sur-38-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--34-sur-38-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--36-sur-38-.jpg#line" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><br>
Ayant passé plusieurs heures au col nous ne sommes pas dans les premiers arrivés, et c’est compliqué de trouver un endroit ou dormir. En effet nous dormons dans un petit bosquet en bordure d’une plage de galets. La plage n’étant pas très agréable pour planter la tente, des emplacements ont été défrichés dans le bosquet et nous prennons le dernier emplacement de libre. Ceux qui arrivent après nous doivent donc défricher (sans outils), ou continuer leur route pour trouver un endroit plat où dormir plus loin du lac.<br>
Nous passons un très bon moment devant ce lac rempli d’icebergs. Le glacier Viedma qui le forme est l’un des plus gros de la région et pendant la nuit nous entendrons des bruits d’icebergs qui se cassent ou se retournent.</p>
<p>Au petit matin la vue est toujours aussi jolie, mais nous entamons maintenant le dernier jour et rentrons jusqu’à El Chalten. Cette journée est moins intéressante, et nous savons déjà que la fin sera longue. Mais on se concentre sur notre dernière épreuve : la seconde tyrolienne.<br>
Cette fois ci nous comprenons pourquoi nous avions besoin d’une corde, la tyrolienne n’étant pas rattachée aux bords. Thomas prend le mousqueton en acier et traverse la rivière à bout de bras sans tyrolienne, attaché à une corde pour que Lise puisse ensuite tirer et récupérer la tyrolienne. A refaire le mieux aurait été que Thomas parte chercher la tyrolienne sans son sac et revienne avec la tyrolienne (un aller retour donc) car la traversée sans au mousqueton et avec le sac sur le dos a été assez difficile pour lui. Lise n’a donc pas d’autre choix que de traverser le sac sur le dos, et même s’il est un peu plus léger, afin d’éviter tout risque elle se jette prenant tout son élan pour débuter cette traversée bien plus longue. Finalement presque pas besoin des bras tout glisse comme il faut !<br>
Après la longue marche de la fin, nous sommes bien heureux d’arriver à El Chalten avec un ciel découvert qui nous offre une vue sur le Fitz Royz.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Vuelta-Huemul--38-sur-38--1.jpg" alt="L'Argentine : des estancias et des glaciers"><br>
Nous hésitions à passer une journée de plus ici pour faire une randonnée pour aller jusqu’à un point de vue histoire de le voir, mais nous avons eu notre dose de marche et nous nous contentons donc de la vue offerte depuis la ville. On peu aussi préciser que nous étions bien fatigués après ces 4 jours de marche dans le froid (oui oui sur les glaciers il ne fait pas très chaud).</p>
</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[10 jours sur la Carretera Australe]]></title><description><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><p>La carretera australe est la route qui parcourt le Sud du Chili, construite il y a quelques années pour relier des villages jusqu'alors uniquement accessible en bateau ou via l'Argentine. Nous ne sommes pas encore complétement au sud, et bien loin de la terre de feu, mais nous entrons dans</p></div>]]></description><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/10-jours-sur-la-carretera-australe/</link><guid isPermaLink="false">5c76fc8131005c06d2c0a260</guid><category><![CDATA[Chili]]></category><category><![CDATA[Nos récits]]></category><dc:creator><![CDATA[Lise et Thomas]]></dc:creator><pubDate>Mon, 04 Mar 2019 17:50:23 GMT</pubDate><media:content url="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--8-sur-53--1.jpg" medium="image"/><content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--8-sur-53--1.jpg" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><p>La carretera australe est la route qui parcourt le Sud du Chili, construite il y a quelques années pour relier des villages jusqu'alors uniquement accessible en bateau ou via l'Argentine. Nous ne sommes pas encore complétement au sud, et bien loin de la terre de feu, mais nous entrons dans une partie du territoire chilien parsemé de fjord et pour pouvoir atteindre les villes les plus au sud du pays il faut ensuite prendre un bateau ou passer par l'Argentine.</p>
<p><em>Cette route est surtout empruntée par des touristes, on croise ainsi beaucoup beaucoup de copains campervan, il ne faut donc pas s’attendre à passer des nuits dans des endroits tout seuls. Beaucoup viennent ici en vélo, ils sont bien courageux il y a souvent du vent et les routes n'étant pas toute bétonnées cela doit être désagréable de pédaler dans la poussière des voitures. D'autres tentent le stop. Ils sont aussi courageux car nous avons croisé plus d'autostoppeur que de voitures.</em></p>
<p>Nous avons prévu de prendre 10 jours a parcourir cette route, nous n'irons pas jusqu'au dernier village car il n'y a ensuite aucune route pour aller du côté argentin, seule une frontière piétonne qui promet une jolie traversée des Andes.</p>
<p><strong>Le parc Pumalin</strong><br>
Nous arrivons à Chaitén en ferry depuis Chiloé. Même si le ferry avec la voiture coute cher, cela nous évite plusieurs centaines de kilomètres de route, et c’est plus rigolo. On débarque vers minuit, donc on ne va pas bien loin, et Lise est déjà dans le lit pendant que Thomas conduit jusqu’à une plage proche où nous allons dormir.<br>
Le lendemain matin nous découvrons la jolie plage, et posés au soleil pour prendre le petit-déjeuner, nous avons la belle surprise d'avoir des lions de mer qui passent en nageant devant nous. Aucun ne s'aventure sur le sable et c'est moins drôle de les voir dans l'eau mais on espère en voir beaucoup d’autres dans les mois à venir!!</p>
<p>Aujourd'hui nous irons visiter le parc Pumalin et avons repéré une randonnée jusqu'à un glacier en hauteur.</p>
<p>Ce parc national est magnifique, les montagnes autour de nous enneigées, l'herbe est verte, les rivières turquoises et nous apercevons rapidement ledit glacier au loin qui est superbe. Nous avons aussi de la chance le soleil est au rendez vous. Nous suivons une immense vallée bordée de forêts jusqu’à arriver au pied du glacier, et on se dit que quand même la nature est belle !</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--2-sur-53--1.jpg#half" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--3-sur-53-.jpg#half" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--1-sur-53--1.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--4-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--5-sur-53--1.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--7-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"></p>
<p>Les jours commencent à devenir assez long, il doit faire nuit vers 22h ce qui permet de profiter des soirées pour faire quelques kilomètres.</p>
<p><strong>Le Glacier suspendu</strong><br>
Nous dormons ce soir dans un camping abandonné au bord d'une rivière. Nous ne sommes pas seuls et nous faisons même un copain chat, une première on a plutôt l'habitude de voir des chiens nous tourner autour.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--9-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--10-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--16-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><br>
Ce chat là paraît avoir vraiment envie de nous coller et de nous faire des câlins (et de gouter notre diner au passage).<br>
Ce filou à même réussi à s'infiltrer dans le van sans que nous le voyions et s’est retrouvé enfermé sous notre lit toute la nuit. Il a bien essayé de miauler et de tambouriner contre la porte pour qu’on le laisse sortir, mais nous étions convaincus qu’il était à l’extérieur et cherchait à rentrer. Et comme il faisait froid, on a préféré supporter les miaulements que de sortir. C’est finalement en ouvrant la porte le matin qu’on l’a vu sauter au dehors. Il n'avait pas l'air traumatisé ni rancunier, toujours aussi câlin avec nous il a eu droit à un bol de lait en guise d’excuse pendant qu’on nettoyait le van derrière lui…</p>
<p>Une fois le van redevenu comme neuf nous nous dirigeons (assez lentement au vu du nombre de pauses photos) vers le glacier suspendu. On aperçoit ce glacier de loin depuis le parking, mais c’est après une petite marche qu’on en prend vraiment la mesure en arrivant à un point de vue.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--15-sur-53-.jpg" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--11-sur-53--1.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--13-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--12-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--14-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"></p>
<p>Et là on prend vraiment une claque, c’est WAOUH !!</p>
<p>La vue sur cette masse de glace en haut d’une falaise et de laquelle tombent des cascades jusqu’au lac est splendide. En restant un moment on voit de gros morceaux de glace se détacher et tomber dans un fracas impressionnant aussi. C’est vraiment un gros coup de cœur.</p>
<p><strong>Le trek du cerro castillo</strong><br>
Le tour des glaciers étant loin d’être terminé, notre prochaine idée est une randonnée longue de 4 jours autours du Cerro Castillo.<br>
Les kilomètres n'avancent pas très vite (surtout qu'on n’aime pas trop rester dans la voiture alors on profite de la moindre occasion pour se dégourdir les jambes) et pourtant la majorité de la route est bétonnée pour le moment.</p>
<p>Nous traversons plusieurs jolies villes et villages avant de nous retrouver à Coyhaique, seule vraie ville du coin. On en profite pour faire quelques courses, on aura plus de mal à s’approvisionner dans les villages plus au sud.<br>
En arrivant au village du Cerro Castillo, nous avons une jolie vue sur la montagne que nous contournerons. Il est ici inscrit qu'un bus doit passer et pouvoir nous amener au lieu de départ (c'est compliqué quand les randonnées ne sont pas des boucles) qui se trouve à une 20ene de km d'ici. Ou alors nous pouvons y aller en stop. Au vu du nombre d'autostoppeurs dans le village, une bonne dizaine alors qu'il y a peu de voitures nous misons tout sur le bus .. .. qui ne passera pas aujourd'hui. On nous assure qu'il passera tôt demain matin. Au vu de la topographie de la randonnée, et la longueur des journées, on se dit qu'on peut partir le lendemain matin et la faire en 3 jours au lieu des 4 habituels. On se trouve ainsi un bel endroit où passer l'après midi et nous sommes d'attaque le lendemain matin.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--17-sur-53-.jpg" alt="10 jours sur la Carretera Australe"></p>
<p>Après une petite heure d'attente le bus arrive enfin, et nous rencontrons un australien d'une 60ène d'années qui a prévu de faire la même randonnée. Une fois au point de départ, la mauvaise surprise de la journée est que l'on apprend qu'ils ont décidés de mettre 30€ de frais d'entrée, le premier jour de la randonnée traversant des propriété privées ils sont libres de faire ce qu'ils veulent et imposent ce tarif au lieu des 5€ demandé par la CONAF. Le tarif est d'autant plus aberrant qu'ils n'ont même pas pris la peine d'entretenir le chemin et de faire des ponts pour traverser les rivières. Si on avait su avant nous n’y serions pas allés ne serait ce que pour boycotter ce genre d'initiative.</p>
<p>La première journée n’est pas très intéressante, et le camping dans lequel nous sommes obligés de dormir (pas question de faire du feu ni de dormir n’importe ou dans leurs parcs nationaux) paraît à l’abandon, mais on aperçoit le glacier que nous traverserons le lendemain et ça promet de beaux paysages. Pour ce second jour nous partons assez tôt et motivés, avec l'intention d'enchaîner deux journées en une seule. Cela débute par 700m de dénivelé positif afin de passer un premier col. La fin se faisant dans la neige/glace. Un bâton de marche aurait été le bienvenu pour Thomas afin de moins glisser.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--18-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--19-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--20-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><br>
La vue du col est splendide quoi qu'un peu fraîche. Et il faut faire bien attention à la descente car la glace commence à fondre, on entend des rivières sous nos pieds. Nous retrouvons ensuite une forêt (avec encore une fois plein de taon, finalement la neige c'est mieux), avant de passer le second col de la journée.<br>
Nous nous arrêtons vers midi au lieu où nous aurions dû dormir, pour une pause pique nique sieste digne de ce nom histoire de se donner des forces pour l'après midi.3 heures plus tard nous repartons en pleine forme vers le second col.<br>
On prend notre temps car la vue est incroyable. Nous longeons un lac aux couleurs turquoises, le cerro castillo derrière lui sous son plus beau profil. Et de l'autre côté le ciel sans nuages nous offre une vue très lointaine jusqu'aux montagnes bordées par les fjords.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--21-sur-53-.jpg#half" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--24-sur-53-.jpg#half" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--22-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Carretera-australe--23-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--25-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--26-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><br>
Par contre le chemin est très mal balisé et nous nous perdons pleins de fois, faisant ainsi des détours et surtout nous obligeant a traverser de grandes zone d'éboulis pas très stables. La descente par contre sera ensuite trèèèès longue, nous essayons de la rendre plus intéressante en cherchant le huemul mais on ne voit que ses empreintes.<br>
On arrive complètement épuisés au camping, nos jambes et le mental ont souffert mais on est plutôt fiers de nous. Espérons juste ne pas avoir de courbatures le lendemain pour finir la randonnée !<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--27-sur-53-.jpg" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><br>
Un peu reposés le lendemain on laisse les sacs au camping puis on recommence à monter, pour atteindre les lagunes neo-zelandes. Le vent souffle fort, mais les lagunes sont très jolies, sans être aussi exceptionnelles que la veille. On ne s’y attarde pas trop donc, et on prend le chemin du retour.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--28-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--29-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--30-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><br>
En récupérant les sacs nous retrouvons notre ami l’australien avec qui nous avons débuté notre trek, impressionné que l’on ai réussi à faire le trek en 3 jours, il nous suggère plusieurs fois un trek qu’il faut ABSOLUMENT qu’on fasse en Argentine, mais qu’il pensait être trop vieux pour faire surtout que si l’on comprend bien ce qu’il nous dit il faut louer un harnais car il y a des passages en tyrolienne. A ce moment là les yeux de Thomas se mettent à briller et Lise regrette instantanément cette conversation, il est temps d’entamer la descente.<br>
Une fois arrivée en bas, il nous reste une looongue ligne droite sur du plat afin d’atteindre le village. C’est toujours la partie la plus dure, et on est bien fatigués en arrivant.<br>
En passant, on a remarqué une manifestation, mais pressés d'arriver on continue. En revanche, après un passage dans un camping pour une douche bien méritée, Thomas repense à cette manifestation et propose qu’on aille y faire un tour car c’est forcément du rodéo, Lise dit « oui oui » pour faire plaisir mais imagine surtout qu’on va tomber chez un fermier qui reçoit toute sa famille pour Noël, mais ça ne coute pas grand chose d’aller voir se qui s’y passe. On a bien fait, Thomas avait raison nous arrivons au milieu d’un concours de rodéo chilien.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--31-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--32-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--33-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--34-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><br>
On s’installe dans les tribunes de l’arène pour admirer les candidats qui s’élancent. A cheval, et habillés en tenue complète avec chapeau, ponchos et leurs énormes éperons aux pieds ils doivent par équipe de 2 contrôler une vachette lancée dans l’arène.<br>
Il nous faut un certain temps avant d’avoir la moindre idée de leur objectif, mais on ne peut qu’être impressionné par leur maitrise des chevaux qu’ils mènent sur les flancs d’une vachette lancée à pleine vitesse.<br>
On finira par comprendre les règles, mais surement pas la totalité car les bons et mauvais points distribués pas le speaker restent un grand mystère. L’ambiance est en tout cas très sympa, avec des cow-boys de tout âge, qui font claquer leurs éperons à chaque pas.</p>
<p>Après cette belle découverte, on reprend la direction du sud et on passe la nuit proche d’une rivière dans la petite ville de Puerto Rio Tranquilo. Nous sommes bien fatigués de ces quelques jours, mais aussi bien content. Les nouvelles de France n’étant pas toujours toutes bonnes ces quelques jours de marche, loin de nos téléphones, nous ont permis de prendre un peu de recul face à la distance et fait beaucoup de bien.</p>
<p><strong>Puerto Rio Tranquillo</strong><br>
Cette ville est un arrêt incontournable de la route, avec la visite des cathédrales de marbre, mais elle nous servira surtout de point de départ pour aller marcher sur un glacier ! Nous préférons attendre 2 jours qu’il fasse beau pour faire la marche sur le glacier, mais profitons d’une courte éclaircie pour faire un tour sur les cathédrales de marbres qui bien que très belles sont moins impressionnantes que sur les photos. C’est tout de même chouette de voir ce que la nature arriver à créer.<br>
Afin d’attendre le soleil, nous passerons noël à Puerto Rio Tranquilo. On se met donc en quête d’un lieu sympa, et de quoi nous préparer un bon repas.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--35-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--36-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--37-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><br>
Dans les 2 cas, c’est un peu compliqué : la ville est vraiment petite et on y trouve AUCUN produit frais. Pas de saumon fumé, de dinde ni même de bonne viande au barbecue pour noël donc. Nous nous rabattons sur du saumon surgelé avec des pommes de terres, et pour faire office de buche de noël ou des 13 desserts on fera des crêpes !<br>
Quand au lieu, nous avions tout misé sur un lieu avec vue sur le glacier dont les commentaires nous faisaient déjà rêver, malheureusement suite à un éboulement un lac s’est formé au beau milieu de la route, impossible donc pour nous d’y accéder.  Après une première nuit dans un coin pas très bien abrité ni de la route, ni surtout du vent qui souffle et fait trembler le van, on décide que pour une fois on dormira dans un camping. On en a trouvé un très sympa pour passer une belle soirée tout en pensant très fort à nos familles.</p>
<p>Le jour de noel, on le passera à marcher sur la glace ! Notons que les agences ont elles aussi du s’adapter à ce lac qui est apparu au beau milieu de nulle part, du coup quand notre guide vient nous chercher pour nous amener au glacier Los exploradores il y a un groupe d’une autre agence avec nous. N’ayant pas beaucoup de voitures de l’autre côté du « lac » ils préfèrent regrouper, tant pis pour les départs échelonnés qui permettent de profiter en ayant l’impression d’être seuls au monde. Ce regroupement a eu du bon pour nous, notre guide ayant oublié nos crampons, guêtres, casque et pique-nique dans la première voiture, heureusement l’autre groupe a de la marge !!<br>
Peu à peu, en marchant nous commençons à apercevoir de la glace qui se mélange aux caillou au dessous de nous. Pas encore de quoi mettre des crampons mais il faut commencer à faire attention en posant nos pieds. Une fois la moraine passée nous avons de plus en plus de glace et de moins en moins de cailloux. La glace paraît sale par endroits, et n’est pas d’un blanc immaculé, mais c’est tout à fait naturel, le glacier transportant des rochers avec lui. On apprend ainsi beaucoup de choses sur la formation des glaciers et comment ils arrivent à déplacer des montagnes !<br>
Sur la glace pas de problème pour marcher avec les crampons, et on peut grimper sans soucis les petites collines formées.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--38-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--41-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--42-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><br>
Les guides sont tous équipés de takie walkies et discutent entre eux, échangent des bons plans sur les chemins à emprunter. Enfait on comprend petit à petit que la glace fond tellement vite ici qu’il faut à chaque fois trouver de nouveaux chemins pour aller d’un point A à un point B. Et puis l’idée c’est surtout de trouver des tunnels, et lesdits tunnels se forment et déforment chaque jours, ne durant pas plus d’une 15ène de jours. La guide repère donc déjà ceux qui commencent à se former, mais pas assez pour que ce soit beau maintenant, et essaie d’en trouver ou on peut admirer la glace et entrer dedans.<br>
Chaque jours il y a aussi de nouvelles crevasse, et on entend souvent la glace craquer autours de nous. Tous les glaciers ne changent pas autant, mais celui-ci, après avoir grossi pendant les années 60 fond à une vitesse record.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--39-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--40-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--43-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"></p>
<p>La journée nous plait bien, et notre guide est très sympa, par contre elle n’a rien de ce que l’on peu imaginer d’un guide de montagne, et c’est nous qui devions l’attendre régulièrement. Au retour nous empruntons un chemin qui finit par une foret (et un joli point de vue sur les glaciers alentours), elle nous parle des oiseaux et des animaux du coin on la sent déjà mille fois plus à l’aise que sur la glace ou elle glissait facilement !!<br>
Nous n’avons pas trouvé le père Noël aujourd’hui mais la sortie nous a bien aéré l’esprit.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--44-sur-53--2.jpg#half" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--45-sur-53-.jpg#half" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><br>
Nous reprenons notre route, passant par Rio Baker. Cet endroit est sois disant exceptionnel pour faire du rafting, mais nous avons passé un peu trop de temps à attendre le soleil et n’avons donc pas le temps pour le rafting. La route et le fleuve reste néanmoins très belle.<br>
Nous nous dirigeons plutôt vers la frontière la plus au sud que l’on a trouvé : Paso Roballo (à prononcer Pacho Robacho) tout en n’oubliant pas le détour stratégique pour faire le plein d’essence à Cochrane.</p>
<blockquote>
<p><strong>Problème de la vie en van : Comment sortir des sentiers battus sans tomber en panne d’essence ?</strong><br>
La réponse est assez simple, il suffit d’acheter un bidon d’essence histoire d’augmenter l’autonomie de la voiture. Bien sur cette solution nous paraît trop simple et pas assez prise de tête. Nous preferons plutôt tester l’autonomie de notre voiture. On sait que l’on consomme beaucoup (pas loin de 10L/100km) par contre nous n’avons aucune idée de la taille de notre réservoir. En récupérant le van, le loueur nous a dit qu’il avait siphonné puis mis 5L d’essence, mais cela voudrait dire un réservoir de 40L ce qui paraît vraiment petit au vu de la voiture. L’aiguille quant à elle, nous ne la croyons pas vraiment. Seule certitude nous n’avons jamais eu le voyant allumé, et l’aiguille paraît être au plus bas au bout de 400km. Ici il y a bien 200km entre chaque station essence, il faut donc bien penser à faire le plein à chaque fois et en théorie cela fonctionne. En pratique cela fonctionne mieux au Chili qu’en Argentine, car en Argentine une station sur deux est vide ou abandonnée .. de quoi faire des petites frayeur donc !</p>
</blockquote>
<p>Pour plus de précaution, ayant vu sur notre super application iOverlander que la station essence la plus proche de la frontière est régulièrement vide nous n’hésitons pas longtemps avant de faire un détour d’une 30ène de kilomètres pour faire le plein. Nous n’avons pas regretté notre choix !!!<br>
Une fois le réservoir plein, nous allons maintenant vers la frontière la plus jolie et la plus perdue que nous avons traversé. Pour faire court nous n’avons pas du tout eu l’impression de traverser une frontière mais plutôt un zoo. Les milliers d’hectar alentours de la frontière (tant du côté Chilien qu’Argentin) achetés par les fondateurs des marques de vetement Outdoor dans leur lute pour la protection de l’environnement, ont été légués à l’état Chilien à condition que cela reste des espaces protégés.<br>
Nous ne sommes pas surs que le Chili et/ou l’argentine aprécient que de si grandes parties de leur territoire soit ainsi racheté par des étrangers, en tout cas en tant que touriste on ne peut qu’apprécier conduire sur cette « route » ou règnent en maitres Guanacos, Nandou, Puma, Renards, Lièvres et autres animaux.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--47-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--48-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--53-sur-53-.jpg#third" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><br>
Enfin au bout de quelques heures à traverser ces collines bien plus sèches et plus désertiques que ce que nous avons vu ces derniers temps, nous arrivons au poste de frontière Chilien. Comme c’est la première fois que l’on traverse les Andes avec notre voiture nous ne savons pas à quoi nous attendre.<br>
Premier bon point pour nous nous sommes dans une voiture de location et avons fait la demande auprès de la compagnie pour avoir les papiers nécessaires au passage de frontière. Ces papiers sont bien plus difficiles à avoir lorsque l’on est étranger et propriétaire de son véhicule.<br>
La seconde difficulté et surtout due au fait que l’on ne peut pas importer de produits d’origine animale ou végétale au Chili (on n’est pas sur des réglementation pour passer en Argentine, il y a bien des panneaux montrant qu’il est interdit de faire passer des pommes, mais on n’a rien vu de très concret).<br>
Nous savons donc que cela peu prendre du temps et que notre véhicule peut être fouillé de fond en comble. Par ailleurs nous avons fait attention à n’avoir plus aucun produit frais (mis à part du dulce de leche, mais il semblerait que ce soit le seul produit contenant du lait qu’on ai le droit de faire passer).</p>
<p>Du côté chilien pas de soucis c’est allé très vite, ensuite nous roulons pendant plusieurs kilomètres sans savoir si nous avons raté le poste de contrôle argentin, dans quel pays nous sommes, ni si la frontière sera ouverte alors qu’il est 21h passé.<br>
En arrivant du côté argentin, la maison paraît vide, mais au bout d’un moment le douanier sort nous voir. Il n’avait pas l’air très bavard ni d’avoir envie de se prendre la tête. Après avoir regardé si nous ne cachions rien dans la boite à gants il n’a pas voulu inspecter de plus près notre van et nous a laissé passer sans soucis. Si on avait su on aurait pu garder à manger pour ce soir !!!!<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--49-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--50-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--51-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/03/Carretera-australe--52-sur-53-.jpg#line" alt="10 jours sur la Carretera Australe"><br>
De ce côté là les paysages sont tout aussi beaux, si ce n’est plus. Nous passerons la nuit dans ce parc national, mais partons assez tôt le lendemain matin car nous avons une réservation pour ce soir.</p>
</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé]]></title><description><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><p>N’ayant pas été encore rassasiés des volcans, et un peu déçus de ne pas avoir bien pu voir le volcan Villarica et ses compagnons lors de notre passage à Pucon, nous nous dirigeons donc vers un autre beau volcan enneigé : le volcan Osorno.<br>
Nous entrons ainsi dans la région</p></div>]]></description><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/la-region-des-lacs-osorno-chiloe/</link><guid isPermaLink="false">5c6ea53031005c06d2c0a243</guid><category><![CDATA[Chili]]></category><category><![CDATA[Nos récits]]></category><dc:creator><![CDATA[Lise et Thomas]]></dc:creator><pubDate>Thu, 21 Feb 2019 14:08:54 GMT</pubDate><media:content url="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--5-sur-17--1.jpg" medium="image"/><content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--5-sur-17--1.jpg" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><p>N’ayant pas été encore rassasiés des volcans, et un peu déçus de ne pas avoir bien pu voir le volcan Villarica et ses compagnons lors de notre passage à Pucon, nous nous dirigeons donc vers un autre beau volcan enneigé : le volcan Osorno.<br>
Nous entrons ainsi dans la région &quot;de los lagos&quot; du Chili. On précise celle du Chili, car il y a aussi beaucoup de lacs dans cette région côté Argentin, avec une route des lacs bien connue des touristes.</p>
<p><em>Nous choisissons de ne pas passer la frontière pour le moment, et nous contentons de nous arrêter à tous les miradors que l’on trouve sur la route avec des points de vues sur les nombreux lacs que l’on passe et profitons même d’une belle soirée, seuls sur une plage au bord de l’un deux</em></p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--1-sur-17-.jpg#half" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--3-sur-17-.jpg#half" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"></p>
<h3 id="laprovincedosorno">La province d'Osorno</h3>
<p>La région d’Osorno est connue pour son magnifique volcan, mais aussi pour ses petits villages allemands tout au long de la route. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas ici de village d’anciens nazis, inutile donc d’y chercher l’amicale. En effet ces villages ont été construits vers la fin des années 1800, début 1900 par des immigrés/colons allemands ; bien avant la seconde guerre mondiale donc !<br>
<strong>Puerto Octay</strong><br>
Après un premier stop dans une brasserie Allemande de Patagonie, nous nous arrêtons à Puerto Octay, et ne sommes pas vraiment frappés par la ressemblance avec des villages Allemands. Bon il faut dire que nous ne sommes pas très souvent allés en Allemagne non plus.<br>
Les maisons restent néanmoins très jolies, et ce petit village en bord de lac a une vue imprenable sur le volcan Osorno de l’autre coté du deuxième plus grand lac du pays. Sans oublier que dans le coin ils vendent pleins de künchen et autres pâtisseries qui régalent Thomas.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--4-sur-17-.jpg#third" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--6-sur-17-.jpg#third" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--7-sur-17-.jpg#third" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"></p>
<p>Nous mettons ensuite cap sur le volcan, et décidons de le contourner pour dormir de l’autre côté, au point de départ de plusieurs promenades. Nous résistons tant bien que mal à l’envie de nous arrêter toutes les 10 minutes prendre des photos du volcan, des lacs puis des rivières bleues turquoises. La route zigzaguant, plusieurs panneaux demandent de ne pas s’arrêter en plein milieu pour les pauses photos mais d’attendre les miradors fait pour. Lesdits miradors étant idéalement placés pour pouvoir se garer mais avaient souvent la vue bouchée par des arbres…</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--11-sur-17-.jpg#half" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--12-sur-17-.jpg#half" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--8-sur-17-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--9-sur-17-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--10-sur-17-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--13-sur-17-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"></p>
<p>Encore une fois nous sommes bien satisfaits de l’endroit où l’on va dormir, comme quoi malgré la difficulté de trouver des douches la vie en van c’est quand même chouette !!</p>
<p>Le lendemain matin nous voilà tout excités de savoir si la chance nous sourit et que nous allons encore avoir la vue dégagée sur le volcan. La réponse est non ! Par contre nous avons la surprise d’avoir un copain canin qui a monté la garde toute la nuit autour du van et paraît impatient de partir se promener avec nous.<br>
Tant pis pour le mauvais temps nous y allons quand même espérant que cela se découvre un peu. Notre copain chien à l’air de s’être très rapidement attaché à nous, au point d’ailleurs de sauter sur les gens qui s’approchent trop près de nous. Ils n’ont pas trop dû comprendre pourquoi on ne rappelait pas notre chien pour qu’il les laisse tranquille …<br>
Le sentier part directement de la plage en bord de lac et s’élève sur le flanc du volcan, et pourtant nous nous retrouvons rapidement à marcher sur des cendres et voyons partout des traces d’anciennes coulées de lave. Le volcan étant éteint depuis un moment, la végétation a repris le dessus et les arbres sont en fleurs autours de nous, cela met un peu de couleur contrastant avec le ciel tout gris.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--14-sur-17-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--15-sur-17-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--16-sur-17-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Osorno--17-sur-17-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><br>
Assez rapidement il se met à pleuvoir, nous continuons un peu nous disant que l’averse allait passer mais une fois un point de vue atteint, pas de signe d’amélioration à l’horizon aussi nous rentrons rapidement nous mettre à l’abri. On croise encore quelques lièvres sur le chemin, et perdons notre chien qui part à la chasse ! Notons qu’à ce moment là nous avions deux chiens qui nous suivaient, mais le flair du petit nouveau n’a pas l’air très au point, il est littéralement parti dans la direction opposée aux lièvres et nous ne l’avons plus jamais revu. Espérons qu’il a quand même réussi à trouver son chemin. Par contre notre copain nous a bien retrouvé et, toujours aussi protecteur, ne semblait pas fâché que nous ne l’ayons pas attendu.</p>
<p>Puisque la randonnée a été raccourcie, on prend directement la route en direction de l’île de Chiloé, tout excités d'aller y voir des pingouins!</p>
<h3 id="lledechilo">L'île de Chiloé</h3>
<p>Beaucoup de Français la comparent à la Bretagne mais nous n'avions pas compris avant d'y être que la météo y est pour beaucoup ! Disons que ce n'est pas être malchanceux que d'avoir eu de la pluie tous les jours lors de notre séjour, mais au contraire nous aurions eu bien de la chance si le ciel était resté bleu.</p>
<p><strong>Les pingouins de Chiloé</strong><br>
Notre premier objectif sur cette île est d'aller voir les pingouins, mais nous arrivons en fin de journée donc ce sera pour demain matin. Pour le moment nous cherchons une plage au bord de laquelle passer la nuit dans l'espoir de guetter des dauphins et des lions de mers. Pas de chance pour les animaux marins, mais on s’est quand même trouvé une grande plage sauvage pour dormir et nous avons été charmés par toutes les maisons et églises en bois croisés sur le chemin. On regrettera dans les jours suivants de ne pas nous être arrêtés à l'une des nombreuses maisons affichant saumon fumé à vendre car nous n'en n'avons pas trouvé par la suite !<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--1-sur-24--1.jpg#half" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--2-sur-24-.jpg#half" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><br>
Nous arrivons tôt le lendemain matin dans le minuscule village de Puñihuil, devant lequel se trouvent 2 îlots abritant des colonies de pingouins. Nous avions lu qu'on pouvait apercevoir les pingouins depuis la plage, mais il faudrait avoir de très bon yeux ou des jumelles pour les repérer !!<br>
Pour s’en rapprocher et les observer, on embarque pour un tour de bateau. Les pingouins et leur habitat sont bien protégés : les bateaux ne s’approchent pas trop de l’île, et la durée des tours est limitée afin de ne pas perturber ces curieux oiseaux. Ces mesures ont l’air de fonctionner puisque les pingouins sont de plus en plus nombreux chaque année.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--4-sur-24-.jpg" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--5-sur-24-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--3-sur-24-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--6-sur-24-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--7-sur-24-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"></p>
<p>C'était assez rigolo de les voir tous entassés sur ces petits rochers. Il y avait aussi beaucoup de petits qui restent près du nid creusé dans la terre pendant que les parents se relaient pour leur ramener a manger. Notre guide nous apprend que 2 espèces de pingouins qui se mélangent ici. Les pingouins de Magellan et les pingouins de Humboldt. Ils sont très similaires hormis les bandes sur le ventre : l’un en a une et l’autre 2.<br>
Malgré l'accent bien prononcé du guide nous comprenons avec surprise que chaque année les pingouins partent pendant plusieurs mois en mer (ceux d'Humboldt vers le sud les autres vers le nord), puis reviennent nidifier ici chacun dans leurs nids respectifs (le même chaque année) !<br>
En plus des pingouins on peut entrapercevoir un lion de mer qui leur tourne autour, des pélicans et plusieurs espèces de cormorans.<br>
Nous avons passé une belle matinée mais sommes néanmoins un peu étonnés de voir à quel point les pingouins sont petits.</p>
<p><strong>Les églises de Chiloé</strong><br>
Après ce petit tour sur la côte ouest, nous traversons l'île à la découverte des églises. Chiloé possède de magnifiques églises en bois, dont 16 sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le type d’architecture est unique à cet archipel, et l’intérieur de certaines en bois fait penser à une coque de bateau.<br>
Nous ne visiterons pas toutes ces églises, mais nous allons vers les plus connues et nous arrêtons prendre en photo certaines qui sont sur notre route et que l'on trouve jolies.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--10-sur-24-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--11-sur-24-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--19-sur-24-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--20-sur-24-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"></p>
<p>L'intérieur de l'île est assez vallonné, avec pleins de collines vertes, des champs et des vaches. La plupart des gens habitants les littoraux il n'y a presque que des fermes au milieu. Dans les villages de la côte est (côté qui fait face au reste du Chili), l'élevage du saumon paraît être une des activités principales.<br>
Après quelques arrêts dans des églises, pour la plupart fermées. Nous nous dirigeons vers Castro, la plus grande ville de l’île, avec sa jolie cathédrale (plus jolie de l'intérieur que de l'extérieur qui est jaune) et ses maisons colorées sur pilotis.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--8-sur-24-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--13-sur-24-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--14-sur-24-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--16-sur-24-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><br>
Pour dormir nous nous écartons un peu de la ville, et essayons de trouver un endroit au bord de mer. De ce côté de l'île il y a peu de plages mais plutôt des falaises et quelques criques.</p>
<blockquote>
<p><strong>Problème de la vie en van</strong><br>
Le lieu idéal pour dormir est en pleine nature, isolé de tout avec une vue imprenable (et accessoirement une source d'eau pure). Bien sûr il est difficile de trouver des lieux répondant a tout ces critères tous les soirs, mais même quand on les trouve le gros problème reste l'accès. En effet il y a très rarement de jolies routes bien bétonnées qui amènent à un lieu perdu dans la nature, nous nous retrouvons donc chaque soir à rouler des dizaines de km sur des routes cabossées en terres. (Sans oublier que du coup si tout n'est pas bien calé à l'arrière on a des bruits de vaisselles)</p>
</blockquote>
<p>Ce soir là nous n'avons pas de chance, la route indiquée sur le GPS est en travaux et il n'y a pas de vraie déviation indiquée. Nous essayons donc plusieurs autres chemins marqués sur l'application Maps.me (mais pas sur celle de Google Maps), cette application étant surtout utile pour les piétons elle ne différencie pas toujours route et chemin. Nous nous retrouvons donc à faire demi tour dans des endroits improbable plusieurs fois car la route rétréci trop où grimpe trop fort pour notre van ... Bref un régal ! Nous nous apprêtions à abandonner et nous rabbatre sur un autre endroit quand nous voyons finalement une &quot;route&quot; avec des panneaux indiquant les villages que nous cherchons à atteindre.<br>
On est donc bien contents d'arriver à cet ancien fort offrant une vue imprenable sur côte et les petites îles de Chiloe.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--17-sur-24-.jpg#half" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--18-sur-24-.jpg#half" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><br>
D'ici nous voyons bien ce qu'on pense être des élevages de saumon, mais surtout nous entendons les cris des lions de mer. Même s'ils étaient assez loin le son porte et c'était assez amusant comme bruit de fond.Le lendemain nous continuons notre quête aux églises et passons sur une des nombreuses plus petites îles de Chiloe. Encore une occasion de visiter des petits villages perdus !</p>
<p><strong>Le parc national de Chiloé</strong><br>
Ensuite nous avons dans l'idée de lâcher un peu notre voiture et d'aller faire une randonnée sur deux jours dans l'un des parcs naturels de l'île.<br>
Ce parc se trouvant sur la côte ouest nous retraversons l'île, cette fois ci en longeant un très joli lac avant d'arriver à la mer. La météo n'est pas très bonne mais après avoir déjà fait demi tour lors de notre promenade à Osorno on se dit que cette fois ci nous irons jusqu'au bout et que le soleil sera peut-être au rendez vous le lendemain matin. La promenade commence par suivre la mer, avant de rentrer dans ce qui paraît être de la jungle (ou en tout cas une forêt bien dense) et pour finir camper sur la plage.<br>
Dès le départ, sous une petite pluie fine, nous sommes impressioné par le vent et nous avions presque l'impression d'être dans une tempête de sable. La plage restant néanmoins très jolie !<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--21-sur-24-.jpg#half" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--22-sur-24-.jpg#half" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><br>
Mais après plus d’une heure à lutter face au vent nous finissons par craquer et faire demi-tour. L'idée de camper dans ces conditions était aussi déprimante que celle de continuer à marcher. Le vent aidant le retour a été bien vite, et nous retrouvons avec joie notre van (bien que trempés jusqu'aux eaux et pleins de sable collés aux vêtements).<br>
Ce soir là fut le premier soir ou nous réalisons que la vie en van quand il pleut ce n'est pas super. Nous sommes en effet obligés de sortir pour accéder à l'évier et a la glacière, et puis c'est quand même un espace de vie assez restreint. Pour une soirée ce n'est pas dérangeant et nous la passons à faire des jeux de cartes en entendant la pluie qui tombe de plus en plus fort dehors. Le lendemain matin il pleuvait encore et nous étions bien contents de ne pas avoir campé.</p>
<p><strong>Quellon</strong><br>
Aujourd'hui sera notre dernière journée sur Chiloé, ce soir nous prendrons un ferry qui rejoint le continent pour démarrer notre prochaine aventure sur la carretera australe.<br>
Pour prendre ce ferry nous devons aller à Quellon. Sur le papier cette ville ne fait vraiment pas rêvé, les guides et blogs parlent d'une ville moche avec des gens pas agréables et beaucoup beaucoup d'agressions le guide de voyage conseillant de l'éviter tant que possible. Nous n'y avons pas passé très longtemps non plus mais n’avons rien senti de tout cela !<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--9-sur-24-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--12-sur-24-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--23-sur-24-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Chiloe--24-sur-24-.jpg#line" alt="La région des lacs : volcan Osorno et ile de Chiloé"><br>
Quittes à être dans le coin nous sommes allés jusqu’à la fin de la route un peu plus au sud, cet endroit étant la fin ou le début de la route appelée Panaméricaine qui traverse toute l’Amérique du Nord au Sud. C’est un drôle de concept que de dire que c’est la même route qui part d’Alaska jusqu’ici alors que nous sommes sur une île atteinte après un passage en ferry …</p>
</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon]]></title><description><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><p>Après ces deux jours passés à altos de lircay nous voici avec une grosse hésitation : est ce qu'on retourne vers la mer ou met-on cap vers le sud et le prochain parc naturel ?</p>
<p>Finalement l'attrait des plages prend le dessus et nous partons en direction de Concepcion.<br>
Concepcion est une</p></div>]]></description><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/de-la-mer-a-la-montagne-de-concepcion-a-pucon/</link><guid isPermaLink="false">5c6a1c9131005c06d2c0a23a</guid><category><![CDATA[Chili]]></category><category><![CDATA[Nos récits]]></category><dc:creator><![CDATA[Lise et Thomas]]></dc:creator><pubDate>Mon, 18 Feb 2019 18:37:21 GMT</pubDate><media:content url="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--14-sur-17-.jpg" medium="image"/><content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--14-sur-17-.jpg" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><p>Après ces deux jours passés à altos de lircay nous voici avec une grosse hésitation : est ce qu'on retourne vers la mer ou met-on cap vers le sud et le prochain parc naturel ?</p>
<p>Finalement l'attrait des plages prend le dessus et nous partons en direction de Concepcion.<br>
Concepcion est une grosse ville qui ne nous a pas paru particulièrement jolie alors on ne s'y arrête pas. Nous filons directement à l'embouchure du Biobio. Nous avions lu que c'était très beau et agréable pour passer la nuit. Effectivement nous ne sommes pas déçus, même si nous ne sommes pas les seuls sur cette plage. Beaucoup de gens viennent pique niquer ici, voire même faire du surf et pêcher.<br>
Pendant que Thomas part goûter l'eau, Lise en profite pour bouquiner sur la plage. Malgré l’été, plus on roule vers le sud moins il fait chaud, l'eau n'est donc pas très chaude, et les vagues impressionnantes !</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Concepcion--1-sur-13-.jpg#third" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Concepcion--2-sur-13-.jpg#third" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Concepcion--3-sur-13-.jpg#third" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"></p>
<p>Le lendemain on en profite pour explorer un peu plus les lieux, et grimper sur les collines histoire d'avoir une jolie vue. Bien sûr on se serait contenté d'observer les pélicans, les rapaces et les charognards mais forcément il a fallu que toute la faune vienne à notre rencontre, ce qui inclut plusieurs serpents.<br>
Au quatrième gros serpent on a pris ça comme un signal pour dire qu'il était temps de reprendre la voiture, en même temps Lise n'osait plus faire un pas dehors. Mais bon heureusement on a eu le temps de faire une bonne promenade avant et de découvrir les petites criques cachées !</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Concepcion--4-sur-13-.jpg#third" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Concepcion--5-sur-13-.jpg#third" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Concepcion--6-sur-13-.jpg#third" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"></p>
<p>Nous reprenons donc la route et décidons de longer la côte une journée de plus avant de retourner voir les montagnes.<br>
On s'arrête en chemin dans plusieurs villages de pêcheurs, et la route traverse d'innombrables et gigantesques champs, propriétés agricoles et forêts de pins.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Concepcion--12-sur-13-.jpg#half" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Concepcion--13-sur-13-.jpg#half" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"></p>
<p>Nous repérons à un endroit un musée sur le peuple Mapuche et on décide alors d'y faire une pause. La visite nous en apprend un peu plus sur les origines, les croyances et les traditions de ce peuple qui continue à les faire vivre. En faisant un peu plus attention on remarque que sur la route nous voyons partout leur drapeau, et très régulièrement des maisons typiques Mapuche.<br>
Au musée, nous parlons avec le gérant qui nous aide à voir un peu pour notre portière qui ne s’ouvre plus, et finalement il nous indique un endroit ou nous pourrions la faire réparer rapidement dans le coin.</p>
<p>On s’arrête donc dans un garage, et avec les outils adéquats pour ouvrir la porte et un coup d’huile, c’est réparé en 10 minutes. Le Farkas à nouveau d’attaque on repart vers un site pour la nuit.</p>
<blockquote>
<p><strong>Problème de la vie en van : Comment trouver un endroit où passer la nuit ?</strong><br>
Pour cela on utilise souvent iOverlander, une application sur laquelle les voyageurs en camping car, van &amp; co partagent les lieux dans lesquels ils ont passé la nuit. En lisant les commentaires on a ainsi des pistes d'endroits accessibles à peu prêt partout, et ca évite de passer du temps à essayer toutes les petites routes pour tomber sur un lieu qui nous convient.</p>
</blockquote>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Concepcion--10-sur-13-.jpg" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"></p>
<p><em>Comme vous le voyez ca nous amène parfois sur des petites pepites.</em> Ce soir nous dormirons à nouveau proche de la mer, un peu en hauteur. En y arrivant on découvre un point de vue sur une immense plage qui s’étend à perte de vue des 2 cotés, et sur laquelle viennent se briser les vagues.<br>
En y descendant, on rejoint les vaches qui sont les seules à profiter de la plage et de la lagune qui s’y jette pour se baigner. Puisqu’il est tôt et que le soleil tape, après une mince hésitation Thomas se jette à l’eau.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Concepcion--8-sur-13-.jpg#third" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Concepcion--9-sur-13-.jpg#third" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Concepcion--11-sur-13-.jpg#third" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"></p>
<p>Une fois de retour au van, on profite d’un coucher de soleil sur ce splendide paysage, seuls face à la mer et les champs… Et une fois la nuit tombée, c’est un magnifique ciel étoilé qui nous attends.</p>
<p>Puis le lendemain, on repart vers l’est et la région de Pucon.</p>
<h2 id="largiondepucon">La région de Pucon</h2>
<p>Cette région du Chili est très touristique particulièrement pour ses nombreux volcans qui offrent de belles randonnées et ses sources d’eaux chaudes. En arrivant dans la ville on pourrait complètement se croire dans une ville de montagne proche de stations de ski en France.<br>
Le beau temps n’étant pas au rendez vous inutile d’aller observer les jolies vues depuis le grand lac qui borde la ville, nous passons une bonne partie de notre journée à vagabonder dans la ville et dans des cafés afin de planifier le reste de notre séjour (et d’avancer un peu sur le blog).<br>
Une des grosses activités possible ici est de grimper sur le volcan Villarica, soit disant un superbe volcan enneigé qui surplombe la ville, mais les nuages ne nous permettent pas de le voir. Le prix et les récits qui parlent d'une montée à la queu leu leu nous découragent d'y aller par nous même.</p>
<p>Nous nous contenterons donc des différentes promenades à la journée qu’offrent les nombreux parcs naturels à proximité. On pourrait rester ici 1 bonne semaine pour explorer les environs, mais ne passerons que 3 jours dans le coin et choisissons donc bien soigneusement les randonnées que l’on fera.</p>
<h3 id="leparchuerqueque">Le parc Huerqueque</h3>
<p>Nous nous dirigeons d’abord vers le parc national Huerqueque où l’on passe la nuit sur le parking dans le van dans l’idée de partir marcher tôt le lendemain pour être seuls.<br>
Forcément le lendemain nous n’entendons pas notre réveil et nous levons à 9h, soit exactement l’heure où le bus arrive depuis Pucon. Autant dire que pour la solitude c’est raté, mais ce ne sera finalement pas trop gênant.</p>
<p>Normalement il y a plusieurs promenades dans ce parc et nous ne savions pas laquelle choisir, mais celle avec la vue sur les volcans est en maintenance donc nous n’avons pas le choix et nous dirigeons vers le sentier des lacs. Le chemin portant bien son nom nous verrons aujourd’hui une petite dizaine de lacs, de tailles et de couleurs différentes.</p>
<p>La forêt ressemble un peu à celle d’Altos de Lircay et, en montant, on trouve beaucoup d’araucaria, arbres typiques de la région. De la famille des pins, ceux ci ont des grosses feuilles/épines pointues et des jolies couleurs du vert au jaune.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--6-sur-17-.jpg#half" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--7-sur-17-.jpg#half" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"></p>
<p>Après plusieurs heures de marche, nous sortons un peu de la forêt, et avons sur notre GPS un chemin écrit pour atteindre un point de vue et espérer voir le fameux Villarica.<br>
Aucune trace de ce chemin sur le terrain par contre, mais on se dit qu’on va quand même tenter le coup.  La direction n’est pas très compliquée, il y a une montagne avec des petits buissons à monter et au sommet on doit avoir une jolie vue, d’autant plus que le ciel est en train de se découvrir.</p>
<p>Au bout d'une demi-heure on voit que sans chemin on avance très lentement, la pente est rude et l’on s’enfonce dans la terre comme dans de la neige. Lise a même cassé un de ses bâtons de marche en dérapant ! Et puis surtout nous sommes dimanche et on a comme plan de terminer la journée en nous prélassant dans les eaux chaudes de thermes (qui ferment tard le dimanche soir) pour nous reposer. Mais pour ça il faut être de retour pas trop tard à la voiture alors c’est décidé, tant pis pour le point de vue on fait demi-tour !<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--5-sur-17-.jpg#half" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--3-sur-17-.jpg#half" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--1-sur-17-.jpg#line" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--2-sur-17-.jpg#line" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--4-sur-17-.jpg#line" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--8-sur-17-.jpg#line" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"></p>
<p>On redescend donc rapidement, et on prend la route vers les « termas geometricas » pour une session nocturne. Pour s’y rendre, le gps nous donne le choix entre deux routes, mais vu l’heure qui tourne on prend la plus directe sans réfléchir plus longtemps. Celle ci s’enfonce dans la forêt et n’est pas extra mais on a vu pire... Jusqu’au moment où elle commence à s’élever, et Farkas se retrouve à patiner dans la terre.<br>
On fait plusieurs essais, mais impossible pour nous de passer, il nous aurait fallu un 4x4, avec un peu plus de reflexion le fait que cette route n’était pas inscrite sur Google Maps aurait pu nous mettre la puce à l’oreille ;). Grosse déception, surtout qu’il nous restait moins de 10km à parcourir, pas de thermes ce soir mais ce n’est que partie remise. Par contre l’endroit est beau en pleine forêt, au bord d’une rivière alors on y reste pour une nuit tranquille.</p>
<h3 id="deuximejournederandoelcani">Deuxième journée de rando El Cani</h3>
<p>Le lendemain on décide finalement de repousser à nouveau les thermes et de partir pour une nouvelle randonnée. On se rend cette fois ci dans le parc El Cani. Comme partout il faut payer des frais d’entrées pour accéder à la balade. Il s’agit cette fois ci d’un parc privé, mais détenu par une organisation de protection de l’environnement qui a acheté ces terres pour les préserver de la déforestation qui guette les alentours.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--9-sur-17-.jpg#half" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--10-sur-17-.jpg#half" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--11-sur-17-.jpg#line" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--12-sur-17-.jpg#line" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--13-sur-17-.jpg#line" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--15-sur-17-.jpg#line" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"></p>
<p>La rando est à nouveau très sympa, elle monte au milieu de différents types de forêts jusqu’à quelques lacs d’abord. Sur le début, on a la chance que le sommet du volcan Villarrica soit enfin découvert et qu’on puisse admirer sa belle forme conique. La dernière partie monte fort jusqu’à un point de vue à 360° sur les alentours. Malheureusement tous les volcans (on aurait pu en voir 5) se sont à nouveau cachés dans les nuages, mais les montagnes et forêts alentours sont magnifiques.<br>
On pique-nique sur place dans le vent en espérant que ça se dégage, mais ce ne sera pas le cas et nous finissons par redescendre.</p>
<h3 id="dtentedanslestermasgeometricas">Détente dans les termas geometricas</h3>
<p>Après une nuit pluvieuse en bord de lac, on se rend enfin aux thermes géometriques. Levés de bonne heure, on a le temps de commencer notre journée bien-être avec un petit déjeuner de pancakes et d’arriver pour l’ouverture et on a donc l’endroit pour nous ! Ces termes sont situés le long d’une rivière qui coule dans une gorge étroite, et une vingtaine de bassins semi-naturels se suivent.<br>
La température de l’eau oscille entre 45°C et 5°C !! On profite évidemment plutôt des bains chauds pour nous délasser après 2 journées de marche. L’endroit est vraiment très beau, les bassins et constructions sont bien intégrés, et avec toute cette végétation on se sent comme en pleine nature.<br>
Comme il pleut encore aujourd’hui, des volutes de fumées s’élèvent des bassins et renforcent le charme du lieu dont on profite au chaud, en sentant la pluie battre au dehors.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--16-sur-17-.jpg#half" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Pucon--17-sur-17-.jpg#half" alt="De la mer à la montagne, de Concepcion à Pucon"></p>
<p>Et pour vraiment se vivifier, c’est tout au bout de la gorge que ça se passe, puisque coule une belle cascade d’eau… glacée! Le froid fait mal aux extrémités, mais c’est tellement agréable de se remettre au chaud ensuite…</p>
<p>En milieu de journée les bassins se sont bien remplis, et on commence à se sentir un peu tout mou, donc après 5 bonnes heures de baignade même si la météo s’améliore, il est temps de reprendre la route.</p>
</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Vins et randos dans le centre du Chili]]></title><description><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><p>Nous poursuivons notre découverte du Chili, en nous rendant dans ce qui est considéré comme la région produisant les meilleurs vins du pays, avant de profiter pour la première fois des sentiers des Andes en rando dans le parc national Altos de Lircay.</p>
<h3 id="lavalledecolchagua">La vallée de Colchagua</h3>
<p>Puisque nous n’</p></div>]]></description><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/vins-et-randos-dans-le-centre-du-chili/</link><guid isPermaLink="false">5c62f48a14ce6c0715ca3825</guid><category><![CDATA[Chili]]></category><category><![CDATA[Nos récits]]></category><dc:creator><![CDATA[Lise et Thomas]]></dc:creator><pubDate>Tue, 12 Feb 2019 17:17:25 GMT</pubDate><media:content url="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Altos-de-Lircay--13-sur-18-.jpg" medium="image"/><content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Altos-de-Lircay--13-sur-18-.jpg" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"><p>Nous poursuivons notre découverte du Chili, en nous rendant dans ce qui est considéré comme la région produisant les meilleurs vins du pays, avant de profiter pour la première fois des sentiers des Andes en rando dans le parc national Altos de Lircay.</p>
<h3 id="lavalledecolchagua">La vallée de Colchagua</h3>
<p>Puisque nous n’avons pas été convaincus par les vins goutés dans le nord de l’Argentine, nous voulons découvrir ceux du Chili, en nous rendant dans la vallée de Colchagua, dans laquelle se regroupent de nombreux producteurs.<br>
On y arrive un soir, et on passe un peu de temps à trouver un lieu où planter notre van pour la nuit. Notre problème étant qu’il ne nous restait plus assez d’eau et que l’endroit sympa que nous avions trouvé initialement n’avait pas de point d’eau !</p>
<blockquote>
<p><strong>Problème de la vie en van : comment avoir de l'eau?</strong><br>
Le van n’ayant pas de grand réservoir nous nous servons de bidons de 6L. 6L ce n’est pas beaucoup pour cuisiner, faire la vaisselle et boire, donc rapidement nous achetons d’autres bidons histoire de pouvoir avoir une autonomie de quelques jours. Mais il ne faut pas oublier de les remplir avant de se trouver un endroit magnifique et isolé de tout autre civilisation, sinon on n’est pas bien !!</p>
</blockquote>
<p>Après avoir trouvé un magasin ouvert en ce dimanche (oui c’est toujours dimanche quand on a besoin de quelque chose d’urgent), nous nous posons près d’une rivière et de ce qui s’avère être une piste de course pour lévriers. Attirés par les bruits on va voir, et nous avons de la chance ils sont encore en train de concourir. C’est assez rigolo de les voir, quoi que surement plus intéressant lorsqu’il s’agit de notre chien qui court !</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Colchagua-valle-e--1-sur-8-.jpg#half" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Colchagua-valle-e--3-sur-8-.jpg#half" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"></p>
<p>Après un bon diner en regardant le coucher du soleil sur la rivière, une bonne nuit dans notre van 4 étoiles, nous voilà tout disposé à aller déguster du vin. Cette fois ci on change de technique, on va visiter la bodega qui est censé être parmi les meilleures du coin comme ça on a une chance que ça nous plaise un peu plus. C’est ainsi que nous débarquons à la villa Montes, assez surprenant ce vignoble est tout récent et a été fondé il y a une petite vingtaine d’année.<br>
Ayant choisi une visite en Anglais nous avons eu droit à une visite privée avec 2 guides rien que pour nous (c’était la première fois pour l’un des guides qui était du coup bien stressé et aidé par sa collègue). Ici pas de tour dans les vignes, on nous explique surtout la particularité de ce vin dont les vignes ne sont pas arrosées (technique assez fréquente en France mais beaucoup moins dans un endroit aussi sec et aride qu’ici). Les rendements sont donc plus faibles, au contraire de la qualité.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Colchagua-valle-e--6-sur-8-.jpg#half" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Colchagua-valle-e--4-sur-8-.jpg#half" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"></p>
<p>Les vins sont mis à vieillir en fûts dans une très jolie cave dans laquelle est diffusé 24h/24 des chants grégoriens. Technique assez surprenante, mais comme nous explique notre guide, même si l’on ne croit pas que ça puisse faire du bien au vin ca ne peut pas lui faire de mal ! On imagine aussi que c’est plus une technique marketing qu'oenologique mais c'est marrant.<br>
D’ailleurs ils nous expliquent que peu de Chiliens boivent du vin, ce n’est pas vraiment dans leurs habitudes et tous les vignobles du coin exportent ainsi plus de 95% de leur production. Leur vin est donc plus bu en France qu’au Chili !</p>
<p>Histoire de rentabiliser le prix de leurs visites (assez élevé !) ils nous font déguster 4 de leurs vins, et comme nous ne sommes que deux elle nous rajoute un verre de leur très haut de gamme. On apprécie! On a bien fait de venir leurs vins sont vraiment très bon, on repart même avec quelques bouteilles pour des futures soirées.<br>
Nous sommes tout de même un peu déçus de ne pas pouvoir faire un tour dans les vignes mais bon la visite valait le coup et la vue est très jolie.</p>
<p>En voulant repartir, on remarque un tout petit défaut de notre voiture. Pas très récente, celle ci n’a pas d’alarme lorsque l’on ouvre la porte avec les phares allumés… Vous voyez où on veut en venir, le temps de la visite est largement suffisant pour que la batterie soit à plat et que nous ne puissions redémarrer. <em><strong>Boulette</strong></em></p>
<p>On reprend vite nos esprits et on est contents que cela nous arrive dans un parking avec d’autres voitures dans le coin plutôt qu’un matin après avoir dormi au milieu de nulle part ! Autre point positif : on ne doit pas être les premiers à qui cela arrive car la location inclut les câbles pour redémarrer.<br>
Par contre on à l’air un peu idiots en demandant de l’aide car, en plus de notre situation, nous ne savons pas où se trouve la batterie. On avait déjà remarqué la veille que nous n’avions pas de capot et que pour accéder au moteur il fallait soulever le siège passager mais la batterie n’a pas l’air de se trouver ici. Heureusement, les chauffeurs de taxi qui nous ont aidé ont été supers gentils et très efficaces et en 2 minutes ils avaient démarré notre van (oui, on s’est contenté de les regarder faire).</p>
<blockquote>
<p><strong>Note pour plus tard</strong> : pour éviter de passer pour des idiots comme cela à nouveau, veiller à toujours vérifier 2 fois que les phares sont éteints, d’autant plus qu’il est obligatoire de les allumer pour rouler même en journée.</p>
</blockquote>
<p>L’après midi nous avions prévu de visiter la ville, et surtout de partir à la recherche d’une douche, mais il n’y a vraiment rien du tout d’intéressant dans la ville, et pas de camping ou demander à utiliser les douches, les auberges de jeunesses n’ont pas voulu non plus. On décide donc de reprendre la route aujourd’hui histoire de trouver une station essence où se doucher.</p>
<p>Mais finalement nous nous arrêtons en chemin à une superbe bodega, le décor est très beau. Nous entamons une nouvelle dégustation, et cette fois ci c’est pas moins de 8 vins différents que nous goutons. Encore une fois, dans l’ensemble ils nous plaisent beaucoup.<br>
On peut dire qu’on aura eu la dose pour la journée, heureusement qu’on a un peu à manger en même temps !!</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Colchagua-valle-e--7-sur-8-.jpg#half" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Colchagua-valle-e--8-sur-8-.jpg#half" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"></p>
<blockquote>
<p><strong>Problème de la vie en van : où prendre une douche aujourd’hui ?</strong><br>
(Idem pour les toilettes mais c’est quand même plus facile d’aller dans un café ou un restaurant pour aller aux toilettes que pour prendre une douche). En fonction des endroits et de nos humeurs, nous allions donc régulièrement sur les aires d’autoroutes et les stations essences qui sont équipées de douches (plus ou moins chaudes et plus ou moins gratuites), ou alors dans des campings en payant la nuit ou juste la douche.</p>
</blockquote>
<p>Pour ce soir, nous dormirons donc sur une aire d’autoroute, ça ne fait pas rêver mais c’est moins pire que ce que l’on imaginait. Nous mangeons quand même à l’intérieur car manger sur un parking c’est pas folie folie mais à part ça il n’y a pas trop de bruit, on a le wifi et on peu prendre une douche !</p>
<h3 id="altosdelircay">Altos de Lircay</h3>
<p>Le lendemain nous reprenons la route vers le sud, mais surtout en direction des Andes. Le Chili n’étant pas très large on peut se permettre d’alterner mer / montagne rapidement, c’est pas beau ça ?! Passer nos journées dans la voiture on n’y est pas habitués donc on se dirige vers un parc naturel où faire des randonnées.</p>
<p>Le parc naturel d’Altos de Lircay vers lequel nous nous dirigeons n’est pas très connu et nous seront donc seuls à dormir dans leur camping cette nuit là. Ce camping est d’ailleurs très bien entretenu, avec une table, un point d’eau et un barbecue à chaque emplacement de tente. L’intérêt de celui ci est par contre assez limité puisqu’il est strictement interdit de faire du feu à l’intérieur du parc. Nous avons d’ailleurs trouvé ça étrange et rigolo de devoir montrer notre butagaz pour démontrer que nous n’allumerons pas de feu et ainsi pouvoir entrer.<br>
On remplit aussi un papier que nous devons déposer dans la boite au lettre en repartant, sinon 48h après notre retour supposé ils déclenchent les secours. On espère qu’ils essaient d’appeler les numéros d’urgence que l’on a donné avant de déclencher leur plan de secours car on imagine que cela doit arriver d’oublier de mettre le papier dans la boite au lettre en sortant !!<br>
En tout cas, la CONAF (organisme de gestion des parc naturels chiliens) ne rigole pas avec la sécurité.<br>
Nous verrons aussi tout au long de nos randonnées dans ce parc que c’est très bien balisé et entretenu, ils n’hésitent d’ailleurs pas du tout à fermer un chemin simplement car il est un peu moins bien entretenu.</p>
<p>Ne sachant pas à quoi s’attendre ici on est content des explications du gardien, ainsi que de tous leurs panneaux expliquant la faune et la flore que l’on trouve dans le coin.</p>
<p>Pour ce soir nous ferons des petites promenades autours du camping, il paraît qu’on peu y voir des hiboux, des renards et des lynx entre autres alors on guette, on ouvre grand les yeux et on attend tranquillement qu’ils arrivent.</p>
<p>Bien sur ils n’arrivent pas, pourtant on voit pleiiins d’arbres dans lesquels on imaginerai bien des hiboux. Mais bon nos seuls copains ce soir seront les pic-verts à tête rouge et les rapaces que l’on voit haut dans le ciel.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Altos-de-Lircay--1-sur-18-.jpg#third" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Altos-de-Lircay--7-sur-18-.jpg#third" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Altos-de-Lircay--3-sur-18-.jpg#third" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Altos-de-Lircay--2-sur-18-.jpg#line" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Altos-de-Lircay--4-sur-18-.jpg#line" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Altos-de-Lircay--5-sur-18-.jpg#line" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Altos-de-Lircay--8-sur-18-.jpg#line" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"></p>
<p>Le lendemain nous partons assez tôt, une longue marche nous attend car nous aimerions aller à un point de vue sur des volcans, puis voir des lagunes. Etant donné qu’on est obligé de dormir au camping nous devons faire le tout en une journée, ce qui doit faire plus de 25 kilomètres !<br>
Nous commençons dans le brouillard et espérons que le ciel se dégagera le temps que l’on arrive au point de vue. La forêt est assez sympa et nous avons un peu l’impression d’être dans Merlin l’Enchanteur. Lorsque l’on monte la végétation se raréfie, les paysages sont bien différents, on rencontre beaucoup de lièvres.<br>
En arrivant au point de vue nous ne sommes pas déçus, plus de nuages et nous sommes sur un plateau qui surplombe de très haut une immense vallée sur laquelle se découpent de plus petites vallées entre les montagnes enneigées. On a surtout la vue sur plusieurs magnifiques hauts volcans.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Altos-de-Lircay--9-sur-18-.jpg#line" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Altos-de-Lircay--10-sur-18-.jpg#line" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Altos-de-Lircay--11-sur-18-.jpg#line" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Altos-de-Lircay--12-sur-18-.jpg#line" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"></p>
<p>Parfait pour le pique nique avant d’aller voir les lagunes.</p>
<p>Pour aller atteindre ces lacs de montagnes, nous suivons la crête, et finalement nous devrons même traverser des passages enneigés. Tout du long on profite de la vue, sur les vallées dans lesquelles avancent des tapis de nuages que nous surplombons.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Altos-de-Lircay--15-sur-18-.jpg#third" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Altos-de-Lircay--17-sur-18-.jpg#third" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Altos-de-Lircay--18-sur-18-.jpg#third" alt="Vins et randos dans le centre du Chili"></p>
<p>Le retour est assez long mais pour une fois nous pouvons prendre un autre chemin (on n’aime pas trop les randonnées aller / retour c’est plus sympa les boucles) alors on en profite. Nous admirons aussi ceux qui ont le courage de le faire en VTT car on voit des traces de vélo partout, mais la descente est vraiment rude !<br>
Arrivés au camping c’est le moment le plus dur : douche gelée alors qu’il ne fait pas chaud dehors !! On retourne ensuite à la voiture (sans oublier bien sur de déposer le petit mot dans la boite au lettre pour que le ranger n’appelle pas les secours) bien contents de notre passage en nature dans ce parc.</p>
<p>Mauvaise surprise en retrouvant notre van, une des portières arrière ne s’ouvre plus, il va donc falloir s’habituer à n’utiliser qu’un côté (c’est surtout pour attraper ce qui est dans les rangements que c’est plus compliqué) le temps de voir avec la compagnie comment le faire réparer. En une semaine se sera la seconde fois qu’on les contactera, la première étant pour le voyant moteur qui s’est allumé le premier jour, ce qui n’annonce rien de bon quand on garde la voiture pendant 50jours ! Mais bon ils nous ont dit que ce n’était pas grave, alors faisons comme ci on les croyait.<br>
En tout cas, si ce n’était pas des randonnées extraordinaires que nous avons faites c’était très agréable et très joli. Et puis il faut en profiter quand on peut avoir les parcs naturels rien que pour nous, ce n’est pas tous les jours non plus !</p>
</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Début de  road-trip au Chili]]></title><description><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><p>N’étant pas encore en grande forme nous redoutions un peu les 7 heures de bus qui séparent Mendoza et Santiago. Finalement c’est surtout le passage de la frontière qui a été long. N’ayant pas le droit d’importer des produits d’origine animale ou végétale les sacs</p></div>]]></description><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/debut-de-road-trip-au-chili/</link><guid isPermaLink="false">5c5c51fe14ce6c0715ca3820</guid><category><![CDATA[Chili]]></category><category><![CDATA[Nos récits]]></category><dc:creator><![CDATA[Lise et Thomas]]></dc:creator><pubDate>Thu, 07 Feb 2019 16:15:42 GMT</pubDate><media:content url="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Valparaiso--6-sur-12-.jpg" medium="image"/><content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Valparaiso--6-sur-12-.jpg" alt="Début de  road-trip au Chili"><p>N’étant pas encore en grande forme nous redoutions un peu les 7 heures de bus qui séparent Mendoza et Santiago. Finalement c’est surtout le passage de la frontière qui a été long. N’ayant pas le droit d’importer des produits d’origine animale ou végétale les sacs sont tous passés au peigne fin, les soutes des bus complètement vidées et fouillées, et pour finir des chiens viennent renifler chaque petit sac pour s’assurer que nous n’ayons aucun des produits interdits.</p>
<p>Une fois arrivés nous nous rendons compte que ça fait longtemps que nous n’avons pas été dans une grande ville, mais on reprend assez rapidement nos repères.<br>
Nous n’avons pas gardé de temps pour visiter la ville, en partie car nous étions pressés de récupérer notre van, et en partie car l’on sait que l’on y reviendra avant de quitter le Chili. Nous passons simplement une bonne soirée à nous promener dans le centre et le beau quartier de Bellavista.</p>
<h3 id="notrenouvellemaisonpourunmoisetdemi">Notre nouvelle maison pour un mois et demi</h3>
<p>Nous nous rendons de bon matin à « Wicked camper » récupérer notre voiture et faisons ainsi la rencontre du <em>Farkas</em>.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/SudValparaiso--1-sur-5-.jpg" alt="Début de  road-trip au Chili"></p>
<p>La grande particularité des vans de cette marque est leur design extérieur, ils sont tous tagués avec des dessins plus ou moins beau. Nous en avons aperçu beaucoup lorsque nous étions vers San Pedro de Atacama, et les designs varient du marrant au bof bof. Le notre à l’avantage d’être coloré, mais il arbore fièrement la tête d’un monsieur Farkas dont nous ne savons rien.<br>
Devant notre air incrédule le monsieur de l’agence nous explique que ce Farkas est un milliardaire Chilien connu et aimé car il donne beaucoup d’argent à diverses œuvres de charités et personnes dans le besoin. Bref beaucoup de Chiliens trouveraient ça sympa d’avoir un président qui donne de l’argent à tout le monde, d’où l’idée du van « Farkas presindent 2022 » (faute d'ortographe d'origine... ).<br>
L’idée ne doit pas non plus plaire à tous car un des coté du van a été vandalisé par une personne apparemment mécontente...</p>
<p>Nous sommes quand même bien content de notre véhicule, et débutons ainsi une autre étape à notre voyage. Fini les sauts d’hôtels en hôtels, les repas au restaurant midi et soir, nous avons maintenant une maison sur roue pour les 7 prochaines semaines. Ca nous laisse donc le temps de descendre tranquillement avant de devoir rendre le van à Punta Arenas, en Patagonie.<br>
Nous ne connaissons pas encore notre itinéraire et improviserons au fur et à mesure. Il y a tellement de choses à voir dans les 3000km qui nous séparent de la Terre de feu que nous n’avons pas tout regardé, d’autant plus que nous avons les papiers pour pouvoir passer en Argentine et prévoyons d’alterner entre les deux pays en fonction de ce qui nous paraît le mieux.<br>
Pour le moment nous savons simplement que nous souhaitons visiter Valparaiso, une ville chilienne au bord du pacifique.</p>
<h3 id="valparaiso">Valparaiso</h3>
<p>Le trajet pour aller à Valparaiso n’est pas très long, mais on comprend rapidement que nous n’irons pas très vite avec notre voiture, difficile de dépasser les 100km/h même lorsque la route le permet ! Notre voiture arbore fièrement sur l’arrière : « Appuye sur le klaxon si Farkas est ton président » on se retrouve donc régulièrement klaxonnés puis doublés par des chiliens hilares.</p>
<p>Valparaiso est pour beaucoup une étape incontournable lorsque l’on visite le Chili et on comprend rapidement pourquoi. Arrivant dans cette jolie ville dans la soirée, nous prenons notre temps pour choisir l’emplacement ou nous passerons notre première nuit dans ce van. On vise d’abord une plage sympa sur laquelle on se pose pour une balade, mais lorsque le soir commence à se rapprocher on lui trouve finalement 2 défauts : il y a encore trop de monde sur ce parking pour que nous y soyons à l’aise, et la vue n’est pas dégagée pour le coucher du soleil. Nous nous dirigeons donc vers un parking un peu plus haut offrant une superbe vue sur la côte. Nous ne serons pas les seuls à profiter de ce coucher de soleil ici, mais l’endroit est magnifique avec des dizaines d’immenses pélicans qui volent tout prêt devant le soleil couchant. C’est parfait pour ouvrir notre bouteille de <em>champagne</em> et baptiser le Farkas !</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Valparaiso--1-sur-12-.jpg#third" alt="Début de  road-trip au Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Valparaiso--2-sur-12-.jpg#third" alt="Début de  road-trip au Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Valparaiso--3-sur-12-.jpg#third" alt="Début de  road-trip au Chili"></p>
<p>La ville est tout simplement magnifique, s’étendant sur une dizaine de collines au dessus de la mer avec des maisons construites en taules de bateaux peintes de toutes les couleurs. Les nombreux téléfériques qui facilitent les montées et descentes qui peuvent être raides, contribuent au charme de la ville, tout comme les nombreuses œuvres de street-art.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Valparaiso--4-sur-12-.jpg#third" alt="Début de  road-trip au Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Valparaiso--5-sur-12-.jpg#line" alt="Début de  road-trip au Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Valparaiso--7-sur-12-.jpg#third" alt="Début de  road-trip au Chili"></p>
<p>Nous profitons d’un tour gratuit de la ville en français pour en apprendre un peu plus sur ce sujet notamment, mais des explications de certaines pièces nous racontent aussi une histoire du pays, de ses actualités, ses célébrités et des revendications du peuple.</p>
<blockquote>
<p>Le sujet des Mapuche (que nous découvrons ici), est ainsi régulièrement mis en avant de manière plus ou moins implicite. L'histoire de ce peuple natif du Sud du pays privé de ses terres par le gouvernement au moment de l'indépendance est encore bien vivante. En effet, ses membres continuent de demander un traitement équitable et sont victimes de violences et de racismes de la part d'une bonne partie des chiliens, ce qui produit des crises régulièrement. Un jeune Mapuche a ainsi été tué par la police seulement 2 jours plus tôt.</p>
</blockquote>
<p>Nous apprenons aussi que cette ville a été pendant longtemps importante dans l’histoire du Chili car elle est devenue un port important sur la route de la ruée vers l’or américain. Cet afflux de ressource à fait de la ville une des plus avancées du pays, jusqu’à ce que l’ouverture du canal de Panama le rende obsolète. La ville a alors perdu de sa splendeur, certains quartiers sont tombés à l’abandon et les habitants dans la pauvreté…<br>
Heureusement le tourisme redonne un nouvel essor à cette ville qui en profite pour se refaire une beauté !</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Valparaiso--8-sur-12-.jpg#line" alt="Début de  road-trip au Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Valparaiso--9-sur-12-.jpg#line" alt="Début de  road-trip au Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Valparaiso--11-sur-12-.jpg#line" alt="Début de  road-trip au Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Valparaiso--12-sur-12-.jpg#line" alt="Début de  road-trip au Chili"></p>
<p>Ce n’est pas la première fois que l’on profite de tours gratuits de villes, et à chaque fois nous trouvons que c’est vraiment intéressant. En plus de visiter la ville nous apprenons toujours beaucoup sur le pays que nous visitons !<br>
Bref Valparaiso nous a charmé.</p>
<p>Après une longue journée à déambuler partout, nous nous trouvons un endroit un peu plus calme pour passer la nuit. Enfoncés dans une forêt de pin, nous avons l’impression d’être tout seuls, et pourtant dès que l’on commence à cuisiner des chiens viennent nous rejoindre. Si nous ne sommes pas très à l’aise au début, nous apprendrons assez rapidement à diner en leur compagnie et nous ferons de nouveaux copains canins de nombreux soirs.</p>
<h3 id="lacotesuddevalparaiso">La cote sud de Valparaiso</h3>
<p>Nous démarrons ensuite notre route vers le Sud, en commençant par suivre la côte durant 2 jours. On y croise des villages de pécheurs coincés entre mer et estuaires, des plages de sable noir surplombées de falaises, et une foule d’oiseaux marins.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/SudValparaiso--2-sur-5-.jpg#third" alt="Début de  road-trip au Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/SudValparaiso--3-sur-5-.jpg#third" alt="Début de  road-trip au Chili"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/SudValparaiso--5-sur-5-.jpg#third" alt="Début de  road-trip au Chili"></p>
</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région]]></title><description><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><p>Nous quittons San Pedro de Atacama en bus pour nous diriger vers l’Argentine. Pendant tout le trajet les paysages que l’on traverse sont incroyables et on est bien contents d’avoir pu choisir les meilleures places du bus (celles qui sont à l’étage tout devant, on est</p></div>]]></description><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/salta/</link><guid isPermaLink="false">5c4741b314ce6c0715ca3803</guid><category><![CDATA[Argentine]]></category><category><![CDATA[Nos récits]]></category><dc:creator><![CDATA[Lise et Thomas]]></dc:creator><pubDate>Sat, 02 Feb 2019 00:17:59 GMT</pubDate><media:content url="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--5-sur-35-.jpg" medium="image"/><content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--5-sur-35-.jpg" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><p>Nous quittons San Pedro de Atacama en bus pour nous diriger vers l’Argentine. Pendant tout le trajet les paysages que l’on traverse sont incroyables et on est bien contents d’avoir pu choisir les meilleures places du bus (celles qui sont à l’étage tout devant, on est donc le mieux placé pour observer le paysage). Le trajet est un peu long, mais c'est surtout à la frontière que l’on met du temps, et encore il paraît que c’est bien plus long d’entrer au Chili !</p>
<h3 id="saltavillelarchitecturecoloniale">Salta, ville à l'architecture coloniale</h3>
<p>Nous arrivons donc à Salta un soir et filons à notre hôtel sans prendre le temps de visiter cette ville à l’architecture coloniale.</p>
<blockquote>
<p>Le lendemain matin on commence par se poser les vraies questions : comment avoir des pesos argentins et combien ?! Nous ne savions pas du tout à quoi nous attendre financièrement en Argentine car même si effectivement le Peso Argentin a connu une sacrée crise cet été, l’inflation de 40 à 50% compense bien les choses. Dans certains magasins les prix augmentent chaque semaine, autant vous dire que beaucoup d’argentins ne s’en sortent pas très bien et que c’est une période difficile pour le pays.<br>
De plus, tous les distributeurs ont des frais fixes énormes (plus de 15% de ce que l’on retire). Heureusement on avait prévu le coup et on avait retiré des dollars au Pérou et en Bolivie pour pouvoir les échanger en Argentine. Bien sur le dimanche matin on ne trouve rien d’officiel, mais il y a toujours des gens pas loin des bureaux de change qui proposent de nous échanger nos billets dans la rue !</p>
</blockquote>
<p>Nous ne sommes pas émerveillés par la beauté de Salta, effectivement il y a de beaux bâtiments, mais aussi d’autres très moches juste à côté, et puis la ville n’est pas très propre. On apprécie quand même de pouvoir déjeuner en terrasse sur des petites places, on se croirait presque à la maison.<br>
Mais si nous sommes venus ici, c’est surtout pour visiter les alentours de la ville. On a donc loué une petite voiture pour les 5 prochains jours (pas de 4X4 cette fois ci mais on va essayer d’y faire attention).<br>
Il y a deux tours que beaucoup de touristes font en louant des voitures : la boucle du nord et celle du Sud. En 5 jours on pourrait avoir le temps de faire les deux, mais on n’a pas envie de faire les choses au pas de course et on opte donc pour la boucle du sud qui promet des paysages plus différents de ceux déjà vus</p>
<h3 id="quelquesjoursdanslargiondecafayate">Quelques jours dans la région de Cafayate</h3>
<p><strong>Road trip, jour 1</strong><br>
Si au début les paysages n’ont rien d’exceptionnels, on arrive au bout d’une bonne heure dans des canyons incroyables remplis de cactus géant. La transition est assez brute, nous sommes passés de champs tout verts remplis d’énormes vaches à des canyons tout secs remplis de cactus.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Salta--1-sur-35-.jpg" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--2-sur-35-.jpg#line" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--3-sur-35-.jpg#line" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--4-sur-35-.jpg#line" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--6-sur-35-.jpg#line" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"></p>
<p>On comprend rapidement que toutes les voitures que l’on croise ici sont d’autres touristes faisant la même boucle que nous, on les repère facilement aux régulières pauses photos. Nous ne faisons pas exception à la règle et nous nous arrêtons très régulièrement étant donné que la vue est de plus en plus belle.<br>
Nous avons de la chance, le temps est beau et la température agréable alors en profite pour sortir de la voiture nous dégourdir les jambes et nous promener dans la « vallée enchantée ». Très joli petit coin dans lequel on aperçoit pleins d’animaux (des moutons, des brebis, des canards, pleins de rapaces, des lamas, des chevaux …). Les pâturages et les roches ont des couleurs pastels qui donnent un vrai charme au lieu.</p>
<p>De retour à la voiture nous voici repartis en traversant un parc national, dans lequel on découvre des cactus partout et ils sont géants. Nous sommes entre 2000 et 3000m d’altitude, et on a l’impression d’être dans une grande plaine désertique. On voit pour la première fois de Guanacos, le dernier animal de la famille des lamas que nous n’avions pas encore rencontré (après les alpagas et les vigognes).<br>
Bon, vu de loin on ne voit pas vraiment de différence avec les vigognes, dans les 2 cas c’est un lama en plus fin. Mais puisque les panneaux nous disent de faire attention aux guanacos on leur fait confiance.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--7-sur-35-.jpg#third" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--8-sur-35-.jpg#third" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--10-sur-35-.jpg#third" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><br>
Après un petit passage sur une ancienne route inca (oui oui ils sont encore là, ils sont vraiment partout ces incas) nous entamons les parties sur les routes en terre.<br>
On s’arrêtera à Cachi, où nous avons réservé un très mignon petit hôtel dans ce petit village sympathique. Sur la fin du trajet nous avons commencé à passer des panneaux indiquant que nous nous trouvons sur la route des vins mais pour le moment le seul pied de vigne que nous voyons est dans le jardin de notre hôtel. A se demander avec quoi ils font leur vin.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--9-sur-35-.jpg#half" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--11-sur-35-.jpg#half" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><br>
Mais bon, il est temps de passer aux choses sérieuses, on a repéré en passant dans le village que les grands pères étaient en terrasse sur la place principale (qui comme dans toutes les villes en argentine s’appelle la place d’armes) en train de boire un verre, il est temps de les rejoindre. Il fait beau, on nous sert des tapas et le village avec ses maisons blanches à l’architecture espagnole nous donne plutôt l’impression d’être en Espagne. En tout cas on est bien contents de notre première journée.</p>
<p><strong>Road trip jour 2</strong><br>
Le lendemain nous partons assez tôt car nous avons beaucoup de route qui sera à priori en mauvais état tout du long. On passe un grand nombre de villages qui paraissent à l’abandon, mais ont tous une église en assez bon état, et on s’arrête pour notre déjeuner à dans l'un d'eux. Comme celui de la veille le village est vraiment trop mignon et on déjeune dans une hacienda très sympa.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--13-sur-35-.jpg#line" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--14-sur-35-.jpg#line" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--12-sur-35-.jpg#line" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--15-sur-35-.jpg#line" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"></p>
<p>On fait ensuite un détour sur une petite route pour atteindre une bodega, le nom local des producteurs de vins. En y arrivant on finit enfin par voir les vignes qui s’étendent autour du domaine, l’endroit est magnifique. En attendant de pouvoir faire une visite, on se pause en terrasse pour une dégustation de leur production. Ce vin est connu pour être l’un de ceux produits les plus hauts du pays mais on n’est pas convaincus par le goût qui sans être mauvais n’est pas non plus vraiment bon.<br>
Avant la rapide visite de la cave, on nous propose la visite d’un musée construit sur place par le propriétaire du domaine. Féru d’art, celui ci a construit un bâtiment pour donner la possibilité à un artiste d’y créer des œuvres. L’endroit est très surprenant, les œuvres sont constituées uniquement de jeux de lumières, de couleurs et d’ombres. On ne s’y attendait pas, mais finalement c’était plus intéressant que le vin !!<br>
Il commence à se faire tard alors on se remet assez rapidement en route, malheureusement pour rejoindre la route « principale » le chemin que l’on prend est en très mauvais état. Le problème avec le GPS c’est qu’il ne voit pas vraiment de différence entre les petites routes et celles qui sont en meilleurs état. Impossible de savoir donc quelle route est la plus rapide. On est bien heureux de quitter ces chemins de terre / sable (sans s’être enlisés) pour retrouver la route 40, bien qu’en mauvais état elle aussi.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--16-sur-35-.jpg#half" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--17-sur-35-.jpg#half" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--18-sur-35--1.jpg#third" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--19-sur-35-.jpg#third" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--21-sur-35-.jpg#third" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><br>
Petit point amusant, cette route 40 traverse l’Argentine du Nord au Sud (ou du Sud au Nord), les bornes kilométriques indiquent donc des chiffres au delà de 4 000 km ! On espère que lorsque l’on retrouvera cette route tout au sud elle sera en meilleur état, car ici impossible de rouler à plus de 30 km/h.<br>
Malgré la poussière et la fatigue qui commence à se faire sentir (c’est le moment ou l’on regrette d’avoir réservé un hôtel, on se serait bien arrêté dans un petit village avant, mais c’est presque 2 fois moins cher de réserver en ligne plutôt que d’y aller directement donc on n’avait pas trop hésité), on profite quand même des jolies couleurs du ciel et du soleil qui se couche. Nous nous retrouvons au milieu de canyons avec de la terre rouge tout autour de nous, c’est très joli.</p>
<p><strong>Road trip jour 3</strong><br>
Le lendemain c’est journée tranquille, au programme un petit tour de la ville de Cafayate où nous avons dormi, visite d'une nouvelle bodega, et puis on reprendra la route pour nous trouver un endroit sympa où planter la tente pour la nuit.<br>
Encore une fois le décor nous plait bien, on est maintenant entourés de vignes, les bodegas d’ici sont toutes récentes et nous font penser à des villas en Provence.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--22-sur-35-.jpg#third" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--23-sur-35-.jpg#third" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--24-sur-35-.jpg#third" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><br>
Nous reprenons la route vers le nord, mais pas très longtemps : on n’a pas envie de rouler aujourd’hui on préfère se dégourdir les jambes et profiter de la nature qui nous entoure. Après une grande exploration Thomas nous trouve l’endroit parfait pour planter la tente en évitant le vent violent qui souffle. Nous garons notre petite titine au bord de la route et on part avec nos sacs pour aller dormir au beau milieu d’un canyon!<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--29-sur-35-.jpg#line" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--30-sur-35-.jpg#line" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--31-sur-35-.jpg#line" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--32-sur-35-.jpg#line" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><br>
Ici on est protégé du vent et a l’écart de la route, au milieu de falaises de pierres rouges qui s'élevent sur des dizaines de mètres. Le lieu est vraiment magnifique ! En fin de soirée, la pluie se met à tomber et on entend l’orage qui gronde au loin. Nous sommes bien protégés dans notre petite tente, mais on entend l'eau qui dégouline tout autour de nous, et le tonnerre résonne bien fort dans le canyon c’est vraiment très impressionnant.</p>
<p><strong>Road trip jour 4 et dernier</strong><br>
Le lendemain nous partons pas trop tard continuer notre route entre ses roches aux formes diverses créées par l’érosion. Certaines ont été nommées faisant penser à tel ou tel animal, dès fois cela paraît évident mais à d’autre moment il faut avoir de l’imagination. Nous sommes aussi bien contents de nous retrouver en face d’un renard qui ne paraît pas avoir trop peur de nous et prend son temps pour partir.<br>
En nous rapprochant de Salta on s’arrête un bon moment au bord d’un immense lac ou nous aurions aimé trouvé un endroit pour dormir. Rien ne nous paraît idéal pour passer la nuit, mais nous admirons les belles villas et les beaux bateaux que nous voyons. Le lac est immense et doit accueillir autant les pêcheurs du coin que les riches de la région qui ont une maison secondaire ici.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--34-sur-35--1.jpg#half" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/02/Salta--35-sur-35-.jpg#half" alt="Le nord Ouest Argentin : Salta et sa région"><br>
Nous préférons continuer de rouler et rentrer dormir à Salta ce soir, nous devons rendre la voiture le lendemain et comme ça on pourra profiter pour visiter un peu la ville le lendemain matin.</p>
<p><strong>Visite de Salta</strong><br>
En plus des restaurants nous visitons ainsi le musée d'archéologie de haute montagne qui est surtout connu car il abrite 3 corps d’enfants momifiés. Ces enfants ont étés enterrés vivants en haut d'un volcan que les incas pensaient sacré. En effet lors de certaines occasions les incas avaient pour coutume d’offrir les plus beaux enfants du coin en offrande à certaines montagnes. Les enfants étaient d’abord mariés, puis enterrés avec tout un tas d’objet autour d’eux. Ce qui est impressionnant ici c’est la conservation de ces corps, le froid de la montagne a permis qu’ils ne se décomposent pas, et la science à maintenant pris le relais. Un seul des corps est mis en exposition au musée, ils alternent de temps en temps, nous avons donc eu l’honneur de voir le petit garçon. Nous ne ferons pas de commentaires sur ces coutumes particulières et espérons que ces offrandes n’étaient pas régulières, mais néanmoins la visite du musée a été très intéressante et nous en a appris encore un peu plus sur les incas.</p>
<h3 id="mendoza">Mendoza</h3>
<p>Il est temps maintenant de quitter la région pour nous rendre dans une autre région viticole argentine : la région de Mendoza. Mendoza étant aussi considérée comme une ville au nord de l’argentine nous n’avions vraiment pas imaginé qu’elles étaient en fait à plus de 15h de bus. Tant pis, il est un peu tard pour prendre des billets d’avions, nous passerons encore une fois une bonne nuit dans un bus. Notons qu’en Amérique du Sud les bus longs ont tous des « hôtesses » à bord pour pouvoir nous servir à boire et à manger comme dans les avions (bien sur la route bouge bien plus donc ce n’est pas toujours évident de boire son café ou son thé sans en renverser partout), ils limitent ainsi le nombre de pause et ne s’arrêtent que pour changer de chauffeur.</p>
<p>Inutile de faire tout un article sur Mendoza et sa région, nous avons tout juste eu le temps de nous promener dans cette ville que nous sommes tombés malade et avons passés les 2 jours qui suivent enfermés dans notre hôtel. C’est bien dommage, cette grande ville nous a paru agréable. Nous aurions aussi bien volontiers passé une journée à faire du vélo dans les vignes et faire un tour au pied de l’Aconcagua (plus haut sommet des Andes), mais nous n’avons malheureusement pas la possibilité de prolonger notre séjour, une voiture nous attends à Santiago car nous continuerons notre découverte du Chili et de l’Argentine en van !</p>
</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[A Atacama le désert c'est galère]]></title><description><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><p>Aller de Cusco jusqu’à San Pedro de Atacama n’est pas vraiment facile, c’est long et sans rien de direct. Après s’être un peu renseignés, on voit qu’on va devoir faire beaucoup de changement de bus, mais on a une idée plutôt précise des villes par</p></div>]]></description><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/atacama/</link><guid isPermaLink="false">5c3e6a9214ce6c0715ca37f9</guid><category><![CDATA[Chili]]></category><category><![CDATA[Nos récits]]></category><dc:creator><![CDATA[Lise et Thomas]]></dc:creator><pubDate>Wed, 16 Jan 2019 19:33:45 GMT</pubDate><media:content url="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--28-sur-31-.jpg" medium="image"/><content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--28-sur-31-.jpg" alt="A Atacama le désert c'est galère"><p>Aller de Cusco jusqu’à San Pedro de Atacama n’est pas vraiment facile, c’est long et sans rien de direct. Après s’être un peu renseignés, on voit qu’on va devoir faire beaucoup de changement de bus, mais on a une idée plutôt précise des villes par lesquelles on doit passer.<br>
Nous espèrons juste réussir à y être en moins de 2 jours pour pouvoir assister à la soirée astronomique que l’on a réservé à Atacama.</p>
<blockquote>
<p>C’est 19 heures après notre départ, en ayant combiné 2 bus et un collectivo que nous entrons Chili par le Nord. Nous avons été très surpris par les paysages magnifiques que nous avons observés au Pérou durant cette partie du trajet. Nous avons eu l’impression de traverser d’immenses zone désertiques vraiment très jolies ! L’ambiance au Chili est tout de suite très différente, on a l’impression d’être de retour en Europe en se posant dans un centre commercial pendant cette étape. On apprécie aussi vraiment les 2 heures de décalage horaire qui vont nous permettre d’avoir des soirées un peu plus longues, le soleil se couche maintenant vers 20h.<br>
Mais le trajet n'est pas encore fini, il nous faut encore prendre un bus de nuit pour arriver à notre destination, la petite ville de San Pedro de Atacama, centre touristique du désert du même nom.</p>
</blockquote>
<p>En arrivant, tout autours de nous nous plait beaucoup, on retrouve avec joie les paysages du même type que ceux du Sud Bolivien qui nous avaient déjà charmés.<br>
Et en cherchant un hôtel pour la nuit on remarque rapidement une autre différence avec le Pérou et la Bolivie : les tarifs ne sont pas les mêmes, surtout dans cette ville qui est l’une des plus chères du pays. On se fait quand même plaisir après ces 2 nuits de bus et on trouve un très mignon petit hôtel pour nous reposer et planifier les jours à venir.<br>
Nous souhaitons louer une voiture pour être libres d’explorer par nous même les environs et changer des tours collectifs. On avait tenté au dernier moment une réservation sur internet, en se doutant que ca risquait d’être compromis. Mais cela n’a pas fonctionné, et les loueurs de San Pedro n’ont plus que des gros pick-ups 4x4 à nous proposer. Cher donc, mais ca reste rentable s’il peut nous emmener sur certains des endroits que nous souhaitons explorer et pour lesquels les agences sont très chères. On loue donc ce 4x4 pour les 3 prochains jours, pour explorer le désert, et y faire du camping sauvage.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/20181115_123033.jpg#small" alt="A Atacama le désert c'est galère"><br>
Mais avant ça nous avons rendez vous avec les étoiles, merveilleux cadeau d’anniversaire des sœurs et beaux-frères Triaud : une soirée pour observer les étoiles, accompagné d’un astronome pour nous les raconter. On apprend plein de choses (qu’on va essayer de ne pas oublier) et les télescopes nous permettent d’observer de plus près certains objets célestes que l’on imagine seulement à l’œil nu : des nébuleuses, des étoiles lointaines. On a un aperçu bien plus proche sur la lune et ses cratères grâce à l’un de ces télescopes. Mais puisque celle ci est présente, le reste du ciel est un peu trop éclairé pour que l’on puisse voir les étoiles aussi brillantes que possible, et la voie lactée. Il ne nous reste plus qu’a nous réveiller à 5h du matin, une fois que la lune sera couchée, pour pouvoir bien observer toutes les constellations. N’oublions pas que nous sommes ici dans une région des plus propices pour observer le ciel, de part son altitude et le peu de pollution lumineuse du coin.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--1-sur-31-.jpg#small" alt="A Atacama le désert c'est galère"></p>
<p><strong>Premier jour en voiture, on enchaine les visites</strong><br>
Le lendemain on fait chauffer le 4x4 et on se promène vers la vallée de la mort, on fait l’impasse sur la 15ème vallée de la lune que l’on aperçoit (on y reviendra plus tard si on a le temps) et on fait plutôt un petit tour à la Pukará de Quitor. Ils s’agit de ruines d’un fort d’une civilisation pré-inca qui a ensuite servi lors de la guerre contre les espagnols. On retiendra surtout les grosses sculptures de visages dans la pierre rouge et la grotte profonde dans laquelle il est possible de s’enfoncer jusqu’à une ouverture au cœur de la montagne.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--3-sur-31-.jpg#third" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--4-sur-31-.jpg#third" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--5-sur-31-.jpg#third" alt="A Atacama le désert c'est galère"><br>
On se rend ensuite qu’aux eaux chaudes de Puritama . L’endroit est vraiment sympa, une petite rivière qui coule dans une vallée étroite et dans laquelle on peut se baigner au milieu des roseaux qui la borde. L’eau n’est pas extrêmement chaude, mais c’est quand même agréable d’être dans ce cadre.</p>
<p>Les paysages tout autours de nous sont splendides et c’est un régal de rouler sur ces routes avec notre super voiture. Nous avons presque toujours en visu le gros volcan Licancabur avec ses petits frères qui font la frontière avec la Bolivie, mais nous alternons zones désertiques de sables, de pierres, et des vallées plus vertes ou viennent se désaltérer des vigognes, les cousins des lamas.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--6-sur-31-.jpg#full" alt="A Atacama le désert c'est galère"></p>
<p>Pour la première nuit nous nous trouvons une petite rivière pour planter notre tente au bord. On ne verra personne de la soirée hormis des lapins que l’on dérange en arrivant.<br>
Dormant à plus de 3000m d’altitude on s’attendait bien à ce que la nuit soit fraiche, mais au vu des 30° et du soleil de la journée nous ne nous attendions pas à ce que nos bouteilles d’eau gèlent pendant la nuit. Malgré nos super duvets, on ne passera pas une très bonne nuit, des tapis de sols pour nous isoler un peu de l’humidité auraient été les bienvenus. Il fait -7°C quand on se réveille, et nous avons vraiment du mal à imaginer que dans 3 heures il fera 30°C. C’est assez perturbant pour notre corps tant de différences de températures.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--8-sur-31-.jpg#half" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--9-sur-31-.jpg#half" alt="A Atacama le désert c'est galère"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--7-sur-31-.jpg#third" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--10-sur-31-.jpg#third" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--2-sur-31-.jpg#third" alt="A Atacama le désert c'est galère"></p>
<p><strong>Second jour : le geyser del Tatio, des lagunes et le désert</strong><br>
Si on se réveille tôt c’est pour aller visiter le geyser del Tatio, duquel nous sommes proches. Le meilleur moment pour y aller est le matin car le froid extérieur justement le rend plus impressionnant.</p>
<p>On espérait y voir de vrais jets d’eau et non simplement de l’eau chaude qui fume et finalement c’est tellement grand que l’on a eu droit aux deux. Certains geysers ont des jets de quelques mètres (jusqu’à 4m environ), d’autres sont comme des grosses mares d’eau qui bout et d’autres sont des trous qui fument (beaucoup) avec quelques petits jets d’eaux de temps en temps quand la pression monte. La plaine est donc très jolie, avec tout ces points de départ de fumée. Et effectivement on a remarqué en partant qu’ils étaient moins actifs que lorsque l’on est arrivés, donc peut-être que venir plus tôt aurait été encore mieux, mais en arrivant à peine plus tard, on est en décalé avec tous les groupe. Et donc nous avons pu nous baigner dans les bains chauds de cet endroit (vraiment chauds cette fois ci) sans qu’ils ne soient trop bondés après avoir pris notre deuxième petit-déjeuner.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--13-sur-31-.jpg#half" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--14-sur-31-.jpg#half" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--16-sur-31-.jpg#third" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--12-sur-31-.jpg#third" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--17-sur-31-.jpg#third" alt="A Atacama le désert c'est galère"><br>
Notre programme de la journée est ensuite de faire un tour vers plusieurs lagunes, et de nous rapprocher d’un volcan que nous aimerions grimper le lendemain. Premier arrêt aux Ojos del Salar, 2 trous d’eaux bien ronds et cote à cote au milieu du désert plat. Puis nous continuons jusqu’à la lagune Tebinquinche pour y faire une petite promenade. Nous avons la chance d’avoir ce lieu pour nous tout seuls, les agences y allant toutes pour le coucher du soleil. Bien sur, ce n’est pas forcément une chance car Thomas ne trouve pas ça si beau que ça, mais au vu des photos on peut quand même dire qu’il est devenu un peu compliqué à force de voyager…</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--20-sur-31-.jpg#half" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--21-sur-31-.jpg#half" alt="A Atacama le désert c'est galère"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--23-sur-31-.jpg#third" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--24-sur-31-.jpg#third" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--25-sur-31-.jpg#third" alt="A Atacama le désert c'est galère"></p>
<p>Nous reprenons la route après 2 bonnes heures de pause en direction du volcan Láscar. Bien sur pour se faire il faut faire un bon détour et revenir bien en arrière ou alors prendre une piste que l’on voit sur notre GPS. Ne voyant pas l’intérêt d’avoir un 4X4 si ce n’est pour prendre les pistes, on se lance tout feu tout flamme. Après quelques kilomètres on remarque qu’on n’est plus vraiment sur la piste indiquée sur le GPS, mais tant qu’on est dans la bonne direction et que le chemin a l’air tracé devant nous on se dit qu’on peut continuer.<br>
Grossière erreur de débutant.<br>
5 minutes plus tard le super 4x4 est ensablé comme jamais. Le seul effet de nos tentatives pour ressortir est de faire patiner les roues et donc d’enfoncer encore plus la voiture. Nous, on commence à moins faire les malins.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--26-sur-31-.jpg" alt="A Atacama le désert c'est galère"><br>
Pas chauds pour appeler l’assistance et payer un dépannage, on commence à creuser pour essayer de nous dégager. En cherchant des choses qui pourrait nous aider autour de nous, on remarque les traces des autres voitures qui se sont retrouvées comme nous un peu plus loin. On en profite pour ramasser les quelques bouts de planches qu’ils semblent avoir utilisés et qui trainent maintenant dans leurs profonds sillons pleins de boue. En creusant on remarque aussi que la terre est rapidement très humide en profondeur… On n’est pas censé être dans le désert le plus sec du monde ?? 🤔<br>
Après quelques heures d’effort, on pense avoir fait notre possible et nous faisons un dernier essai. Cette fois çi on ne s’enfonce plus et on bouge presque. Mais presque ce n’est pas suffisant !</p>
<p>Plutôt que d’appeler des dépanneurs immédiatement et puisque le jour commence à tomber on choisit de s’installer ici pour passer la nuit, on aura au moins notre nuit dans le désert ! Le moins qu’on puisse dire c’est qu’on est au calme, et puis le paysage est superbe et le coucher de soleil sur cette immensité plate est quelque chose qui vaut la peine.<br>
On espère aussi secrètement qu’il fasse -10°C cette nuit et que le sol gèle ce qui faciliterait bien la sortie. Nous passons finalement une belle soirée au beau milieu du désert mais seul regret : la nuit n’est pas très fraiche !</p>
<p><strong>Troisième jour : bloqués au milieu du désert</strong><br>
Le lendemain matin après un dernier essai qui aura fait bouger la voiture d’un petit mètre on se décide à appeler les secours et commence ainsi une longue attente. Pour faire court, l’assistance d’Europcar a été loin d’être top et il nous a fallu un bon nombre d’appels pour que les choses se mettent en place. Ensuite les dépanneurs n’ont pas eu les bonnes informations de localisations et il faudra encore du temps et des appels pour rectifier ça en passant par les mêmes agents téléphoniques peu efficaces.<br>
Une fois arrivés ils nous ont en revanche sorti de là en moins de 5min et nous aurons même épargné tout sarcasmes.</p>
<p>A nouveau libres de bouger, il est trop tard pour aller monter le volcan comme nous le voulions, mais on se décide quand même à rouler jusqu’à là-bas pour l’observer ainsi que les paysages de cette partie du désert. Mais avant ça, un saut dans les ojos du salar permet de se rafraichir et se remettre un peu.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--27-sur-31--2.jpg#half" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--29-sur-31--2.jpg#half" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--18-sur-31--1.jpg#line" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--19-sur-31--1.jpg#line" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--30-sur-31--2.jpg#line" alt="A Atacama le désert c'est galère"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Atacama--31-sur-31-.jpg#line" alt="A Atacama le désert c'est galère"><br>
Malgré cette mésaventure, on a vraiment trouvé magnifique tout ce que l’on a vu durant ces quelques jours dans les alentours de San Pedro d’Atacama. Et on se dit qu’on a eu de la chance dans notre galère : notre téléphone captait, et on avait suffisamment d’eau de nourriture et de matériel pour passer du temps et la nuit dans le désert.</p>
</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu]]></title><description><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><p>Après une bonne nuit à Agua Calientes suite à notre trek au Choquequirao, nous voici d’attaque pour visiter le Machu Picchu. Une bonne nuit c’est vite dit, car c’est en pleine nuit que sonne le réveil. En effet, nous avons décidé de monter à pieds plutôt que</p></div>]]></description><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/les-incontournables-du-perou-cusco-et-le-machu-picchu/</link><guid isPermaLink="false">5c30ff3bc7fbb1076606c877</guid><category><![CDATA[Pérou]]></category><category><![CDATA[Nos récits]]></category><dc:creator><![CDATA[Lise et Thomas]]></dc:creator><pubDate>Sat, 05 Jan 2019 19:36:03 GMT</pubDate><media:content url="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/MachuPichu--11-sur-12-.jpg" medium="image"/><content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/MachuPichu--11-sur-12-.jpg" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><p>Après une bonne nuit à Agua Calientes suite à notre trek au Choquequirao, nous voici d’attaque pour visiter le Machu Picchu. Une bonne nuit c’est vite dit, car c’est en pleine nuit que sonne le réveil. En effet, nous avons décidé de monter à pieds plutôt que de prendre les navettes, d’une part car elles coutent cher (en plus de l’entrée déjà pas donnée), et d’une autre histoire de se dire qu’on aura tenu jusqu’au bout !</p>
<h3 id="unejourneaumachupicchu">Une journée au Machu Picchu</h3>
<p>Et donc, comme le mieux est d’arriver à l’ouverture et qu’il y a 400m de montée, le jour n’est pas levé quand nous nous mettons en marche et nous ne sommes pas les seuls. Beaucoup d’autres piétons partent à la même heure, mais on est aussi surpris de voir que ceux qui veulent la première navette font déjà la queue (alors qu’elles partent dans 1h30) !</p>
<p>Ce que nous ne savions pas c'est qu'à la sortie du village, tous les marcheurs sont bloqués en bas en attendant que le ciel s’éclaircisse. Résultat, nous nous retrouvons à monter les innombrables marches à la queue-leuleu avec les centaines d’autres touristes. Forcément chacun va à son rythme, mais comme tout le monde veut arriver en premier au guichet le rythme est assez rapide. Pas le temps de faire de pause pour nous, notre entrainement des jours précédents nous permet même d’arriver avant la première navette.</p>
<p>Nous sommes donc parmi les premiers à entrer dans cette ancienne citée Inca. Si le brouillard rend les choses assez irréelles et donne un certain charme quand des bâtiments se dévoilent en s’approchant, on est quand même un peu déçu de ne pas pouvoir profiter d’avoir le site pour nous tout seul pour prendre des photos sans les milliers de touristes quotidiens.</p>
<p>Après un tour rapide (mais dans le bon sens, car ici on ne peut pas circuler comme on veut il faut faire attention il y a pleins de sens interdits et ils ne rigolent pas avec) nous nous dirigeons vers le Wayna Picchu. Cette montagne surplombe le site et offre donc une vue sur la grande cité. Nous avons eu de la chance, même en nous y prenant assez tard d’avoir des billets nous permettant d’y monter, car le nombre d’accès est limité.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/MachuPichu--8-sur-12-.jpg" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"></p>
<p><strong>Le Wayna Picchu</strong><br>
Encore quelques petites centaines de mètres à grimper donc, et à nouveau c’est très raide. Une fois en haut on découvre de nouvelles ruines incas, perchés au dessus d’une ville déjà perchée sur une crête. Ils sont fous ces incas !<br>
Ce coin est sympa à explorer, mais bien sur nous avons été trop rapide pour les nuages (notre heure d’entrée était définie, donc nous n’avions pas vraiment le choix). Nous nous retrouvons donc à attendre au point de vue que le ciel se dégage avec les 200 autres personnes entrées à la même heure que nous. Il ne faut pas être pressés, et petit à petit quelques bouts de vallées ou de ruines se montrent mais d’autres nuages viennent rapidement les cacher.</p>
<p>Bon on ne peut pas rester là éternellement, et au bout de 30min on considère que la vue est assez jolie donc on va continuer notre route. Au lieu de faire demi-tour, nous redescendons cette montagne de l’autre coté pour atteindre le &quot;Temple de la lune&quot;. Ce temple est peu fréquenté car l’accès est assez long et la descente (tout comme la remontée) est assez raide. Mais cela ne nous fait pas peur et puis on ne va pas rater le seul endroit du site où on pourra être au calme (on a un peu de mal à voir tant de monde après 8 jours passés à marcher en pleine nature sans rien ni personne autours). Finalement nous sommes assez rapides et le chemin nous plait bien, pleins de marches et de petits chemins pavés parfois tracés à même la falaise par ces ingénieux incas. Ce temple qui surplombe la vallée est inséré à l’intérieur d’une grande grotte. Malgré tout la remontée a été assez dure, on sent bien que nos jambes ne sont plus aussi vaillantes.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/MachuPichu--1-sur-12-.jpg#line" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/MachuPichu--2-sur-12-.jpg#line" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/MachuPichu--3-sur-12-.jpg#line" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/MachuPichu--4-sur-12-.jpg#line" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><br>
Ensuite, en retournant sur le site en lui même, on ne comprend plus vraiment où on peut aller avec tout ces sens interdits, et un instant on croit s’être faits bizuter et ne pas pouvoir profiter du Machu Picchu avec le ciel dégagé. Le seul chemin accessible pour nous est celui de la sortie, mais finalement un garde nous rassure et nous explique que nous devons sortir mais nous pouvons re-rentrer, et même passer la journée entière ici et non la demi-journée comme c’est indiqué partout.<br>
Parfait, on en profite pour sortir se poser, pique-niquer et reprendre notre visite en pleine forme.</p>
<p><strong>La porte du soleil</strong></p>
<p>On voit vite la différence de public, le matin il y a tous les jeunes, et l’après midi c’est plutôt les personnes âgées et les gros groupes de touristes qui viennent de Cusco pour la journée. L’affluence est bien plus grande et des énormes attroupements se forment dans les meilleurs spots photos.<br>
N’ayant pas vraiment pu admirer le paysage le matin, on décide d’aller à la porte du soleil, qui est là ou arrive ceux qui font « l’inca trail » (seul trek qui arrive directement dans le machu pichu après avoir marché 4 jours sur un chemin inca et d’anciennes ruines réaménagées, ca fait rêver à part qu’il coute plus de 1000€ / personne et qu’il faut réserver plusieurs mois en avance, pas pour nous quoi !). On se dit aussi que de là-bas on devrait apercevoir une autre vallée. Hop on repart pour quelques kilomètres en montée, et on n’est pas déçus par la vue maintenant qu’il fait beau. On peut même apercevoir là ou nous avons campé 2 jours avant. Bon par contre on ne voit pas trop d’autres vallées mais le chemin est quand même chouette.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/MachuPichu--12-sur-12-.jpg" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/MachuPichu--5-sur-12-.jpg#third" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/MachuPichu--6-sur-12-.jpg#third" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/MachuPichu--7-sur-12-.jpg#third" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"></p>
<p>On finit ensuite le tour, visite les différentes habitations, les temples, les pierres sacrées. Plus qu’au Choquequirao, on est impressionnés par les prouesses architecturales de ce peuple : certains bâtiments sont faits de pierres parfaitement taillées pour s’imbriquer et tenir sans aucunes maçonneries. Ce sont parfois d’immenses blocs qui sont ainsi mis en place.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/MachuPichu--9-sur-12-.jpg#half" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/MachuPichu--10-sur-12-.jpg#half" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><br>
Et il est temps de redescendre nous poser un peu. Là c’est officiellement le moment ou nos jambes nous ont lâchées, on est arrivés à notre hôtel épuisés comme jamais mais à l’heure pour regarder le match de l’équipe de France !<br>
Finalement après une sieste et un bon goûter on repart pour une belle soirée avec Charlotte et Ahmed que nous retrouvons pour la seconde fois par hasard.</p>
<h3 id="deretourcusco">De retour à Cusco</h3>
<p>Le lendemain on se la joue un peu plus haut de gamme et après un passage détente aux thermes, nous rentrons à Cusco par le super train panoramique qui passe au milieu de d’immenses vallées. Ça ne paraît pas exceptionnel mais il faut préciser qu’il n’y a pas de routes qui vont jusqu’à Agua Calientes ce qui laisse seulement 2 possibilités : 2h de route puis 2h de train qui coute méga cher ou 10h de route puis 12km à faire soit en train qui coute cher soit à pied. On en a assez des galères on préfère prendre la route la plus directe et tant pis s’il faut payer 150€ pour 2 heures de train (ce qui est une fortune comparée au coût de la vie au Pérou).<br>
On ne regrette rien le trajet en train est superbe et surtout quel bonheur de profiter de ces paysages tout en nous reposant !</p>
<p>Nous sommes un peu plus reposés maintenant et prenons le temps de visiter Cusco avant de quitter le Pérou. Nous avions été agréablement surpris par la beauté de cette ville en y passant avant notre trek et notre avis ne changera pas après cette journée à nous balader dans les petites rues du centre ville et à effectuer quelques visites.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Cusco--1-sur-7-.jpg#half" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Cusco--2-sur-7-.jpg#half" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><br>
Cette ville était la capitale de l’empire inca, avant d’être conquis par les espagnols qui en ont ensuite fait une importante cité de leurs colonies sud-américaine. On découvre donc de très belles églises dans un style colonial, notamment la cathédrale. Il y a finalement peu de vestiges incas directement dans la ville, hormis certaines rues dans lesquelles on reconnaît les bâtiments faits de pierres parfaitement imbriquées et le temple du soleil. Il s’agit de l’un des temples les plus importants à l’époque inca, qui a ensuite été transformé en monastère dominicain. On trouve donc à l’intérieur de ce monastère un beau mélange entre les 2 architectures. L’intérieur de l’église de cet endroit est par ailleurs magnifique, en grande partie en bois et refaite récemment avec ce qu’il faut de touches de modernités.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Cusco--5-sur-7-.jpg" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Cusco--3-sur-7-.jpg#line" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Cusco--4-sur-7-.jpg#line" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Cusco--6-sur-7-.jpg#line" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2019/01/Cusco--7-sur-7-.jpg#line" alt="Les incontournables du Pérou : Cusco et le Machu Picchu"><br>
Nous ne prendrons pas plus le temps de visiter le Pérou qui doit pourtant être rempli de choses à voir et à faire, mais notre chemin nous amène au Chili ou nous comptons passer les prochains mois.</p>
</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao]]></title><description><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><p>Suite à notre visite de la Bolivie, nous arrivons au Pérou dans l'objectif d'y faire un trek, qui nous emmènera jusqu'au Machu Picchu en passant par d'autres ruines incas moins connues, celles du Choquequirao. Ce trek qui prend 8 jours de marche, est assez peu fréquenté, car pas facile.</p>
<h3 id="lesprparatifs">Les</h3></div>]]></description><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/trek-du-choquequirao-au-machu-picchu/</link><guid isPermaLink="false">5c27a6b3c7fbb1076606c870</guid><category><![CDATA[Pérou]]></category><category><![CDATA[Nos récits]]></category><dc:creator><![CDATA[Lise et Thomas]]></dc:creator><pubDate>Sat, 29 Dec 2018 18:21:45 GMT</pubDate><media:content url="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--6-sur-27-.jpg" medium="image"/><content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--6-sur-27-.jpg" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><p>Suite à notre visite de la Bolivie, nous arrivons au Pérou dans l'objectif d'y faire un trek, qui nous emmènera jusqu'au Machu Picchu en passant par d'autres ruines incas moins connues, celles du Choquequirao. Ce trek qui prend 8 jours de marche, est assez peu fréquenté, car pas facile.</p>
<h3 id="lesprparatifs">Les préparatifs</h3>
<p>Nous arrivons à Cusco après une bonne journée de bus depuis La Paz, on n’a pas été très intelligents pour le coup en passant la fête des morts dans le bus. Le soir en arrivant on voit que les rues sont bien animées et beaucoup de familles ont l’air d’être dehors en train de faire la fête, mais nous sommes trop fatigués pour en profiter !</p>
<p>Le lendemain nous découvrons donc la ville de Cusco en préparant notre trek : achat de matériel de randonnée qu’il nous manque (gamelles, butagaz, bâtons de marche... ) et courses de nourritures. Nous partons pour 8 jours de marche, mais nous espérons trouver en chemin des petits magasins pour compléter nos provisions. Nous prenons à peu prêt de quoi tenir 4-5 jours, pour ne pas porter trop.<br>
Nous reviendrons plus tard à Cusco pour la visiter, car il est maintenant temps de nous diriger vers Cachora, petit village qui sera notre point de départ.<br>
Nous voulons en effet commencer à marcher de bonne heure le lendemain et donc essayer de faire la route aujourd’hui. Essayer car aujourd’hui c’est un jour férié donc les bus ne circulent pas et il faut donc tenter le coup en taxi collectifs.<br>
Nous embarquons dans un collectivo (petit van qui attend d’être plein pour partir) qui nous permet de faire les 2/3 du chemin. Le chauffeur nous affirme que nous trouverons un autre collectivo ensuite pour faire la dernière partie de la route. Bien sur c’était un peu optimiste pour un jour férié, nous nous retrouvons donc à devoir enchainer 2 taxis, et attendre les longues négociations tentées par une Ukrainienne qui compte aller aussi au Choquequirao et avec laquelle nous partageons donc les taxis (passer 20min à parlementer pour un trajet à 2€/personne épuise rapidement la patience de Lise qui a donc trouvé le temps trèèèèèès long).</p>
<p>Nous sommes donc bien contents d’arriver à destination et sommes ravis de l’hôtel sympa que nous avons trouvé à Cachora.</p>
<h3 id="lespremierskilomtresetdnivels">Les premiers kilomètres... et dénivelés</h3>
<p>Après une bonne nuit de repos et un réveil bien matinal nous débutons notre trek … en taxi !<br>
Cela peut être surprenant mais nous avons choisi de partir en taxi pour nous éviter les 10 premiers kilomètres assez peu intéressants qui se font sur la route. Il faut aussi préciser que l’on ne culpabilise pas du tout, la randonnée paraît assez dure, et même si on est d’assez bons marcheurs nous n’avons pas l’habitude de porter des sacs si lourds et nous avons choisi (après de longues hésitations) de ne pas prendre de muletier donc nous n’avons pas de scrupules de démarrer en voiture.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--1-sur-27-.jpg#half" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--2-sur-27-.jpg#half" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"></p>
<p>Cette première journée est tout de même assez intense et donne un bon aperçu de ce que sera ce trek avec assez peu de kilomètres mais des dénivelés importants, et donc des pentes sévères. Nous commençons ainsi par une bonne descente de 1500m de dénivelé histoire de chauffer nos genoux. Et nous découvrons au passage la gigantesque vallée dans laquelle nous marcherons pendant les 3 premiers jours. On découvre aussi, avec beaucoup moins d’enthousiasme des sortes de puces de sables qui, assez robustes pour aller jusqu’aux 3000m d’altitude, nous suivrons et nous dévorerons tout le long de ce trek. Pour une fois Thomas est autant une cible que Lise, qui elle finira même par dormir avec des gants pour éviter de se gratter tellement les piqures démangent.<br>
Les chemins ne sont pas aussi vides que ce à quoi les blogs nous avaient préparés. Si ce n’est pas l’autoroute, on croise quand même d’autres groupes, dont plusieurs péruviens. C’est donc sympa de voir des touristes locaux et nous change des américains.</p>
<blockquote>
<p>Pour passer la nuit, nous visons un camping comme il y en a plusieurs sur le chemin car ici pas question de faire du camping sauvage : il n’y a tout simplement pas un seul espace plat pour poser la tente ! Les campings sont donc des espaces qui ont été terrassés pour que des tentes puissent s’y poser. Certains sont gratuits et gérés par la municipalité, d’autres sont payant car nous campons directement chez des gens.</p>
</blockquote>
<p>Celui où nous nous rendons se trouve plus loin que celui où s’arrêtent les groupes et on se dit qu’on sera surement plus tranquille. Et effectivement, on a de la tranquillité puisque nous nous retrouvons seuls devant un camping fermé… N'ayant vraiment pas le courage de faire demi-tour, ni de continuer 1h30 pour arriver au prochain camping, nous escaladons la barrière et nous posons donc sur l’herbe bien plate et bien verte de cette maison vide. Etant donné qu’il n’y a rien se sera l’occasion de tester notre butagaz et de nous faire à manger histoire d’alléger un peu nos sacs (le midi nous avions trouvé un endroit qui faisait office de restaurant, et en avions profité).<br>
Nous passons une super nuit, seuls avec la vue sur la vallée et sommes d’attaque bien tôt le lendemain matin pour continuer à monter sur cette grande montagne jusqu'à atteindre les 3 000m d’altitude.</p>
<p>Lors de notre première pause de la journée, nous nous arrêtons dans un « café » nous réchauffer et reposer un peu, et le propriétaire vient nous demander si c’était bien nous qui avions dormi dans le camping fermé et si nous avions bien fermé le portail car c’est chez lui. Nous qui avions l’impression d’être discrets et bien cachés, nous voilà pris en flagrant délit par le propriétaire lui même. On était un peu gênés, mais lui pas du tout et il n’en était vraiment pas dérangé.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--3-sur-27-.jpg#third" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--4-sur-27-.jpg#third" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--5-sur-27-.jpg#third" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"></p>
<p>En traversant un petit village un peu plus loin, on en profite pour acheter des produits frais pour les jours qui suivent. Le choix est assez limité : avocat, œuf, banane et une ou deux des tomates pas belles qui trainent. On est maintenant proche des ruines, et les marcheurs qui font uniquement l’aller-retour jusqu’à celle ci laissent leurs affaires ici pour la nuit et continuent les épaules vides. On les envie un peu même si d’un autre coté on n’a pas du tout envie de faire marche arrière et de devoir remonter la descente que l’on a faite la veille. On se doute bien que la suite nous réserve les mêmes montées, mais on peut toujours espérer…</p>
<h3 id="lesruinesduchoquequirao">Les ruines du Choquequirao</h3>
<p>Nous arrivons finalement au camping du Choquequirao en fin de matinée, à temps pour le pique-nique. Avec un dénivelé comme ça finalement on fait peu de kilomètres dans la journée et on arrive (bien fatigués) assez tôt. On s’installe donc tranquillement mais ça change de notre camping privé de la veille, ici il y a vraiment du monde. Facile de repérer ceux qui sont partis avec une agence, qui ont au moins 3 tentes, pour dormir, manger, faire la cuisine. Et tout ça pour 2 personnes !<br>
Mais la plupart des gens font ce trek en autonomie, avec quand même souvent une mule pour transporter le sac. Nous serons les seuls à continuer jusqu’au Machu Picchu avec notre sac.</p>
<p>Après une courte sieste et une lessive, nous partons avoir un premier aperçu des ruines, nous avons déjà entre-aperçus quelques terrasses assez impressionnantes sur le chemin, mais pas encore le site du Choquequirao à proprement parler.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--7-sur-27--1.jpg#line" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--8-sur-27--1.jpg#line" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--10-sur-27-.jpg#line" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--12-sur-27-.jpg#line" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"></p>
<p>Ceux qui ont déjà visité son grand frère, le Machu Picchu peuvent être déçu de ces ruines mais ce n’est pas notre cas. Nous nous retrouvons ainsi seuls, dans un site archéologique assez grand qui sort de la jungle. On aperçoit partout autours de nous des ruines montrant que seule une petite partie a été restaurée et la vue est incroyable.<br>
Cette ancienne ville inca est située sur les hauteurs d’une vallée aux pentes vertigineuses, et on se demande ce qu’ils sont venus faire ici : ils sont fous ces incas. On apprendra plus tard qu’ils ont été poussés vers ici pour se réfugier loin des envahisseurs espagnols. Et on comprend qu’ils ne les aient pas embêtés jusqu’ici !</p>
<p>Et pour s’installer ici, il faut de l’ingéniosité que l’on admire : des terrasses dans la pente pour cultiver les pommes de terres, des rigoles pour l’alimentation en eau et même l’aplanissement du sommet d’un mont pour en faire une place digne de ce nom.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--9-sur-27-.jpg#half" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--11-sur-27-.jpg#half" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"></p>
<p>Le lendemain nous finissons la visite de ce grand site méconnu (car seulement accessible après 2 jours de marches), notamment la partie haute que nous n’avons pas eu le courage de faire la veille avec d’autres bâtiments bien rénovés. Ce matin il y a un peu plus de monde aux ruines, mais ce n’est pas non plus la foule et on profite bien pour les parcourir de fond en comble, et nous découvrons les formes de lama dessinées sur certaines des terrasses. Comme depuis notre départ, le temps est très nuageux et donne un effet mystérieux à cette visite qui sera saluée par le passage rapide d’un condor juste au dessus de nos têtes.<br>
Plutôt que de passer la journée entière dans les ruines, nous sommes partis avec nos sac pour continuer la route et raccourcir la journée du lendemain qui s’annonce difficile.</p>
<h3 id="dormirsurdesterrassesincas">Dormir sur des terrasses incas</h3>
<p>On continue donc la montée pendant 300m qui nous paraissent assez longs, et arrivés au col le paysage est vraiment splendide, il nous ouvre la vue entre autres, sur la montée qui nous attends le lendemain de l’autre coté de la vallée. Il n’est pas encore temps de s’apitoyer, pour le moment on profite de la descente. Nous continuons à croiser des ruines, la banlieue du Choquequirao.<br>
Le site de camping se trouve d’ailleurs proche d’un ensemble de terrasses en forme d’amphithéâtre bien restaurés et qui nous tentaient bien et en y arrivant nous ne sommes pas déçus, l’endroit est superbe. Le camping lui est plein de boue et de déchets alors tant pis, pas de respect pour les ruines, on plante la tente sur l’herbe verte d’une des terrasses. En bons scouts nous prendrons tout de même le soin de laisser ce lieu plus propre qu’il ne l’était à notre arrivée.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--14-sur-27-.jpg#half" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--15-sur-27-.jpg#half" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"></p>
<p>Dans ce lieu de rêve nous serons seuls tout l’après-midi et pour la nuit. Nous attendons impatiemment le spectacle du soir, avec des orages qui se déclenchent tous les jours au moment du coucher du soleil. Les éclairs se voient dans toute la vallée au loin et le tonnerre résonne bien fort. C’est tout simplement magnifique, et un peu effrayant par moment : pourvu que ça ne nous tombe pas dessus !! La pluie met un peu plus de temps à arriver pour nous laisser profiter de ce moment avant de tomber pendant la nuit.</p>
<h3 id="lescheminsincas">Les chemins incas</h3>
<p>C’est motivés et à l'aube que l’on démarre cette 4ème journée, pourtant on aperçoit nettement le chemin que l’on va emprunter et il ne fait pas rire du tout.</p>
<p>On a encore un peu de descente avant d’arriver à la rivière mais ça passe assez vite. Petite pause histoire d’être en forme et on attaque ce qui sera la pire montée de notre vie.<br>
Nous suivons un ancien chemin tracé par les incas, et ils ne font pas dans la dentelle, ca monte bien. En gros pour résumer : 3km --&gt;  1200m de dénivelé. On vous laisse calculer la pente mais en plein soleil ça ne rigole pas. Il n’y a pas du tout d’ombre et comme des idiots nous avons oubliés de faire le plein à la rivière. Nos 2 litres n’étaient pas vraiment suffisants pour une telle montée. On prend rapidement un rythme de marche assez lent alternant 30 min de marche avec 15 min de pause pour reprendre notre souffle.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--13-sur-27-.jpg#third" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--16-sur-27-.jpg#half" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"></p>
<blockquote>
<p>Une fois arrivés en haut un panneau indique que le camping où nous souhaitions aller est fermé. Habitués au camping sauvage nous ne voyons pas l’intérêt de faire un détour de 20 min pour aller dans un camping ouvert. Bien sur c’était une mauvaise décision car l’eau de la source près du camping abandonné était complètement marron. Nous ne faisons pas assez confiance en nos pastilles et notre paille pour boire ni cuisiner dans cette eau. Et c’est donc super heureux que nous faisons demi-tour pour aller au camping ouvert ! Les gens qui tiennent ce camping dans leur ferme perdue ont un petit « magasin » avec de la bière et du coca-cola frais ce qui aide à se remettre. L’honneur est sauf on arrive quand même avant ceux qui sont partis des ruines du Choquequirao ce matin.</p>
</blockquote>
<p>Ce soir là tout le monde paraît vraiment KO, tellement que la nuit tombe alors qu’un groupe n’est toujours pas arrivé. C’est à ce moment là qu’on se dit qu’on a bien fait d’alléger cette journée !!</p>
<p>Nous entamons notre 5ème jour encore une fois de bonne heure mais un peu plus sereins, il nous faut finir de grimper cette montagne pour passer un col et atteindre la première route. Nous aurons presque autant de dénivelé que la veille, mais vu de loin la route nous avait paru plus facile.</p>
<p>On confirme, la route aujourd’hui a été plus simple, mais peut être est-ce juste que le soleil ne tape pas. On évite tout juste les gouttes mais les nuages et le brouillard (par moment) nous gâchent quand même une partie du paysage.<br>
<em>(Il y a toujours une bonne raison pour se plaindre).</em></p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--17-sur-27-.jpg#half" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--18-sur-27-.jpg#half" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"></p>
<p>Nous sommes encore sur un chemin inca, par moment le sol est pavé de grosses pierres, mais la plupart du temps ce sont des escaliers qui ont été installés il y a des centaines d’années. On trouve aussi sur les bords de nombreuses entrées d’anciennes mines qui rythment le chemin. On se demande quand même comment les minéraux étaient acheminés une fois sortis de cette mine tellement on est loin de tout.</p>
<p>Bonne surprise en arrivant au col de trouver une dame qui vend des barres de céréales, des sodas et surtout des boissons chaudes. Avec le vent et la pluie, c’est bienvenu pour se réchauffer pendant notre pique-nique.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--19-sur-27-.jpg#third" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--20-sur-27-.jpg#third" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--21-sur-27-.jpg#third" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"></p>
<p>La descente de l’autre coté se fait ensuite vraiment rapidement et sans soucis, encore une fois la route est parsemée d’entrées de mines encore plus nombreuses.<br>
Nous arrivons un village et semblons presque retrouver la civilisation au milieu de toutes ces maisons et une route arrive ici, il est donc possible d’avancer en voiture. C’est d’ailleurs ce que cherchent à faire Charlotte et Ahmed 2 français que nous rencontrons ici et que nous retrouverons plusieurs fois sur la fin du trek.</p>
<h3 id="lejourlepluslongleplushautetleplusmouill">Le jour le plus long, le plus haut et le plus mouillé</h3>
<p>Pour notre part on préfère continuer à pied le lendemain et passer ainsi le col le plus haut du trek à 4 700m d’altitude. Les paysages ici sont bien différents, on remonte la vallée en suivant une rivière au bord de laquelle se baladent troupeaux de moutons et de vaches.<br>
Ce matin le soleil n’est toujours pas au rendez vous, ce n’est pas vraiment dérangeant car nous marchons au frais. Mais bon il faut quand même admettre qu’il serait bien que tout cela se dégage afin de pouvoir vraiment voir tous les hauts sommets qui nous entourent et dont nous n’apercevons la blancheur que lors des éclaircies. Malheureusement ce n’est pas ce que la météo a prévu pour nous aujourd’hui…<br>
Du coup les 1000 m de dénivelés passent bien vite, car le crachin et le vent nous refroidissant, nous marchons vite pour nous réchauffer. L’avantage c’est que pour une fois la fin de la montée ne nous a pas paru interminable, nous étions même surpris d’être déjà en haut. Malheureusement, on n’a aucune vue et surtout, il n’y a cette fois ci aucun endroit pour s’abriter et se réchauffer. On parvient quand même à se mettre à l’abri du vent et on pense même à profiter d’une accalmie de pluie pour se faire une petite soupe. Mais on a à peine le temps de pauser nos sacs que la pluie se remet à tomber, et bien plus forte cette fois-ci. On abrège donc le pique-nique et on entame la grande descente sur un pas de course, en faisant juste de courtes pauses de temps en temps pour admirer ses lacets qui n’en finissent plus.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--22-sur-27-.jpg#third" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--23-sur-27-.jpg#third" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--24-sur-27-.jpg#third" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"></p>
<p>1000m plus bas nous trouvons enfin un abri, on est déjà trempés jusqu’à l’os mais on finit notre repas et on se fait une boisson chaude histoire de se réchauffer et d’attendre que la pluie se calme. On peut dire que nous avons maintenant testé la limite d’imperméabilité de nos k-way, Thomas est encore au sec alors que la polaire de Lise commence à se mouiller (morale : Millet &gt; The North Face). On restera abrité ici plusieurs heures avant que la pluie faiblisse, mais nous n’étions pas à l’abri du vent et sommes donc frigorifiés.</p>
<p>Nous arrivons bientôt au premier village auquel nous pouvons dormir, mais comme on a été assez rapide aujourd’hui et que passer l’après midi sous la tente à cause du temps pourri ne nous enchante pas, nous décidons de continuer jusqu’au village suivant à 10km.<br>
<em>Ça n’a pas été la meilleure décision de notre journée, mais pas encore la pire !</em></p>
<p>Nos jambes commencent à sentir que cela fait une journée avec beaucoup de kilomètres, mais malgré ça nous serions arrivés sans trop de difficultés si nous n’avions pas décidé de prendre un petit chemin écrit sur nos GPS au lieu de suivre la route. A priori c’était censé nous raccourcir, mais ce chemin n’était finalement absolument pas tracé. On s’est donc fatigué un moment à crapahuter dans la boue, les buissons, les montées, la rivière à traverser et les descentes. Finalement on n’a pas eu d’autre choix que de rejoindre la route. On finit par atteindre le village, à bout et trempés.<br>
Du coup, on s’offre une chambre pour passer la nuit. Ce n’est pas du grand confort mais au moins on est au sec et nos affaires devraient mieux sécher.<br>
En arrivant jusqu’ici on pensait faire une grasse matinée le lendemain puis nous reposer un moment dans les thermes du village avant de prendre un taxi pour rattraper le temps perdu. Mais déception, il n’y a plus de sources d’eaux chaudes depuis plus de 5 ans …</p>
<h3 id="larrivejusquaupieddumachupicchu">L'arrivée jusqu’au pied du Machu Picchu</h3>
<p>Tant pis il n’y aura pas de thermes, mais nous nous permettons quand même une grasse matinée (7h30) et prenons une voiture jusqu’au village suivant.</p>
<blockquote>
<p>Pendant tout le trek nous sommes partis tous les matins vraiment tôt, et sans courbatures, il faut dire qu'il fait nuit à 18h et que le soleil est levé à 5h du matin.<br>
N'étant pas pratique de cuisiner, manger et de faire la vaisselle dans le noir on s’adaptait et on s’arrangeait pour que le repas soit près au coucher du soleil, et on était sous la tente à 19h (voir avant). Du coup le matin on avait le temps de lire une bonne heure avant de se lever et de partir avant 7h30 !</p>
</blockquote>
<p>Premier gros changement, nous rejoignons aujourd’hui les randonneurs qui font le trek du Salkantay, un trek de 5 jours assez fréquenté. Il y a donc plusieurs gros groupes d’une 20ène de personnes alors que nous avions l’habitude de n’être que 8 sur le chemin.<br>
Une fois descendus de la voiture il nous reste une dernière montée pour cet avant dernier jour. Celle ci est plus dure que prévue mais nous sommes bien reposés et nous avons béni le monsieur qui a eu l’idée d’installer un petit stand de jus d’oranges pressées à 30min du col que nous devions atteindre. Parfait pour notre pause déjeuner !<br>
Nous arrivons au camping assez tôt, et apercevons pour la première fois notre objectif : le Machu Picchu sur sa crête de l’autre coté de la vallée !! La vue est très jolie mais nous rappelle qu’il nous reste une bonne journée de marche : les ruines paraissent encore bien loin. Les nuages nous empêchent à nouveau de voir les hauts sommets enneigés qui nous entourent (l’été arrive, et ici l’été c’est signe de pluie). Nous retrouverons ici nos amis Charlotte et Ahmed avec lesquels nous passerons une très belle soirée autour d’un feu de camp.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--25-sur-27-.jpg#third" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--26-sur-27-.jpg#third" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Choquequirao--27-sur-27-.jpg#third" alt="En trek jusqu'au Machu Picchu via le Choquequirao"></p>
<p>Le 8ème jour nous voilà repartis à l’aube pour une dernière bonne descente afin d’arriver à Hidroelectricas. Il ne reste ensuite plus qu’à suivre les rails du train et parcourir les 12Km qui nous séparent d’Agua Calientes (village le plus proche du Machu Picchu). Nous avions imaginé prendre le train, mais nous avons déjà brulé notre joker taxi et nous sommes en forme donc nous marcherons.<br>
C’est bien connu, les derniers kilomètres sont toujours les plus longs et c’est donc bien épuisés que nous terminons cette aventure. Après un bon restaurant, une vraie douche chaude et un passage à la laverie, la sieste s’impose. Demain il nous faut encore un peu de forces pour la dernière épreuve : <strong>le fameux Machu Picchu</strong>.</p>
</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Bolivie - Le bilan]]></title><description><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><p>Nous avons quitté la Bolivie depuis un moment, il est temps pour nous de faire le bilan de ce premier pays d’Amérique du Sud. On entame ainsi la dernière partie de notre voyage dans ces pays dans lesquels on pratique notre espagnol, et la transition avec les Fidji a</p></div>]]></description><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/bolivie-le-bilan/</link><guid isPermaLink="false">5c18390ec7fbb1076606c861</guid><category><![CDATA[Bolivie]]></category><category><![CDATA[Nos récits]]></category><dc:creator><![CDATA[Lise et Thomas]]></dc:creator><pubDate>Sun, 23 Dec 2018 15:49:54 GMT</pubDate><media:content url="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Bilan--1-sur-2--1.jpg" medium="image"/><content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Bilan--1-sur-2--1.jpg" alt="Bolivie - Le bilan"><p>Nous avons quitté la Bolivie depuis un moment, il est temps pour nous de faire le bilan de ce premier pays d’Amérique du Sud. On entame ainsi la dernière partie de notre voyage dans ces pays dans lesquels on pratique notre espagnol, et la transition avec les Fidji a été radicale !<br>
Nous attendions ce pays depuis quelques temps et il a tenu ces promesses, nous avons été charmés tant par les Cholitas et la beauté des paysages que par la variété de la faune rencontrée.<br>
Comme partout il nous manquait un peu de temps pour tout faire, mais c’est surtout que nous sommes trop curieux et voulons tout voir !</p>
<h3 id="itinraire">Itinéraire</h3>
<p>Notre itinéraire aurait été plus adapté si nous avions fini par le lac Titicaca histoire de filer directement vers le Pérou ensuite, mais bon le bus ne nous fait pas peur et puis on a surtout fait en fonction des billets d’avions pour aller dans l’Amazonie.<br>
L’idée en Bolivie était de ne pas perdre trop de temps histoire qu’Hugo profite à fond de ses 3 semaines de vacances et que nous ayons le temps d’en voir le maximum avant de filer vers le Pérou.</p>
<iframe src="https://www.google.com/maps/d/embed?mid=1khSjX8AMyypMeBb0s2mhafgKdqPLSIds" width="640" height="480"></iframe>
<br>
<blockquote>
<p>Les transports :<br>
13 taxis, 5 téléphériques, 6 bus, 2 avions, 4 bateaux, 3 collectivos</p>
</blockquote>
<h3 id="notrecoupdecur">Notre coup de cœur</h3>
<p>Notre tour de 4 jours sur le Salar d’Uyuni. Si on peut dire que l’on a fait un peu trop de voiture, les paysages étaient quand même incroyables et nous en gardons un super souvenir.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Bilan2--1-sur-2-.jpg" alt="Bolivie - Le bilan"></p>
<h3 id="nousavonsaim">Nous avons aimé</h3>
<ul>
<li>La variété d’animaux que nous avons pu observer. Après tant de mois de voyage la liste des animaux que nous avons eu la chance de voir et que nous n’avons pas en France s’allonge, et on peut dire qu’ici avec notre sortie en Amazonie on a été servis !</li>
<li>Les fanfares, défilés et autres fêtes locale. On a eu l’impression que tous les week-end nous avons croisé des défilés du style carnaval en France, et encore plus souvent (presque tous les soirs) nous avons entendu des fanfares défiler ou s’entrainer.</li>
<li>Avoir découvert ce pays avec Hugo. Voyager à deux c’est génial, mais c’est aussi chouette de partager des moments avec d’autres, et on a passé 3 supers semaines avec lui.</li>
</ul>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Bilan2--2-sur-2-.jpg#half" alt="Bolivie - Le bilan"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Bilan--2-sur-2-.jpg#half" alt="Bolivie - Le bilan"></p>
<h3 id="nousnavonspasaim">Nous n’avons pas aimé :</h3>
<ul>
<li>Après l’hospitalité des Fidjiens la barre était haute et on peut dire que celui des Boliviens est bien différent. S’il n’est pas froid, ni méchant, nous n’avons pas eu l’occasion d’avoir beaucoup d’échanges avec eux (si ce n’est lorsque l’on a eu des excursions avec guides).</li>
</ul>
<h3 id="larecettequelonapprendrafaireenrentrant">La recette que l’on apprendra à faire en rentrant :</h3>
<p>Il va être difficile d’apprendre à cuisiner du lama en France, alors on va la jouer un peu plus réaliste. On apprendra à faire le Pique macho qui est une de leur spécialité. Pas très compliqué il s’agit de mélanger tous les aliments qu’ils ont en un seul plat (avec le plus de protéines possibles bien sur). Des pommes de terres ou des frites, du riz, des œufs, de la viande (souvent de lama), du fromage, de la sauce … On ne comprend pas le besoin de mettre tout ca, et c’est du coup un très gras et riche, mais ca plait bien !</p>
</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[L'isla del Sol et la Pampa amazonienne]]></title><description><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><h3 id="copacabanaisladelsollesalentoursboliviensdulactiticaca">Copacabana, Isla del sol ... les alentours Boliviens du lac Titicaca</h3>
<blockquote>
<p>Copacabana, on peut dire qu’on en avait entendu parler avant d’y arriver. Aaah, les plages et les soirées brésiliennes vendues par les copains… Sauf que non, on est toujours en Bolivie, et Copacabana est juste une petite ville</p></blockquote></div>]]></description><link>https://liseetthomasenvoyage.fr/isla-del-sol-pampa-amazonie/</link><guid isPermaLink="false">5c0c1d5fc7fbb1076606c858</guid><category><![CDATA[Bolivie]]></category><category><![CDATA[Nos récits]]></category><dc:creator><![CDATA[Lise et Thomas]]></dc:creator><pubDate>Mon, 10 Dec 2018 22:44:46 GMT</pubDate><media:content url="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--2-sur-34-.jpg" medium="image"/><content:encoded><![CDATA[<div class="kg-card-markdown"><h3 id="copacabanaisladelsollesalentoursboliviensdulactiticaca">Copacabana, Isla del sol ... les alentours Boliviens du lac Titicaca</h3>
<blockquote>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--2-sur-34-.jpg" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><p>Copacabana, on peut dire qu’on en avait entendu parler avant d’y arriver. Aaah, les plages et les soirées brésiliennes vendues par les copains… Sauf que non, on est toujours en Bolivie, et Copacabana est juste une petite ville sur le bord du lac Titicaca.<br>
On y est arrivé en bus de nuit depuis Sucre avec un arrêt à La Paz espérant trouver un nouveau bus rapidement sans passer la journée ici. Chose faite, nous voici bien en direction du lac Titicaca, avec un passage d’un bac à l’ancienne, le bus passant sur une barge pendant qu’on transite dans un autre bateau. On notera pendant ce trajet nos grandes interrogations sur ce lac, connu pour être frontalier entre le Pérou et la Bolivie il nous semble aussi que c’est le plus grand lac, ou alors le plus en altitude peut-être ? Bref on ne sait plus trop, et surtout on réalise cela n’a pas trop de sens de dire que c’est le plus grand lac à si haute altitude, mais l’essentiel est que c’est un grand lac, et qu’il est bien en altitude du coup il ne fera pas assez chaud pour s’y baigner !</p>
</blockquote>
<p>Pour découvrir cette région et cet immense lac, nous voulons aller passer une nuit sur l’Isla del Sol, au milieu de celui ci. Mais avant de prendre un bateau pour nous y rendre le lendemain, nous grimpons sur une colline pour voir l’immensité du lac, et la vue sur la ville. Le ciel se dégage juste suffisamment pour un coucher du soleil magnifique. On en profite donc et cela nous laisse le temps de nous reposer après la montée. Jusqu'à présent on avait l’air de bien supporter l’altitude, on avait même oublié qu’on était aussi haut, mais quand on marche on le ressent et il est bien difficile de reprendre notre souffle. On sera quand même récompensé de notre effort en redescendant vers les nombreux bars qui font « happy hour » toute la journée. Ce ne sont pas les soirées Brésiliennes mais ils ont bien compris comment on attire les touristes ici !</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Copacabana--1-sur-15-.jpg#half" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Copacabana--2-sur-15-.jpg#half" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"></p>
<p>On embarque le lendemain sur un petit bateau en direction de cette fameuse ile du soleil. Le trajet passé sur le toit à observer la vue sur le lac et ses abords est bien agréable. Au premier regard cette ile nous rappelle notre voyage en Crète, on a d’ailleurs l’impression que c’était il y a une éternité au vu du nombre de pays que l’on a visité entre temps mais c’était il y a tout juste un an !<br>
Nous ne perdons pas trop de temps et nous mettons rapidement en quête d’un logement pour la nuit avant de pouvoir partir gambader et visiter toute l’île. A priori ce n’est pas trop dur tant cette ile est touristique et pleine d’hôtels, mais on est compliqués : on ne veut pas payer trop cher, et on veut la plus belle vue de l’ile, rien de moins ! On monte donc le plus possible sur les hauteurs jusqu’à trouver notre bonheur dans une maison qui donne sur l’autre versant, moins rempli d’hôtels, et nous avons donc vue sur des champs et une petite plage avec un port en contrebas.</p>
<p>Une fois fait, nous partons en balade explorer cette ile. On part en direction d’une pointe, et on se retrouve à marcher dans un paysage qui nous paraît méditerranéen, entre restanques et végétation basse. On croise des ânes, puis un troupeau de mouton et son berger avant d’arriver à la pointe en question d’où notre regard porte de tous les cotés sur le lac, dont on peine par endroit à voir la côte tant il est grand. Le temps n’est pas au beau fixe, et on aperçoit au loin les éclairs qui menacent, nous qui adorons les orages (surtout vu de loin ou quand on est à l’abris, ils sont bien moins drôles quand on est sous la pluie) sommes ravis de ce ciel rempli d’éclairs, Hugo aussi aimerait bien être aussi enthousiaste que nous, malheureusement il semblerait qu’il regarde toujours ailleurs quand il y a un éclair.<br>
En redescendant, nous passons par des ruines incas. Un petit temple en pierre, au bord de l’eau, dédié au dieu du soleil rappelle que ce lac est l’un des berceaux de cette ancienne civilisation.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Copacabana--3-sur-15-.jpg#line" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Copacabana--5-sur-15-.jpg#line" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Copacabana--7-sur-15-.jpg#line" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Copacabana--8-sur-15-.jpg#line" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Copacabana--4-sur-15-.jpg#half" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Copacabana--6-sur-15-.jpg#half" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"></p>
<p>Le lendemain, nouvelle promenade durant laquelle nous découvrons que malgré l’afflux massif de touristes sur l’ile, celle ci garde quand même son coté authentique. On croise des paysans en train de labourer la terre manuellement, avec des outils rustiques, des troupeaux de moutons, et d’alpagas. On apprécie beaucoup cet endroit, ces paysages et les petits villages que nous traversons. Nous regrettons bien sur qu’un conflit interne à l’île nous interdise l’accès à la partie Nord de l’île, tant pis nous en profitons pour explorer de fond en comble la partie autorisée aux touristes. A force de marcher plus ou moins au hasard il commence à faire faim, et nous avons peur de devoir revenir jusqu’au village principal pas si près pour trouver à manger (et il faut dire que l’ile est vallonnée, notre souffle nous ralentit donc un peu pendant les montées).<br>
Finalement en passant sur une petite plage nous trouvons un petit restaurant qui accueille habituellement des groupes sur réservation et accepte de nous servir aussi. Assis sur la terrasse proche de l’eau, nous avons donc droit à un menu de spécialité locales excellent avec notamment de la fameuse truite du lac à la plancha.</p>
<p><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Copacabana--9-sur-15-.jpg#line" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Copacabana--10-sur-15-.jpg#line" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Copacabana--11-sur-15-.jpg#line" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Copacabana--12-sur-15-.jpg#line" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"></p>
<p>On reprend ensuite le bateau jusqu’à Copacabana pour y passer une nouvelle nuit avant de repartir vers d’autres destinations. Et cette fois ci, on a décidé de se faire plaisir sur l’hôtel, et ayant en plus été upgradés, on se retrouve dans une suite duplex pour nous 3 avec immense baie vitrée et vue sur le lac. On a du coup aussi une douche sans décharge électrique ce qui nous change car en Bolivie en allumant l’eau chaude nous avons presque toujours le droit à une décharge électrique, ce qui n’est vraiment pas rassurant car nous sommes tout de même sous l’eau à ce moment ! Plus bas, des alpagas sont en train de tondre la pelouse, nouvelle occasion pour nous de les trouver tellement plus mignons que nos moutons…</p>
<h3 id="quelquesjoursdanslapampaamazonienne">Quelques jours dans la Pampa amazonienne</h3>
<p>Nous nous envolons de La Paz, en direction de la petite ville de Rurrennabaque, préférant pour une fois 30 min d’avion à 22h de bus. La vue à travers le hublot en se rapprochant est magnifique, et nous donne un tout petit aperçu, mais déjà impressionnant, de la taille de la foret Amazonienne, du vert à perte de vue. Quand des montagnes se dessinent sous le tapis de jungle c’est juste magnifique et donne des envies d’aventures.<br>
Une fois posés, on ressent que le climat est très différent, on se retrouve dans une moiteur super pesante. Encore une fois dans notre avion tout le monde parle Français, à croire que nous sommes les seuls touristes en Bolivie.</p>
<p>Nous sommes ici pour une expédition dans la jungle, et plus particulièrement dans la pampa, la zone humide riche en animaux sauvages. Il y a un nombre incroyable d’agences qui proposent toutes les mêmes expéditions (nous faisons l’impasse sur les expéditions dans la jungle en particulier, on a déjà fait beaucoup de randonnées dans la jungle en Asie, ici nous avons envie de voir des animaux), on trouve ça rigolo d’ailleurs d’apprendre qu’on peu faire les mêmes expéditions dans tous les pays alentours qui ont un bout d’Amazonie.<br>
Après un petit tour de la ville et des agences, nous en choisissons une et sommes prêts à partir le lendemain pour 3 jours et 2 nuits.</p>
<blockquote>
<p>On peut noter notre nouvelle technique de négociation (nous sommes tous les deux nuls en négociation, et n’aimons pas marchander les prix), que nous utilisons sans le vouloir pour la seconde fois en Bolivie et qui marche vraiment bien : arriver dans une agence avec un tract d’une autre agence de voyage pour la même sortie. Les deux fois Lise, un peu gênée, a essayé de ranger rapidement le tract dans son sac à main, mais il n’a pas échappé à la madame de l’agence qui nous propose d’elle même 40% de réduction.</p>
</blockquote>
<p>On commence donc de bon matin par 3h de voiture pour rejoindre le point de départ. Nous ne sommes que nous 3 et notre guide dans la voiture, mais une autre voiture avec un groupe de martiniquais partent aussi avec la même agence et logerons avec nous.<br>
En chemin, le chauffeur s’arrête soudain et nous fait descendre pour nous montrer un paresseux au bord du chemin dans un arbre. En regardant de plus prêt on voit même qu’il s’agit d’une mère avec son petit accroché sous elle. Le temps de quelques photos, on ne la verra pas bouger, fidèle à la réputation de son espèce… On est quand même content d’avoir un bon objectif car bien caché dans les arbres le paresseux est difficile à voir, alors à prendre en photo n’en parlons pas.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--1-sur-34-.jpg" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"></p>
<p>On remonte ensuite en voiture jusqu’à rejoindre la rivière où nous changeons de moyen de locomotion pour une pirogue qui nous emmènera un peu plus dans l’Amazonie jusqu’à notre lodge.<br>
Nous sommes tous les 3 avec notre guide qui commence à nous présenter la région, et quelques un des animaux que nous pouvons espérer croiser. La liste est longue et nous laisse excités et impatients. Il nous parle ici d’un jaguar qu’il a aperçu une ou deux fois seulement, la première fois c’était une touriste qui l’avait repéré et il avait cru à une blague tellement c’était improbable. Notre nouvel objectif est donc rapidement fixé, nous souhaitons voir un jaguar (bien sur étant sur une barque il faut arriver à un moment ou il a envie de boire).<br>
Très rapidement on voit qu’il n’a pas vraiment exagéré sur le nombre d’animaux que l’on verra, puisqu’en plus des nombreux oiseaux on croise un groupe de petits singes jaunes, les Saimiri ou singes-ecureuils sur le bord de la rivière. La pirogue s’arrête tout près, et peu craintifs, l’un d’eux saute même à bord pour essayer de nous piquer une tomate. On ne se laisse pas faire, et on s’écarte un peu pour les regarder plus tranquillement et les photographier.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--3-sur-34-.jpg#third" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--4-sur-34-.jpg#third" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--5-sur-34-.jpg#third" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><br>
En continuant notre route, on ne cesse de pointer à droite et à gauche les gros et beaux oiseaux qui se reposent sur les bords de cette rivière. On repère différentes espèces de hérons, parfois très gros, soit tout blancs, soit gris et noirs. En plus de ces oiseaux dont nous ne connaissions pas toujours les noms (ni l’existence), nous découvrons ici les capybaras. Ce sont des sortes de marmottes géantes et il y en a partout. En train de nager, de prendre tranquillement un bain de boue, ou simplement de marcher le long de la rivière.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--13-sur-34-.jpg#half" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--15-sur-34-.jpg#half" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><br>
Un peu plus loin on aperçoit notre premier crocodile qui se repose sur le bord de la rivière. Notre guide nous explique qu’il ne s’agit pas vraiment d’un crocodile, mais d’un alligator, la plus petite des 2 espèce que l’on trouve ici, l’autre étant le caiman noir, bien plus gros… On est tout excité d’en voir un, notre guide a même fait demi tour pour nous rapprocher de lui et qu’on puisse bien l’observer. Au final, au fil de l’eau il commence à y en avoir de plus en plus. Petite mention spéciale à Hugo dont les yeux se sont mis en mode « radar à croco », et qui nous en montrait une quantité plutôt incroyable. Au bout d’un moment on a tous la technique et on passera les 3 jours à être impressionnés par le nombre de crocodiles au mètre carré (et surtout de les voir le plus souvent inactif avec pleins d’animaux autours d’eux).<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--9-sur-34-.jpg#half" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--11-sur-34-.jpg#half" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--6-sur-34-.jpg#line" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--8-sur-34-.jpg#line" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--12-sur-34-.jpg#line" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--14-sur-34-.jpg#line" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><br>
Les bords de la rivière sont aussi habités par des gros groupes de petites tortues qui prennent le soleil ou se baignent. Et on a l’opportunité de les imiter quand on aperçoit des dauphins roses qui passent devant nous dans la rivière. Notre guide nous propose donc une petite baignade pour les rejoindre, mais seuls Thomas saute à l’eau cette fois.<br>
Après 2 bonnes heures à observer les animaux et à nous arrêter toutes les 30 secondes pour prendre des photos, admirer les paysages ou alors la taille de ces oiseaux, nous arrivons à notre lodge qui sera notre base pour les 2 prochaines nuits. Comme prévu nous retrouvons le groupe de Martiniquais (c’est d’ailleurs rigolo de voir à quel point c’est facile de repérer ceux qui sont en métropole depuis quelques années de ceux qui sont restés en Martinique) qui sont accompagnés d’une chilienne (la pauvre ça ne doit pas être très drôle de voyager avec tout un groupe de français lorsqu’on ne parle pas un mot de Français). Ils mettent l’ambiance dans ce lodge, et Hugo se trouve enfin un adversaire de billard à sa taille (ce n’est pas bien compliqué d’être meilleur que nous).<br>
Après un petit tour des lieux et une courte sieste nous voilà repartis sur notre pirogue pour aller voir le coucher du soleil un peu plus loin. On n’a pas vraiment compris l’intérêt d’aller à cet endroit si ce n’est pour que l’on achète des bières, la vue n’était pas extraordinaire, mais nous avons pu mieux faire connaissance avec nos nouveaux compagnons, et même un petit match de volley. L’idée étant d’occuper le temps afin de pouvoir avoir le vrai intérêt de la sortie : un retour en pirogue dans le noir pour observer les yeux brillants des crocos. C’est donc une fois la nuit tombée et armés de lampes de poches que nous rentrons à notre camp. En éclairant les crocodiles, ou en tout cas les bords de la rivière on voit briller leurs yeux. C’est vraiment impressionnant, on a l’impression d’en voir partout autour de nous mais sans pouvoir distinguer leurs corps. La plupart sont dans l’eau avec juste les yeux qui dépassent. On remarque donc qu’il y en a même un juste à l’endroit ou l’on amarre la pirogue, ce n’est donc pas très rassuré qu’on remonte vite en hauteur prendre notre diner !</p>
<p>Le lendemain matin, nous voilà d’attaque pour ce qui s’annonce être l’activité favorite de Lise (Hugo aussi avait l’air enchanté) : partir à la recherche aux anaconda. Oui oui vous avez compris, on va marcher dans la pampa et chercher autours de nous si jamais on ne trouve pas des petits serpents de plusieurs mètres qui se cachent dans les buissons. Une fois habillés convenablement (avec de grandes bottes et une superbe chemise blanche pour éviter les moustique), nous partons donc pour notre promenade. Au grand désespoir de Thomas, et au grand bonheur de Lise, nos guides trouvent plus simple que nous partions les deux groupes ensemble, comprenons bien qu’un groupe de 10 personnes fait bien plus de bruits qu’un groupe de 4 personnes, et encore plus quand il s’agit d’antillais !! La probabilité de croiser des anacondas par hasard s’amenuise de minutes en minutes. Cependant la promenade est très sympa, et les paysages superbes. Un peu perturbant de voir un groupe de 5 noirs marcher les mains sur la tête, entourés par 2 guides avec des bâtons et 3 blancs derrière. Nous voilà de retour dans une plantation de canne à sucre il y a quelques années !!<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--18-sur-34-.jpg#half" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--19-sur-34-.jpg#half" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--20-sur-34-.jpg#third" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--21-sur-34-.jpg#third" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--22-sur-34-.jpg#third" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><br>
Malgré tout, les yeux affutés de 10 personnes valent mieux que de 3, nous trouvons donc un anaconda bien caché dans les herbes. Les guides l’attrapent et le sortent pour mieux nous le montrer (pas trop près pour Lise), il s’agit d’un petit de quelques mois, mais déjà bien impressionnant. Nous continuerons la promenade dans ce qui paraît être un cimetière de caïmans et rentrons à temps pour déjeuner !</p>
<p>Après un bon déjeuner nous voilà donc parés et en forme pour l’activité de l’après midi qui se doit d’être fructueuse car notre repas du soir en dépend. En effet nous partons pêcher les piranhas que nous pourrons avoir pour le diner.<br>
La technique pour pêcher les piranhas paraît très simple quand notre guide nous l’explique : on accroche un bout de viande sur un hameçon attaché à un fil de pêche qu’on lance à l’eau, et on ressort rapidement dès qu’on sent que ça mort. Ça s’avère finalement un peu plus compliqué quand nous nous y mettons… On pourrait bien dire que c’est parce qu’il n’y en a pas beaucoup là ou nous sommes mais à chaque fois que notre guide jette sa ligne il récupère un poisson (piranha ou poisson chat).<br>
Quant à nous, on sent effectivement du mouvement a peine la ligne mise à l’eau, mais elle ressort à chaque fois vide. On a donc bien nourri les piranhas plus qu’on ne les a péché, mais ils en avaient bien besoin car au vu de la tête de la cuisinière quand on lui a ramené notre trésor il semblerait que ceux qu’on a eu soient tous très petits.<br>
On ne vous dira pas combien de cette récolte vient du guide, mais sur nous 3, l’un a abandonné avant d’en avoir, un autre a cru en pêcher un mais dans le mouvement le poisson est sorti de l’eau d’un coté du bateau pour s’envoler puis retomber de l’autre et enfin le dernier s’est un peu mieux débrouillé mais rien de très glorieux non plus…<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--26-sur-34-.jpg#half" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--29-sur-34-.jpg#half" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><br>
La sortie nous a quand même permis de nous extasier encore une fois sur la diversité des animaux présents et le fait qu’ils ont l’air de vivre entre eux sans trop de soucis, les oiseaux marchent proche des alligators, les papillons se posent sur les tortues... On notera aussi la petite frayeur que nous a fait un caïman noir : notre guide s’est un peu trop rapproché pour nous le montrer de très très près (et essayer de nous faire un peu peur parce qu’on commençait à être un trop sereins), finalement le crocodile a commencé à nous charger. Heureusement un bon coup de moteur et on n’en parle plus, on ne devait pas être si intéressant que ça pour lui et il a juste voulu nous dire de nous éloigner. Bref cela nous rappelle que ces animaux qui paraissent immobiles et inoffensifs peuvent être bien dangereux et agressifs quand ils le veulent. Il devait d’ailleurs être l’heure de leur diner car pendant cette sortie nous en avons vu beaucoup en action.<br>
Le lendemain nous entamons notre dernière journée aux aurores pour aller voir le lever du soleil. A cette heure ci la jungle paraît très calme, il n’y a aucun bruit ni mouvement dans l’eau. Après notre superbe lever du soleil nous faisons le point sur les animaux que nous souhaitions voir et que nous n’avons pas encore vu, la liste est assez courte : des jaguars (on a vu des oiseaux-jaguars mais ça ne fait pas du tout le même effet), des singes hurleurs, des toucans et des perroquets (même si on en a vu pleins aux Fidji c’est toujours cool d’en voir).<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--24-sur-34-.jpg#line" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--25-sur-34-.jpg#line" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--31-sur-34-.jpg#line" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--33-sur-34-.jpg#line" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--30-sur-34-.jpg#half" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--32-sur-34-.jpg#half" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"></p>
<p>Pour les singes, ils ne se montreront pas, mais on les entend bien crier ce matin et leur nom n’est pas usurpé ! On a eu un peu plus de chance avec les toucans, et même s’ils sont assez loin on voit bien nettement leur énorme bec orange. Quant aux perroquets nous les avons entendus et aperçus en vol mais pas d’assez près pour pouvoir voir toutes leurs couleurs.</p>
<p>On retourne ensuite à un endroit pour voir des dauphins et se baigner. Evidemment l’idée de se baigner avec des dauphins alors qu’on vient de pêcher des piranhas et que l’on voit des crocodiles à côté ne plait pas à tout le monde mais pourquoi pas ! Disons que si l’eau n’avait pas été marron Lise aurait probablement été plus tentée, en attendant elle se contente de faire le guet pendant que Thomas et Hugo se mettent à l’eau. Au premier endroit il y a plusieurs groupes de touristes, pas de crocodiles mais un peu trop de monde pour les dauphins qui sont là mais restent loin des nageurs.<br>
En s’éloignant un peu, on en repère plusieurs alors que la rivière est moins large. Le guide nous dit alors de sauter à l’eau, mais on a un petit moment de doute, car en plus des dauphins on voit bien quelques alligators sur la rive, beaucoup trop proches à notre goût. Selon lui, les alligators ne posent pas de problèmes et ne risquent pas de nous attaquer. Pas très rassuré Thomas se met quand même à l’eau en faisant confiance aux autres pour faire le guet. Les dauphins passent cette fois un bien plus près, mais on ne peut pas non plus dire qu’ils viennent jouer avec lui. Finalement l’un des crocodiles commence à bouger rapidement et se met à l’eau ce qui donne une grosse frayeur à Thomas qui saute dans le bateau aussi vite que possible ! Le temps de se remettre et de laisser repartir le croco il y est finalement retourné accompagné d’Hugo.<br>
<img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--27-sur-34-.jpg#third" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--34-sur-34-.jpg#third" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"><img src="https://liseetthomasenvoyage.fr/content/images/2018/12/Pampa--28-sur-34-.jpg#third" alt="L'isla del Sol et la Pampa amazonienne"></p>
<p>Le retour jusqu'à Rurrennabaque se fera plus rapidement qu’a l’aller, abandonnant l’idée de voir un jaguar nous autorisons notre guide à accélérer. Les deux jours auront été superbes et cet endroit vraiment magnifique mais nous quittons les crocodiles sans regret et retrouvons la civilisation, les cocktails et la piscine de l’hôtel avec grand plaisir.</p>
<p>Le lendemain matin nous voilà de retour à la Paz pour une dernière journée à 3 sous le signe du shopping.</p>
</div>]]></content:encoded></item></channel></rss>